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7 — Aliments moyennement riches en albuminoïdes et en hydrates de Carbone : graines de céréales, blé, orge, avoine, seigle, blé-d’Inde.
8°— Aliments riches en graisses et en albuminoïdes : graine de lin,
Calcul des rations. Matières sèches et cendres, —Lorsqu’on dessèche complètement à la chaleur un fourrage ou un aliment quelconqne, on obtient ce qu'on appelle la matière sèche du fourrage ou de l'aliment en question,
on brûle complètement un fourrage où un aliment quelconque
On obtient ce que l'on appelle vulgairerient des cendres. Ces cendres contiennent toute la matière minérale du fourrage ou de l'aliment calciné.
Bien que la partie minérale de la ration joue un grand rôle dans l’alimentation des animaux, on ne s’en occupe généralement PaS parce que les aliinents sont presque toujours assez Pourvus de ces éléments Pour que les ani- IMAUX n’en manquent pas et qu’il est du reste assez difficile d'en ajouter à la ration qui soient directement assimilables par eux.
Les fourrages ne manquent des éléments minéraux nécessaires que quand ilS poussent dans des terrains Pauvres et dépourvus eux-mêmes d'éléments ininéraux ; et il n'y a qu’une chose À faire dans ce cas, c’est d'enrichir le sol
lui-même par des engrais chimiques. C'est la chaux qui fait le plus souvent défaut dans les fourrages de cette province,
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Digestibilité des aliments.— 1 varie beaucoup et, nécessairement, pour produire tout leur général, besoin d’être combinés les uns avec les compléter mutuellement.
Composition des différents aliments effet, ils ont, en autres et de manière À &e
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La proportion Pour cent qui en est digérée s’ £estibilité où simplement la digestibilité de ces tie réellement digérée et viande, à l'entretien de 1 retourne à ]
appelle le coefficient de or.
aliments, assimilée qui* serve à Ja produc a chaleur de l'animal, etc.
a terre en passant par le fumier,
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La digestibilité moyenne de ] Pour les vaches est très v les expériences fa
a Matière sèclie des divers ariable suivant la nature de ç ites aux Etats-Unis, elle se
aliments employés es aliments, D'après fait comprise entre 50% et 93%.
Mais dans un même aliment, les différents Compos Sont pas tous digérés aussi com en vert, il n’y a que 68% de la tière sèche les cendres ne sont de 61%, les fibres 61#,
ants de cet aliment ne plètement : ainsi, pour le blé-d'Inde consommé matière sèche totale digérée, et dans cette ma-
digérées qu'à raison de 357, les albuminoïdes
S graisses 74%
les carbohydrates 74% et le En général d'après une série d'expériences fait2s dans les fermes exXpérimentales des Etats-Unis, la digestibilité des cendres des aliments essavés est restée comprise entre 10 et 90% ; celle de la protéine entre 10 et 90% : celle des fibres entre 25 et 90%; celle des hydrates de carbone entre 50 et 100% et celle des graisses entre 50 et 100%,
La digestibilité des aliments est très variable suivant les dérés et l'association de ces aliments das ment que la composition des rations Dans certaines rations bien combiné être considérable, tandis qu’elle ser aliments mal choisis.
aliments consi- 28 LES rations ; c'est ce qui fait sst une chose si importante es, la digestibilité a faible si ce fourrag
justeet si difficile, d'un fourrage Pourra € Est associé à d'autres
On admet généralement que les fibres
et les aliments fibre moins digestibles, tandis que ceux qui
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aucoup d’hydrates de
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carbone (sucres, amidon) sont très digestibles. Les fibres sont mieux digérées quand la quantité d'hydrate de carbone est faible dans un aliment ou une ration, que si elle est forte. C'est dans les racines que les différents composants des aliments sont le plus digestibles, et dans les pailles qu’ils le sont le moins en général,
Pour le calcul de la digestibilité, on ne tient pas compte de l'eau de ces aliments, parce que l'eau peut être considérée d'une façon générale comme étant toujours totalement digérée. Cependant, on remarquera que les aliments les plus aqueux, comme les racines, ont une digestibilité plus forte que les aliments secs,
LA
Relation nutritive.—Pour utiliser le mieux possible les récoltes produites sur une ferme, il faut donc s'arranger pour qu'elles soient aussi bien
digérées que possible par les vaches et les autres animaux qui les consomment.
