LE LAIT COMME AGENT THÉRAPEUTIQUE ES MÉDECINE
par Hippocrate dans la phtisie... » (E. Rondot.) Les médecins de l'antiquité latine ont, eux aussi, employé le lait dans les mêmes circonstances que les médecins grecs. Mais le moyen âge l'a proscrit sous le prétexte d'empoisonnements rapides terminés par la mort. Le siècle dernier lui a donné une nouvelle faveur. Mais les indications ne furent précisées que par les médecins contemporains, qui ont su utiliser les grandes découvertes et les travaux de Laénnec ouvrant une voie nouvelle aux ('tuiles plus complètes des maladies du co'iir et, après les recherches de Bright, à celles des maladies du rein, qui n étaient pas mieux connues. I. honneur du traitement rationnel des affections viscérales et vasculaires par le régime lacté revient, sans conteste, croyons-nous, à Serres, Guinier, Pécholier, Karell, Jaccoud, G. Sée, Hanot, Henri lluchard, Debove et a toute la pléiade des médecins des hôpitaux qui, il faut bien le dire, ont trouvé de sagaces disciples parmi les praticiens de la province.
Le lait, qui est par excellence la nourriture de l'enfant, devrait constituer sa seule boisson jusqu'il l'âge de G ou 7 ans. C est aussi la boisson qui convient le mieux aux vieillards dont le système vaseulairc est toujours plus ou moins athéromaleux, et dont les fonctions rénales et hépatiques sont si souvent défectueuses. C'est par je ne sais quel préjugé inexplicable qu'on entend dire souvent : « Le vin est le lait des vieillards. » De toutes les boissons nulles ne lui sont plus funestes (pie les boissons fernicntécs : vin, cidre, bière.
La réhabilitation du lait comme aliment complet, comme boisson ordinaire de reniant et du vieillard,