‹ Les vaches laitièresChapitre 27 sur 130 · RACE BRESSANE · texte numérisé non relu

RACE BRESSANE

nmns et parfaitement fixés, décrits par M. A. Sanson comme univoques et n'appartenant qu'à la race jurassique.

Pour MM. Rossignol et Dechambre la race bressane a une origine commune avec la fémehne.

Cette race ne mériterait pas, selon nous, une description particulière, elle n'est pas, comme le dit M. Aujollet, en voie de dégénérescence, elle disparait absorbée ou remplacée par la fémeline et d'autres races voisines de la Suisse. En vérité on ne rencontre plus guère de bressanes que dans les parties pauvres du département de l'Ain, dans les Dombes en particulier. On les trouve aussi,, mais plus rares, dans l'arrondissement de Lons-le-Saulnier (Jura), dans Saône-et- Loire du côté de la Bresse et de Chalon-sur-Saône et même dans le Dauphiné. Nous en avons vu encore de très bons types au dernier concours régional de Bourg en 1891.

Si la bressane ressemble beaucoup à la fémeline avec laquelle elle peut quelquefois être confondue, elle est généralement moins bien conformée, moins régulière et plus anguleuse. La taille est souvent au-dessous de la moyenne. La tète est allongée, sècbe et relativement grosse. Les cornes lonaues sont grêles, de cou-

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leur claire et à courbure prononcée. La bouche est grande avec le mufle rosé et parfois un peu brun. Le col est mince, maigre. Le corps allongé et étroit présente un garrot assez saillant et épais, une poitrine étroite, à côtes antérieures plates. Le ventre est trop volumineux, ce qu'explique une mauvaise alimentation plus riche en ligneux qu'en principes assimilables. Le dos est sec et assez droit. La croupe est haute avec des

hanches peu larges et saillantes ; elle est un peu oblique en arrière et se rétrécit vers les fesses.

Les membres sont fins et grêles ; les épaules et les cuisses toujours un peu maigres.

La peau est fine, jaunâtre; le fanon bien apparent n'est pas très développé. Les poils sont peu fournis. La robe est froment pâle ; mais souvent, chez les sujets métis, on trouve du roux et même du noir.

La bressane est une laitière passable qui donne à peu près la même quantité que la fémeline (1 ,800 litres par an) d'un lait riche en beurre assez délicat. Elle s'engraisse facilement, donnant une bonne viande. Elle est bonne travailleuse. Malheureusement, si, en été, le bétail bressan est passablement nourri, en hiver il l'est fort mal. «Si l'on songe que c'est pendant la saison d'hiver que la plupart des vaches sont en état de gestation, on comprendra que leurs veaux ne peuvent être que chétifs ; d'un autre côté l'éleveur bressan garde pour lui les plus mauvais, et vend ses meilleurs pour la boucherie. » (Rossignol et Dechambre.)

Certains auteurs, Magne en particulier, reconnaissent une variété bressane, vivant dans la montagne, plus lorte et mieux conformée et qui a certains caractères la faisant considérer comme descendant de la race tourache.

On a essayé divers croisements pour améliorer la bressane. On ne s'est pas contenté du croisement avec les races suisses, on a même voulu infuser du sang breton et ayr mais sans succès. On ne s'explique pas bien ce que pourraient devenir des métis, provenant de races plus exigeantes et moins sobres que la bressane, clans une contrée où ils ne seraient pas l'objet

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