‹ Les vaches laitièresChapitre 29 sur 130 · RACE AUVERGNATE · texte numérisé non relu

RACE AUVERGNATE

es poils noirs,

Si on rencontre des poils blancs et de ce n'est qu'exceptionnellement. Le plus ordinairement le pelage est rouge acajou, et quelquefois pie-rouge. Le chignon, particulièrement chez le mâle, est couvert

poils longs, épais et frisés. Le

quelquefois des marbi en est de même de

mulle rose présente

rures bleuâtres ou noirât

pan pi

es cornes

bi

nielles,

ises, sont d'un noir plus ou moins fo-

ncé

ou plutôt g à la pointe.

Il n'y aurait, selon M. A. Sanson, pas d'aptitude prédominante, lait, viande ou travail, pour cette race dans laquelle on distingue deux

sous-races assez nette-

ment caractérisées : La race ferrandaise.

A. Sous-race de Saler t.

sous-race de salers et la s

o us-

chambre l'ont décrite ces auteurs c'est

- MM. Rossignol et Deeomme une race spéciale. Pour

une eumétricrue

proportions longilignes.

no fil

convexe et à

a sous-race

de S

Uersse rencontre particulièrement

dans le département du Cantal. Elle est d grande, à grosse charpente osseuse, de forme b

us rei

une taille eau coup

guliere aujourd'hui qu'elle n'était autrefois. La tète est grosse, à front large, à chignon couvert de poils longs, épais, frisés. Les cornes grosses sont assez longues, blanches ou grises, luisantes et noires aux pointes. La bouche est moyennement grande. Le

mufl

e rose ou marbré est souvent

jien musclée. Le d

marron clan

colure forte est 1

et tranchant; les reins sont larges et épais

chants comme le dos. Le flanc est creux- 1

os est droit, 1

mt 1

irges et saillantes. La cr

ait

plus maigre et moins

ong mais tra lies hanches

oupe, assez longue, palk

muselée qu elle ne l'est (

7f, LES VACHES LAITIERES

réalité; mais elle est un peu rétrécie vers les ischions. La queue attachée haut est saillante à son origine.

Les membres assez courts paraissent être plus musculeux au bipède antérieur qu'au bipède postérieur. Ce dernier présente des cuisses assez rapprochées l'une de l'autre et plutôt maigres que charnues. Les jarrets sont larges et droits et bien disposés pour la marche dans la montagne.

La peau est épaisse et souple. Elle forme un fanon ample et long. Le pelage uniforme est rouge plus ou moins foncé de nuance acajou assez caractéristique. Le poil long et vrillé paraît quelquefois brun.

La vache de Salers, beaucoup plus petite que le mâle et de formes plus parfaites, est docile, vigoureuse, dure à la fatigue, sobre, facile à élever. Elle est assez bonne laitière, donnant par au jusqu'à 5,000 litres d'un lait riche en caséine employé à la confection des fromages du Cantal. Elle est d'un engraissement facile et donne une chair abondante et d'excellente qualité. Elle est aussi employée au travail pour lequel elle a de réelles aptitudes. Elle est encore d'une grande fécondité.

La sous-race de Salers a pour berceau exclusif le déparlement du Cantal qui est seulement centre de production et d'élevage. Les animaux en partent vers 1 an ;i 18 mois.

11 n'y a pas d'autre procédé d'amélioration à mettre en pratique que la sélection et la gymnastique fonctionnelle pour que cette excellente sous-race de travail et de boucherie devienne bonne laitière. Il faudrait en outre que les veaux ne fussent pas privés aussi jeunes du lait de leurs mères.

Les croisements avec les races anglaises de Hereford,

RACE TARENTAfSE 77

de Durham et de Devon ont donné, il y a quelque quarante à cinquante ans, des déboires que n'ont pas oublié les éleveurs de Salers qui ne sont pas prêts à recommencer une aussi désastreuse expérience. Tous les métis ont succombé à la tuberculose.

B. Sous-race ferrandaise. — Elle n'a aucun intérêt pour nous qui ne voulons étudier ici que les bonnes productrices de lait. La ferrandaise diffère de la Salers par le pelage pie-rouge ou pie-noir. On [a rencontre particulièrement dans le Puy-de-Dôme où elle est employée au travail. Elle est beaucoup moins estimée à tous points de vue, et à juste titre, que la Salers.

