RACE COMTOISE
Le corps est long- avec un col fin et grêle ; la ligne du dessus est assez droite. La poitrine est plutôt haute et profonde (pi 'ample dans toutes ses dimensions. Les hanches peu larges sont apparentes. Les membres sont fins en raison de l'ensemble du squelette, mais peu musclés. Cependant dans la région postérieure se trouvent une cuisse et une fesse assez développées. La queue est le plus souvent attachée trop haut. Comme conformation générale la fémeline est supérieure à sa voisine la tourache.
La peau est fine, le fanon, apparent cependant, est moins développé que celui de la précédente race. Le pelage, assez uniforme, est couleur froment plus ou moins foncé et plus ou moins lavé. On rencontre à peu près toutes les nuances de l'alezan ou du blond.
La vache fémeline, qui passe généralement pour être plus laitière (pie la tourache, donne plutôt moins que plus de lait, M.Cornevin, dans son échelle des vaches laitières, la classe au vingtième rang avec une production annuelle de 1,800 litres d'un lait caséeux, aussi employé par les fruitières. Elle est d'un engraissement lacile et son rendement est assez élevé.
Cette race se rencontre particulièrement dans le département de la Haute-Saône, dans les vallées du Doubs, de l'Oignon, de la Lanterne, de l'Amancc et de la Saône, dont les premières sont des affluents. On la rencontre en bandes considérables dans les immenses prairies et pâturages qui bordent ces importants cours d'eau .
La fémeline est une des races bovines qui nous paraissent faciles à améliorer. Elle est, en soi, très malléable. 11 suffirait d'une sélection rigoureuse et
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d'une forte alimentation des jeunes avec un long allaitement. Nous avons vu, dans un grand nombre d'étables du département de la Haute-Saône, particulièrement aux environs de Gray et à l'Ecole pratique d'agriculture de Saint-Rémy, alors que cet établissement était dans toute sa splendeur sous la direction d'un homme distingué, le regretté Cordier, des animaux presque irréprochables, n'ayant pas encore été pollués par l'infusion du sang durham. C'est aussi à Saint-Rémy que M. Rinder, avant sa disgrâce imméritée, a pu nous montrer des produits superbes d'un croisement expérimental durham-fémelin.
Dans les concours, on rencontre aujourd'hui, présentés comme types purs, des fémelins provenant, à n'en pouvoir douter, de croisements avec le durham. Il est facile de distinguer ce mélange qui n'a rien de recommandable. Mais c'est d'ordinaire la règle, dans les concours, que les exposants cherchent à tricher aux dépens de leurs concurrents, et à mettre les membres des jurys clans la nécessité ou de faire des erreurs volontaires ou de déclasser leurs animaux.
Race bressane. — La race bressane, clans l'ensemble de sa population, est moins homogène que la fémelinc. Il est présumable que ces deux races ont une commune origine (Rossignol et Dechambre). Cette assertion nous paraît être l'expression de la vérité. C'est également l'avis de M. A. Sanson qui considère cette race, ainsi que les deux dernières étudiées, comme des variétés de sa race jurassique. Il est vrai qu'il est facile de reconnaître, chez la bressane, comme chez les deux autres, un certain nombre de caractères coin-