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I. — LES BOVIDES DANS LA CLASSIFICATION ZOOLOGIQUE

Le bœuf domestique est un vertébré, de la classe des mammifères, de l'ordre des bisulques, sous-ordre des ruminants, genre Bos, espèce taurus. Il est herbivore.

Le genre bœuf a 8 incisives à la mâchoire inférieure, 12 molaires, G de chaque côté à chaque mâchoire. Mais souvent on trouve 4 petites molaires supplémentaires, 2 en haut et 2 en bas. Il n'y a jamais de crochets ou canines. La formule dentaire peut s'écrire: 0—0—12—2 8—0—12—2

Les caractères du bœuf domestique sont les suivants : c'est un animal à corps robuste et volumineux dont les membres sont relativement courts. Le bout du nez, confondu avec la lèvre supérieure, est toujours nu et humide à l'état de santé. Le front est larcre,

E. Thierry. Vaches laitières. 1

plat ou plus ou moins concave. La langue est rude, à papilles cornées. Le mâle et la femelle ont des cornes divergentes, creuses, emboîtées dans des chevilles osseuses, dépendances de l'os frontal. Les cornes, dont la coupe est ronde ou elliptique à la base, apparaissent vers l'âge de 15 à 20 jonrs recouvertes d'un épiderme velu disparaissant en très peu de temps. La robe ou le pelage est très variable, ne présentant en général que des nuances de quatre couleurs différentes, plus ou moins mélangées deux à deux. Souvent aussi deux couleurs de poils se trouvent sur le même individu par larges surfaces nettement tranchées. Dans ce cas l'une des couleurs est toujours blanche. La femelle, appelée vache, a quatre mamelles inguinales, rarement plus. Cependant certaines races présentent six mamelons, trayons ou tétines. La vache est unipare, son petit se nomme veau ou pèle suivant son sexe. On appelle génisse la femelle qui n'a pas encore 3 ans, et boin'illon le jeune mâle du même âge. On réserve le nom de bœuf pour le mâle émaseulé qui s'appelait taureau avant l'opération.

La voix de ces animaux est très forte surtout chez les mâles. On l'appelle mugissement.

OaieiNB. — Selon Cuvier, le bœuf domestique dérive du lins primigenim. Suivant les paléontologistes modernes, une seule race, la Vendéenne, descendrait du Bos primigenius. D'autres races, celle des Pays-Bas, par exemple, aurait pour ancêtre le Bos longijrons, tandis que la race des Alpes viendrait du Bos brachyceros et celle du Jura du Bos frontosus.

Cette descendance du bœuf domestique n'a qu'une bien médiocre importance pour les praticiens; les savants

eux-mêmes n'étant pas d'accord sur ce sujet de haute science. Ce qui est certain, c'est l'ancienneté de la domestication des diverses races de bovidés. Il est très probable que dès l'origine, ou à une époque voisine, l'homme a eu le bœuf et sa femelle pour compagnons, lui donnant en même temps leur chair et leur lait.

Il ne nous parait pas utile d'entrer dans de longues considérations anatomo-physiologiquesqui ne sauraient être complètes. Outre qu'elles seraient inutiles pour ceux qui savent, elles seraient insuffisantes pour les non initiés à ces études spéciales.

Nous nous contenterons d'indiquer par une figure et une légende, les diverses parties du corps de la vache (lig. I).

La constitution du squelette n'a aucune particularité intéressante pour le praticien qui produit, élevé, entretient des vaches laitières. Cependant nous donnons une figure représentant un squelette de bovidé avec l'indication des noms des diverses parties constitutives (%■ 2).

Le système musculaire ne nous paraît pas non plus devoir arrêter le lecteur, bien que cependant tout bovidé doive être livré à la boucherie à un âge plus ou moins avancé.

La fonction de la respiration n'a pas de caractère particulier à signaler, si ce n'est le peu de densité du tissu propre du poumon qui, dans le cas d'inflammation, présente des lésions tout à fait spéciales.

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