ALLAITEMENT NATURE
toutes les impuretés de l'atmosphère de l'étable, du corps de In vache, des mains du trayeur et du récipient lui-même plus ou moins propre. Le venu boit, trop souvent du reste, en souillant toute la partie inférieure de sa tète du lait qui imprègne les poils en fixant les poussières et les impuretés. Ce lait rancit, irrite la peau qui se dénude. C'est un des moindres inconvénients, a A la buvée suivante, toutes les impuretés fixées sur cette région baignent dans le liquide, s'y
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Biberon Massonnat de Néronde
délavent ei le corrompent davantage. Toutes ces infractions aux lois physiologiques s'escomptent pour l'élevage pai'des maladies et par la mortalité. » A. Kloire.'i Nous ne connaissons jusqu'ici aucun appareil qui soit aussi ingénieux, aussi simple et aussi commode que le biberon Massonal fig. (il . Il se compose d'une bouteille applatie de dessus en dessous, de la capacité moyenne de \ à ■"> litres, en verre, en faïence ou eu 1er battu. Les deux premières substances valent mieux
que le fer battu qui finit toujours par s'oxyder. Cette bouteille porte, à sa face supérieure, une ouverture assez large pour passer la main d'un homme et faciliter le nettoyage. Cette ouverture est fermée par un couvercle en bois qui s'y engage un peu. Sur la face antérieure de la bouteille, se trouve un goulot que l'on ferme avec une cheville en bois. C'est a ce goulot qu'au moment de la letée on fixe, par une petite courroie, une tétine de caoutchouc qui rappelle par ses dimensions le trayon de la vache. Le tout est placé dans un coffre suspendu à un mur de l'étable ou de la boxe du veau. Après le repas, on enlève la bouteille qui est nettoyée aussitôt à l'eau chaude. Nous ne pouvons entrer dans plus de détails; aussi bien l'habitude et le bon sens ont bientôt fait d'apprendre à faire teter les veaux à la mamelle ou au biberon et h les faire boire au baquet.
Y a-t-il une quantité fixe de lait à donner chaque jour à un veau? Tous les veaux ne pèsent pas le même poids à la naissance. Ce poids peut varier de 18 à 40 et 50 kilogrammes. Les auteurs, qui se sont occupés de la question, ne l'ont pas tranchée de la même manière. Tandis que les uns estiment que le veau doit consommer un tiers environ de son poids, d'autres ne lui accordent qu'un cinquième. Enfin des praticiens jugent que 10 litres de lait produisent, chez le veau, une augmentation de poids vif de l kilogramme. II n est pas non plus facile de préjuger quel devra être l'accroissement journalier qui est très variable avec les races comme avec les individus. Un veau de race Durham pesant 30 kilogrammes à sa naissance, comparé à un veau Schwitz en pesant 50, dépassera celui-ci en