‹ Les vaches laitièresChapitre 55 sur 130 · ALIMENTATION A L ETA BLE · texte numérisé non relu

ALIMENTATION A L ETA BLE

Il nous faut maintenant constituer une ration type et donner quelques formules de rations convenables pour la vache laitière.

Faut-il baser la ration sur le poids vif du sujet, comme on Fa fait jusqu'ici? Ou faut-il, à l'exemple de M. J. Crevât, baser la ration sur le développement de la peau de l'animal à nourrir pour obtenir le maximum de produit ?

Pour M. A. Sanson, la prétendue norme d'alimentation, préconisée par les Allemands, n'existe pas et ne peut exister. Nous l'avons déjà dit : l'animal de rente doit toujours être nourri au maximum. Plus il consomme plus il rend. C'est la seule règle véritablement fixe.

Néanmoins, pour beaucoup d'auteurs, il est scientifiquement acquis que pour nos animaux, en général, la ration normale d'entretien peut être fixée en matière sèche alimentaire à 0,0?.") à 0,03 du poids du corps. Ce qui revient à dire (pie 2 kilogrammes et demi à 3 kilogrammes de matière sèche peuvent entretenir 100 kilogrammes de poids vif. On sait en outre (pie plus les animaux sont petits, plus ils ont besoin de consommer pour s'entretenir, de telle sorte qu'un sujet pesant 300 à 400 kilogrammes consommera plus facilement une ration journalière représentant 9 à 1 "J kilogrammes de matière sèche qu'une autre, d'un poids double, ne consommera 15 à 20 kilogrammes de ces mêmes aliments.

C'est, partant de ces principes, que M. A. Sanson a pu donner des formules de comptabilité alimentaire qui ont, à notre point de vue, un grand intérêt.

Dans une première formule, N désigne la protéine efficace ou digestible, c'est-à-dire la matière azotée

unie, dans les proportions convenables pour être utilement digérée, aux matières ternaires, graisse et hydrate de carbone, p indique la protéine brute de l'aliment dont une partie passera aux excrétions, et c le coefficient de digestibilité et l'équation se pose:

N = p X c ou N = pc.

Les valeurs trouvées pour l'Nde chacun des aliments formant la ration représenteront les parties respectives de ceux-ci dans le produit en argent. Pour faciliter la répétition de ce produit, on n'aura qu'à réduire en fractions décimales ces valeurs au moyen de la formule:

It

Ici, R indique la part proportionnelle de l'aliment, N la protéine utile et P la somme des N.

Supposons une ration composée de 5 kilogrammes de foin de pré, 30 kilogrammes de pulpe de betterave et de i kilogrammes de tourteau de lin, et ayant produit, en lait par exemple, une valeur de 3 francs. Il s'agit de savoir à quel prix chacun de ces trois aliments se trouve pavé.

D'après les analyses chimiques, les 5 kilogrammes de foin contiennent 425 grammes de protéine dont le coefficient de digestibilité est 0,59 :

C'est ainsi 250 gr. 75 qui ont été utilisés, ci. . . 250 gr. 75

Les 30 kilogrammes de pulpe en contiennent 570,

dont le coefficient est 0.77, ci 438 90

Les 4 kilogrammes de tourteau en contiennent

I k. 132, dont le coefficient est 0.86, ci 973 52

Total de la protéine efficace. . . 1.663 gr. 17

ALIMENTATION A LTETABLE

Page 1