CHOIX DES PRODUCTEURS
le veut bien, la transmission et la perpétuité de caractères nouveaux, de qualités et d'aptitudes données par les autres méthodes d'amélioration.
Choix des reproducteurs.
Une opération primordiale indispensable domine la production bovine rationnelle et fructueuse, c'est la sélection, c'est-à-dire le choix méthodique des reproducteurs mâles et femelles. Dans la pratique, on néglige trop la sélection, surtout dans la petite culture. Aussi voit-on les races dégénérer et, avec elles, disparaître les aptitudes et les qualités qu'on a eu tant de peine à faire acquérir.
Il y a deux sortes de sélection à mettre en pratique : la sélection zoologique ou ethnique, et la sélection zootechnique.
A. — Sélection zoologique. — Elle consiste à choisir des reproducteurs possédant nettement accusés tous les caractères de la race que l'on veut perpétuer. Elle a la plus grande importance dans les contrées où l'on exploite des races remarquables, à aptitudes bien déterminées, qu'on a intérêt à conserver et jamais à modifier dans quelque sens «pie ce soit.
La sélection ethnique est non seulement nécessaire quand il s'agit de races 'pures, mais elle est encore utile, même quand il s'agit d'opérer des croisements ou de faire du métissage. Dans le premier de ces deux derniers cas, il est tout naturel qu'on choisisse les types purs à croiser si l'on veut bien savoir ce que l'on fait et où l'on va. Dans le second cas, où l'on em-
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ploie des métis comme reproducteurs, on a généralement une idée à suivre et on cherche toujours à obtenir des produits se rapprochant le plus possible de l'un des facteurs primitifs ayant contribué à la production même des métis. Or, dans le choix des reproducteurs, il faut nécessairement chercher le ou les sujets qui possèdent au plus haut degré les caractères zoologiques que l'on vise et qui auront chance de se perpétuer par atavisme.
« En général, dit M. \. Sanson, la sélection zoologique est la plus pratique. C'est elle qui peut être préconisée sans crainte d'erreur, celle qui est le plus ordinairement applicable d'une façon utile. »
Au reste, si l'on a abusé du croisement et du métissage en ce qui concerne les espèces chevaline et porcine, les éleveurs de bovidés ont eu le bon esprit de ne pas se laisser séduire par l'anglomanie qui a contribué à la destruction de la plupart de nos plus belles races chevalines. Nous pensons qu'il n'y a pas de bonne sélection si on ne s'attache pas, avant tout, à choisir des reproducteurs vierges de tout alliage.
Dans les contrées de production de bon bétail bovin, les sociétés d'agriculture ont créé des Herd-books ou livres généalogiques de l'espèce bovine des meilleurs animaux reproducteurs de la race exploitée. Nous connaissons les herd-books normand, nivernais, flamand, et le premier créé de tous a été celui de la race Dur ha m, tous les autres n'étant qu'une imitation de celui-ci.
Les indications fournies par ces livres généalogiques sont toujours très précieuses, puisqu'on y trouve enregistrés avec précision les caractères, les aptitudes