ALIMENTATION A I. ETABLE
animaux toute la journée aux pâturages, il faut les alimenter kl'étable. On ne saurait conseiller les herbes vertes des prairies naturelles qui valent mieux consommées sur place. Il en est de même des graminées des prairies temporaires. Toutefois, si on ne dispose que de légumineuses, autres que le sainfoin et la lupuline, c'està-dire luzerne et trèfle, il vaut mieux les donner par petites doses à L'étable pour éviter les météorisations. Il faut avoir soin de ne pas laisser en tas ces fourrages verts ; car la fermentation de leurs éléments sucrés provoque précisément les accidents que nous conseillons d'éviter. Il est encore d'autres fourrages verts semés à l'automne pour être donnés au printemps et qui sont excellents : le seigle et la vesce, l'avoine et la vesce ou le pois, le trèfle incarnat, etc. Quand ces fourrages sont consommés on peut les remplacer sur le même terrain par d'autres qu'on sera heureux de trouver à l'arrière saison, vers septembre et octobre. On peut encore avoir à sa disposition, comme aliment vert convenant aux laitières, le sorgho, la consolide, le maïs.
Il est des contrées où on cultive les choux fourragers, le panais, les betteraves, les carottes, les chouxraves et les raves, les courges, etc. Dans ce ([non appelle fermes laitières en Angleterre, on cultive parallèlement betteraves, choux fourragers, turneps, orge et avoine (Cornevin).
Les betteraves, les carottes, les turneps, etc., sont coupés au coupe-racine, puis mélangés à des halles de céréales, de la paille ou du foin haché, mis en tas et laissés en fermentation pendant vingt-quatre, trentesix ou quarante-huit heures après lesquelles ils sont E. Thikr&y. Vaches laitières. 11.
distribués.' Mais il faut surveiller la fermentation et ne pas attendre que d'alcoolique elle devienne acétique. Dans ce dernier cas, autre que les vaches ne mangeraient pas l'aliment avec plaisir, l'acidité pourrait atteindre la sécrétion du lait. II on est de même, à plus forte raison, des fermentations butyrique et putride qui s'emparent assez rapidement des mélanges de racines non surveillés avec soin.
On peut employer aussi pour l'alimentation des laitières les feuilles d'un certain nombre d'arbres dont M. Corncvin donne la liste rigoureuse suivante :
Peuplier.
Noisetier.
Tilleul.
Érable.
Platane.
Saule.
Mûrier.
Micocoulier.
Bouleau.
Charme.
Merisier.
Sorbier.
Aulne.
Pin (plusieurs espèces).
Vigne.
Les feuilles de toutes les autres essences peuvent être mauvaises ou dangereuses.
Dans les années de disette, comme furent les années 1892 et 1893, on peut même recourir aux ramilles écrasées, ou conservées en silo, de ces divers arbres, ainsi qu'il résulte des recherches de MM. Grandeau, Muntz, Aimé et Charles Girard, etc.
Viennent ensuite les fourrages de toutes les prairies permanentes et temporaires conservés par la dessiccation ordinaire ou par l'ensilage, opérations sur lesquelles nous n'avons pas à insister ici.
M. Cornevin conseille, au lieu de donner des fourrages séchés, de leur rendre, avant de les servir aux animaux et en particulier à la vache laitière, l'eau de composition qui a été perdue par la fenaison. On rend