RENDEMENT
ASM Cl.
3,400 litres.
M, Ion — 2,800 —
— d'Ayr
— l'Yineluif
Examen de la conformation générale.
Existe-t-il une conformation générale particulière à
la bonne laitière ?
« Il n'y a qu'un modèle, pour tous les bovidés, dit M. A. Sanson, quels que soient leur sexe et leur race ; c'est celui qui assure la plus forte proportion de viande de premier choix, Les seules choses spéciales à
la vache portent sur la qualité des organes mammaires et sur le calme et la douceur du caractère, nécessaires pour qu'elle soit une bonne mère, pour qu'elle allaite convenablement son fruit. »
La différence entre la conformation de la laitière et celle de la bête d'engrais n'est pas aussi grande qu'on le croit généralement, elle est plus apparente que réelle. Si la graisse accumulée déforme chez la seconde le profil général, son appareil squclettique n'en a pas moins subi les mêmes modifications que chez la première sous l'influence de l'alimentation intensive. Toujours et partout les mêmes causes produisent les mêmes effets. On peut citer, comme preuve a l'appui de cette opinion, les deux familles de Durham à rendements très opposés. L'une est spécialisée pour la production du lait, l'autre pour la boucherie (famille Bâtes et famille Booth). Or, un certain nombre de produits issus de bonnes laitières peuvent à peine allaiter leurs veaux, leurs mamelles sécrétant a peine, tandis qu'ils ont une grande aptitude à fabriquer et à accumuler de la graisse, tout en gardant les caractères extérieurs de leurs parents.
Avant tout, quand il est possible de se procurer le renseignement, on doit s'assurer des qualités familiales, « qualité d'origine » (A. Sanson). L'aptitude laitière est transmissible par hérédité.
La bonne vache laitière (fig. 35) a un embonpoint moyen, — la production du lait et la production de la graisse étant antagonistes. — Le squelette est fin, les membres courts et minces, la poitrine bien développée. Celle-ci paraît toujours peu ample en raison de l'abdomen énorme. C'est précisément cette disproportion
entre les deux cavités (abdomen et thorax) qui avait fait croire aux auteurs anciens et aux empiriques purs
qu une lionne laitière devait avoir la poitrine étroite. L'épaule courte et droite, quoique paraissant détachée
duthorax,cst cependantbien musclée. Lacroupeestbien développée, large et longue; c'est l'indice d'un bassin ample déterminant un écart ement des cuisses suffisant pour loger le pis à l'aise. La queue est petite, fine, bien attachée.
La tète doit être fine, éveillée, les cornes luisantes, lisses, les oreilles grandes.
La peau souple se détache bien des tissus sous-jacents. Ordinairement fine, elle est assez épaisse dans les races de montagne.
La physionomie est douce, l'œil vif, le caractère tranquille. Les bêtes nerveuses, irritables sont à rejeter, quelles que soient d'ailleurs leurs qualités. Du reste elles retiennent généralement leur lait, se laissent traire difficilement et se défendent à la moindre approche.
Les taurelières ou nymphomanes sont les plus mauvaises de toutes. Elles sont constamment sous le coup de l'orgasme génital, rendent peu et jettent le désordre dans le troupeau.
Il importe que la laitière soit saine. On reconnaît le bon état de santé au mufle frais et humide, laissant suinter en abondance des gouttelettes transparentes, à la coloration rosée des muqueuses apparentes. Le poil est lisse, brillant, onctueux. La colonne vertébrale fléchit modérément au pincement. La respiration régulière est lente — 15 à 18 mouvements respiratoires à la minute ; — aucun jetage ne s'écoule par les narines. La démarche est facile, légère. La mamelle est bien homogène dans toutes ses parties.
Les affections que l'on rencontre le plus ordinairement, sont celles de l'appareil gastro-intestinal : indi-
gestion de la panse, obstruction du feuillet. Passant à l'état chronique, ces maladies sont, pendant un certain temps, compatibles avec toutes les apparences de la santé. Elles s'accusent par de la maigreur, un état souffreteux, un appétit capricieux, un poil piqué, terne, un mufle chaud et sec et une odeur d'ail, très caractéristique, que l'on perçoit en ouvrant la bouche (Fréminet).
La tuberculose, maladie redoutable à cause de la possibilité de sa transmission à l'homme par le lait des vaches contaminées, passe la plupart du temps inaperçue.^ Ce n'est qu'à une phase avancée de son évolution qu'elle se décèle par une sensibilité exagérée de la colonne vertébrale, une toux sèche particulière et des engorgements ganglionnaires.