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PBINCIPALES RACES FRANÇAISES ET ETRANGERES

renoncer à l'utilisation comme reproducteurs des veaux mâles nés chez lui. Et tous ceux, à notre connaissance, qui ont voulu utiliser ces veaux comme taureaux, ont VU leurs troupeaux péricliter et déchoir. Cela s'explique par les différences climatologiques et hygrométriques, sans même parler de la différence des pâturages qui sont incomparablement plus plantureux, plus succulents dans le Cotentin, dans le Bessin, voire dans la vallée d'Auge que dans les régions du centre de la France.

La sous-race cotentine, dont le squelette est relativement grossier, manque de précocité. Nous savons bien que les Normands la considèrent comme à peu près parfaite et irréprochable ; mais cela ne veut pas dire que cette opinion soit l'expression de 1 exacte vérité. Nous pensons au contraire qu'avec une sélection plus soignée des reproducteurs, qu'avec des soins particuliers dans le jeune âge, il serait facile de corriger les défauts de conformation et de donner plus de finesse et de précocité, dût-on recourir à une alimentation supplémentaire concentrée pendant l'hiver.

Nous ne pensons pas qu'il y ait lieu de mettre en pratique le croisement avec le durham pour obtenir des résultats satisfaisants. La sous-race cotentine est assez bien douée en soi, le pays qui la produit est assez riche pour qu'il soit possible et facile de l'améliorer par elle-même.

B. Sous-race augeronne. — Elleest eumétrique, longiligne, à profil concave (Rossignol et Decbambre).

L'auffefônne est en général plus petite, moins massive, moins lourde (pie la cotentine. Ses formes sont plus belles ; mais elle est un peu moins laitière. - La tète est plus courte et camuse, le mufle est

large. Le cou est moins grêle, la poitrine plus ample dans toutes ses dimensions et le ventre est moins descendu. Le corps est long et porté par des membres un peu hauts.

Le pelage est rouge et blanc, ou blanc régulièrement truite. Si le blanc domine on retrouve le rouge bordant les oreilles, autour du mufle et sur les régions inférieures des membres.

L'augeronne ne donne guère plus par an que 2,000 à 2,700 litres d'un très bon lait, moins riche en beurre cpie celui de la cotentine ; mais elle est plus apte à s'engraisser.

De la vallée d'Auge, elle s'est répandue clans le Calvados. Sa taille varie avec la fertilité du sol qui la nourrit (Rossignol et Dechambre).

La vacherie nationale de Corbon avait été créée dans le but d'améliorer l'augeronne par le durham. Les résultats n'ont pas été bien satisfaisants et on a supprimé l'établissement. Le meilleur mode d'amélioration de ces animaux, qui demandent peu de chose pour être excellents, consisterait, comme l'a dit le regretté Magne, à réserver pour la reproduction les meilleures femelles laitières et à utiliser, comme reproducteurs, leurs produits mâles et femelles. C'est encore, comme on le voit, l'amélioration de la race par elle-même.

Race flamande (fig. 19). — Cette race, qui compte infiniment plus de femelles que de mâles, est considérée par M. Sanson comme une variété delà race des Pays-Bas (B. T. Batavicus). Elle est dolichocéphale. La ligne du chignon présente deux petits sommets faisant fortement saillie entre les chevilles osseuses.

fï.\CE FLAMANDE

Celles-ci se détachent horizontalement et leur coupe est elliptique,

Fig. 19. — Vache flamande (d'après une photographie communiquée par M. Cornevin).

5i LES VACHES LAITIERES

C'est une hypermétrique, longiligne, subconcave (Rossignol et Dcchambre).

La vache flamande est généralement de grande taille. La tète est fine, assez allongée, légèrement concave, à chanfrein étroit, ce qui donne à la face une forme sensiblement triangulaire. La bouche est assez grande, avec des lèvres épaisses ; le mufle étroit est noir, brun foncé ou marbré. Les yeux sont bien ouverts, mais la physionomie est douce et expressive. Les cornes sont courtes, un peu aplaties et recourbées en avant; elles sont blanches à la base et plus ou moins noires aux extrémités.

L'encolure droite est fine et grêle; le garrot est un peu saillant. Le dos long s'enselle avec l'âge. Le rein est toujours un peu creux. Toute la région dorso-lombaire paraît faible. La côte est un peu plate et la poitrine haute et sanglée en arrière des épaules. Le bassin est ample avec des hanches saillantes. La queue fine et longue est attachée un peu bas et noyée entre les ischions. Le ventre volumineux s'avale chez les bètes âgées.

Les mamelles, toujours bien conformées et à trayons petits, sont volumineuses. Les membres sont grêles, les épaules maigres, les fesses et les cuisses minces et peu musclées.

La peau est fine et souple, et plutôt moelleuse que trop fine. Le fanon est peu étendu et peu marqué. Le pelage, dont le poil est lustré, est rouge acajou, uniforme, un peu plus foncé et tirant sur le brun sur la ligne dorso-lombaire et vers la tête. Mais on trouve quelquefois des taches blanches clans les régions inlérieures des flancs et de l'abdomen et souvent aussi

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