‹ Les vaches laitières [microforme]Chapitre 3 sur 14 · partie de la ration · texte numérisé non relu

partie de la ration

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qui est absolument nécessaire, s'appelle ration d'entreuen, et la seconde, ration de production. On comprend donc que si, pour 10 vaches, il ne faut que 10 rations d'entretien et 10 rations de production, pour 20 vaches produisant chacune moitié moins de lait, il faudra 20 rations d'entretien et 20 demi-rations de production. Comme Îles rations d'entretien ne servent pas à la production directe du lait, on voit que dans le premier cas, nous avons À donner 10 rations d'entretien pour 10 rations de production, et dan le second, 20 rations d’entretien pour 10 rations de production. Ce fait démontre l'économie qu’il y a À diminuer le plus possible le nombre des vaches pour consommer line quan tité donnée de fourrages.

Objection.—Cependant une objection peut se soulever. D'après le système actuellement suivi par un grand noinbre de cultivateurs de cette province, les vaches ne produisent du lait que pendant l'été, époque de l’année à laquelle elles sont au pâturage, où la nourriture ne coûte appareminent presque rien. Pendant ce temps, la quantité de lait qu’elles fournissent paye bien la nourriture qu’elles reçoivent, et pendant l'hivér, époque à laquelle la nourriture des animaux est si chère qu'il paraît y avoir peu d'avantage à faire du lait, elles ne reçoivent qu’une simple ration d'entretien réduite au minimum. À première vue, ce système semble rationnel et exige peu de main-d'œuvre, mais, avec cette méthode :

r° Il faut donner un grand développement aux pâturages ; il faut une terre d’une grande étendue, et si la terre est chère, une mise de fonds beaucoup plus considérable devient nécessaire.

2° Des pâturages étendus et peu entretenus donnent annuellement une récolte relativement faible ; ils sont plus sujets à être gelés pendant l'hiver et À être brulés pendant les chaleurs de l'été, et le coût de la vie des animaux sur ces pâturages est beaucoup plus élevé qu'il ne paraît à première vue, leur rendement étant relativement très faible ; les revenus de la ferme présentent plus d'aléa et de variations.

3° Sur une terre cultivée en fourrages à haut rendement, où en grain, ou en racines, les récoltes sont plus de cinq fois plus fortes qu'avec des pâturages ; la main-d'œuvre que demandent ces récoltes est donc rémunérée cinq fois plus, et l'on peut abaisser leur prix de revient si bas que la production du lait en hiver même, devient avantageuse.

4 Les vaches qui n’ont reçu durant l'hiver qu'une faible ration d’entretien demandent, dans le début de l'été, pendant un certain temps et pour se

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