‹ Les vaches laitièresChapitre 67 sur 130 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Dans la description cpie nous avons donnée des principales races bovines laitières, nous avons indiqué, pour chacune d'elles, la moyenne annuelle de production du lait. D'après des calculs qui ont la prétention d'être très exacts, on serait arrivé aux moyennes ci-dessous que nous empruntons à M. Cornevin.

Chaque année :

Une excellente vache donne en lait le décuple de sa masse.

Une très bonne Une bonne Une moyenne Une médiocre Une mauvaise Une très mauvaise

l'ocluple le sextuple le quintuple le quadruple le triple le double

im

Nous croyons, comme le professeur de Lyon luimôme, que ces rendements ne sont qu'approximatifs et qu'ils varient à l'infini avec les contrées et les habitudes locales. Car une « vache qualifiée de très bonne dans telle région n'a pas de qualités identiques à une autre qui recevrait le même qualificatif dans une région différente ».

Nous pensons, tout en tenant compte de l'amour de l'auteur pour son système, que la base du calcul de la production du lait d'une vache laitière indiquée par M. J. Crevât est encore la plus exacte de toutes celles préconisées '.

« Pour bien apprécier l'aptitude laitière, la qualité d'une vache, il faut comparer le lait produit au carré du périmètre de poitrine, et cette méthode est juste pour les bêtes de tous les poids. Chez une moyenne laitière, la quantité moyenne de lait exprimée en litres égale environ 800 fois le carré du périmètre exprimé en mètres. », (J. Crevât.) D'où il résulte qu'une vache ayant exactement ? mètres de tour de poitrine pris en arrière des épaules aura une production annuelle de •X 2X800 = 3,200 litres.

Ces chiffres ne sont pas forcément exacts pour toutes les vaches et dans tous les pays, il faut encore tenir le plus grand compte des causes si multiples qui peuvent modifier la production en quantité et en qualité.

La quantité de lait fournie varie suivant l'époque de la vie de la vache. Au premier vêlage, elle est d'abord

i- J Grevât, Alimentation rationnelle du bétail. Lyon.

E. Tbiebbt. Vaches laitières. 13

faible laitière et son aptitude va progressivement en augmentant jusqu'après le cinquième ou le sixième veau, puis elle diminue pour être presque nulle ou au moins peu importante vers le dixième vêlage. Nous avons connu cependant de remarquables exceptions à cette règle générale.

La composition moyenne normale du lait de vache, sur laquelle nous aurons à revenir ultérieurement, est la suivante :

Eau 87, 75 pour 100

Caséine 3,

Beurre 3, 30 —

Sucre de lait k, 8

Matières minérales 0, 75 —

Mais ce lait, pendant la durée d'une même traite, n'est pas toujours identique à lui-même, il y a des compositions différentes variant avec les divers moments de la traite.

Il résulte des expériences de Boussingault faites sur six échantillons, pris du commencement à la fin d'une traite, que les matières grasses et les substances solides augmentent dans de notables proportions, ainsi que l'indique le tableau suivant :

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