‹ Les vaches laitièresChapitre 66 sur 130 · II. — Traite mécanique · texte numérisé non relu

II. — Traite mécanique

A l'état normal, il n'y a aucun moyen de traire la vache qui vaille la traite à la main. On a préconisé divers appareils permettant d'obtenir le lait des vaches qui le retiennent; ces appareils, selon leurs inventeurs, doivent tous remplacer « avec avantage » la traite à la main, même normalement.

Nous ne comprenons l'utilité de la traite mécanique que dans certains cas d'accidents du trayon, tels que la déchirure de cet appendice ; dans le cas de maladie pustuleuse de la mamelle, ou encore lorsqu'elle est atteinte de crevasses, de gerçures, etc.

Un de ces appareils, qui nous paraît le plus simple (fig. 47), consiste en quatre tubes longs de 4 à 5 centimètres et de 2 millimètres de diamètre. Ces tubes sont en argent ou en maillechort. Ils sont percés près et de chaque côté de leur extrémité mousse de deux

TRAITE

chas par lesquels le lait pénètre dans leur intérieur. La figure i7 dispense de plus amples détails.

L'inventeur, M. Henry, dit que « ces appareils sont seuls connus pour traire d'une façon admirable (sic) les vaches qui retiennent leur lait et celles qui ont des maladies de mamelle, oui sont gercées, éfiratiffnées, (pu donnenl des coups, enfin toutes celles qui souffrent de particularités de nature à gêner la pression du [lis ».

Fia. 47. — Appareils à trairo les vflohes.

Malgré l'hyperbole intéressée de l'inventeur, nous avons essayé cet appareil qui ne fonctionne réellement pas mal. Mais nous sommes de l'avis de M. Cornevin e1 nous pensons que l'usage continu de ces tubes trayeurs Unirait par irriter le canal du trayon. Nous avons observé des accidents d'inflammation eransrréneuse de la mamelle à la suite de l'introduction de tubes de matières

organiques (brins de paille) dans le trayon, par un élève peu scrupuleux qui voulait s'éviter la peine de la mulsion. Nous pouvons dire toutefois que l'emploi des tubes Henry est simple et commode. Pour se servir de cet appareil, il suffit de presser chaque tétine jusqu'à l'apparition d'une goutte de lait ; ensuite introduire simplement le tube jusqu'à la rondelle, en le faisant tourner un peu à la façon d'une vis. Le lait coule aussitôt des quatre mamelles à la fois. Mais il ne coule pas jusqu'à « complet épuisement ».

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