Race tarentaise ou tarine (fig. 24). — ., La race

tarentaise, dit M. Aujollet, peut bien être une variété de la race brune de la Suisse, mais ses caractèressont aujourd'hui si bien lixés et si constants, que dans les concours on ne lui conteste plus ses titres de race distincte. »

Le professeur A. Sanson en fait en effet, non sans raison à notre avis, une descendante de la race alpine (B. T. Alpinns), qui a aussi donné naissance à la sousrace ou variété brune de Suisse, malgré les éleveurs savoisiens et alpins qui tiennent à ce que la tarine « soit considérée comme une race distincte, sans relation de parenté avec la race brune de la Suisse. »

Cependant en examinant les animaux de la Tarentaise avec quelque attention, on constate sans peine qu'ils sont dolichocéphales; qu'ils ont le chignon sinueux, à deux sommets assez élevés au-dessus de la base des cornes. Celles-ci, qui sont en lyre chez la tarentaise, différent sensiblement quant à leur direction avec celles de la race suisse.

78 PRINCIPALES RACES KliAM AISES KT ETRANGERES

Pour MM. Rossignol et Dechambre, c'est une en métrique, bréviligne, à profil droit.

L'ensemble des formes de la vache farine laisse à désirer. Elle est plutôt de taille petite que moyenne. Fdle est, dit encore M. Aujollet, plus élevée que la race bretonne dans l'échelle agricole. « C'est la race des fortunes modestes et des terrains médiocres. »

La tète est forte, les cornes disposées en lyre sont assez grosses et d'une longueur moyenne. La face est large et aplatie. La bouche est grande, à lèvres épaisses avec le mufle bleuâtre ainsi que les paupières. Les oreilles grandes et larges sont garnies h leur intérieur de poils clairs et longs.

L'encolure est courte, le dos un peu ensellé avec le rein bas. La croupe est courte et la queue attachée haut. Les membres sont forts et courts, les jarrets souvent très arqués (Aujollet). Les épaules sont maîtres et les cuisses minces. Le corps, fortement charte

pente, est trapu.

La peau est dure avec des poils rudes. Pour quelques observateurs, au contraire, la peau serait épaisse mais souple. Dans plusieurs circonstances, et particulièrement au dernier concours régional de Bourg, où la tarine ne manquait pas, nous avons trouvé la peau plutôt dure que souple.

Le pelage est fauve plus ou moins jaunâtre, ou allant du gris clair au gris foncé, paraissant même brun tirant sur le noir dans les régions antérieures, avec nuances dégradées autour des yeux et du mufle, sur le dos, à la face interne des membres et sous l'abdomen.

Les mamelles, ordinairement volumineuses et irré-

Fig. 24. — Vache Tarontalse (d'après une photographie

quèe par M, Cornevin).

gulières, sont presque toujours recouvertes de longs poils blancs. Les trayons sont très gros et très longs.

La race tarine donne de bons animaux de travail susceptibles de s'engraisser assez bien, donnant aussi une viande assez bonne, ordinaire. Les vaches aussi bonnes travailleuses que les mâles sont assez bonnes laitières avec un produit annuel, malgré leur taille relativement petite, de 1,800 à 1,900 litres d'un lait riche en caséine. Elle est sobre, plus exigeante sur la quantité que sur la qualité des aliments.

La race tarentaisc se rencontre particulièrement clans les deux départements savoisiens et se répand clans les Hautes et les Basses-Alpes. Elle tire son nom de la partie d'une ancienne province italienne connue sous le nom de diocèse de Tarentaise. Elle est chaque jour plus appréciée comme laitière. Nous l'avons vue importée à Paris où elle a donné des résultats satisfaisants.

Race limousine. — Si la race limousine, dont M. A. Sanson fait une importante variété de la race d'Aquitaine (B. T. Aqiiitanicus), n'est pas, à proprement parler, une race laitière, elle est selon nous très susceptible d'amélioration dans le sens de la production suffisante du lait. Elle a des caractères généraux de finesse, de précocité et de rusticité qui, à notre avis, doivent la faire considérer comme une race précieuse pouvant, dans un milieu favorable et sous l'influence d'une gymnastique fonctionnelle spéciale, donner un important rendement en lait.

C'est avec raison que suivant la voie tracée par son éminent et regretté père, M. Teisserenc de Bort fait, par sa parole, ses écrits et ses bons exemples pratiques, d'admirables animaux de race limousine.

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