X HIO
= 0.15 X 3 = fr. i5, valeur de 5 k. de foin.
1.663 .438 X 100 — — = 0.25 X 3 — IV. 75, valeur de 30 k. pulpe.
= 0.60 X 3 = I fr. 80. valeur de i k. Iourte;
Total.
3 fr. 9
(A. SaUson.)
M. Boucher 1 , sans rejeter à priori les calculs de M. A. Sanson cl autres, l'ait remarquer que les méthodes anciennes ont l'inconvénient : 1" de proportionner les facteurs de rationnemenl aux poids, ce qui est une erreur, car il est parfaitement établi que, toutes choses égales d'ailleurs, les petits animaux ont une activité de nutrition beaucoup plus intense que les grands ; 2° de ne tenir aucun compte de l'intensité de la production et de ne pas permettre d'établir une relation entre les fourrages consommés et les produits obtenus. Celle dernière assertion nous parait un peu exagérée, puisque précisément, à l'aide des calculs précédents, nous venons d'établir celte relation. Mais néanmoins nous reconnaissons volontiers la supériorité de la méthode de M. J. Crevât que nous allons essayer de résumer sur la dernière édition de son si remarquable ouvrasse '
M. J. Crevât juge indispensable* d'établir la distinction entre la ration d'entretien et la ration de production ; ce <pie nous avons fait nous-même précédemment. Il établit sa méthode sur des faits phy-
1. II. Boucher, lli/ijii'ne des animaux domestiques, Paris, 18!K p. 463.
2. J. Crevât, Alimentation rationnelle du bétail, nouvelle méthode de rationnement. Lyon,
Biologiques et sur des calculs dont l'inconnue a été établie par tâtonnement.
Les diverses déperditions animales, dit-il, s'effectuant par les surfaces muqueuses et cutanées qui enveloppent le corps proprement dit, en dehors et en dedans, il est raisonnable d'admettre que pour des animaux semblables et dans les mêmes conditions, les déperditions sont proportionnel/es aux surfaces de déperdition, non pas au poids du corps, et par suite aux carrés des dimensions homologues, telles que le périmètre de poitrine par exemple.
11 convient de choisir pour terme de comparaison le périmètre de poitrine de préférence à tout autre dimension, parce que ce périmètre, en outre de sa dépendance générale de la surface muco-cutanée, est encore en rapport intime avec la surface pulmonaire, qui est une des causes prédominantes de déperdition, puisque c'est elle qui donne accès dans le corps a l'oxygène, agent principal de désorganisation et de combustion (J. Crevât).
Les rations, disent MM. Rossignol et Dechambre, ne doivent donc pas être établies proportionnellement au poids vif; mais en fonction de la surface du corps. Cela explique comment les petits animaux consomment beaucoup plus que les gros, relativement a leur poids ; cela parce qu'ils ont la surface proportionnellement plus grande.
Par les anciennes méthodes, la ration étant calculée par 100 ou 1 ,000 kilogrammes de poids vif, on arrivait à trop nourrir les sujets qui dépassent sensiblement le poids moyen de l'espèce, et à nourrir insuffisamment ceux qui ne l'atteignent pas.