Or l'expérience a démontré que pour atteindre ce but, et pour les vaches laitières en particulier, il fallait que le poids des albuminoïdes susceptibles d'être digérés, dans une ration déterminée, et la somme de ceux des hydrates de carbone et des graisses digestibles de la même ration, soient dans un certain rapport pouvant varier entre ! et Ce rapport est ce qu’on appelle la relation nutritive de cette ration. Cette relation nutritive de À À lest à peu près celle du bon foin (matière en partie sèche de l'herbe) et, si le sol pouvait produire économiquement de l'herbe et du bon foin, à haut rendement pendant de longues années sans s'épuiser :t sans se salir de mauvaises herbes, la nourriture la plus naturelle des vaches, serait l'herbe ou le bon foin ; mais pour le maintien de la richesse du sol, aussi bien que pour augmenter la sécurité et le rendement des récoltes, et en diminuer le prix de revient, on est obligé de les alterner et de les varier. C’est avec les fourrages divers, les racines fourragères, les grains provenant des cultures variées ainsi obtenues qu’on se voit forcé de combiner les rations, de manière À ce que leur com-
position moyenne se rapproche de celle de l'herbe où du bon foin, si l’on ne tient pas compte de l’eau.
Quantité de nourriture nécessaires aux vaches. —Pour le calcul du poids de nourriture à donner aux vaches on ne tient pas compte de l’eau et on ne s'occupe que de la matière complètement sèche des aliments.
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La théorie, de nombreuses expériences, ainsi que la pratique des meilleurs'cultivateurs ont démontré que les vaches consomment en moyenne environ de 20 à 30 Ibs de matières sèches par 100 Ibs de poids vif, suivant la quantité de lait qu'elles donnent. C'est là une première base pour le calcul de la quantité de nourriture nécessaire aux vaches,
Si nous prenons la Moyenne des r cultivateurs du Wisconsin, en 1 vaient une ration journalière d poids vif dont :
ations employées par 15 des meilleurs S91-92, nous trouvons que leurs vaches recee 26 1bs de »atières sèches par 1000 Ibs de
Eléments azotés (albuminoïdes),.,,,...,..... 2.20 Ibs Hydrates de carbone (sans AMNOMe 13:88 Matières grasses ,.... nee Fine 020 UN
ns
Soit un total de..,,,... 16.51 Ibs
étaient digestibles sur les 26 1bs, Avec cette ration ils ont obtenu cette année.
là une moyenne de 5792 Ibs de lait par vache, et ce lait a donné 290 Ibs de beurre par vache,
Ces chiffres s'accordent assez avec ceux qui sont indiqués par Kühn et Wolfe, deux savants allemands considérés comme des autorités en fait de science alimentaire pour les animaux. Nous pensons que les cultivateurs de cette province pourraient prendre ces chiffres comme base pour le premier calcul approché de Ja quantité de nourriture à donner à leurs vaches,
Mode de calcul.—Etant admis tout ce qu'il vient d'être dit au sujet de la nature des aliments, de leur digestibilité, de la relation nutritive et de la quantité de matière sèche À faire consommer chaque jour aux vaches, on
peut arriver facilement À combiner de bonnes rations avec les récoltes de la ferme.
Pour cela il faut se servir de tables de composition des fourrages et autres aliments, qui indiquent pour chacun d'eux les poids des différents éléments nutritifs qui les composent, ainsi que celui de leur matière sèche, et la digestibilité probable de ces aliments et de leurs éléments. On trouve de ces tables dans la plupart des traités d'agriculture et d'industrie laitière et ces tables sont accompagnées d'exemples de calculs de rations. Cependant, les cultivateurs auxquels ce bulletin s'adresse n’ont pas toujours à leur disposition de pareilles tables, ni le temps de les consulter, ni l'habitude de ce genre
de calculs et le résultat des calculs que l'on peut faire avec le secours de ces tables n'est jamais qu'une première approximation, qu'une indication générale, qu’il faut ensuite modifier un peu en pratique. D'un autre côté, une foule de rations types ont été essayvées et ont donné de bons résultats. C'est donc un bon moyen pour ces cultivateurs de simplifier les choses en prenant de suite, comme première approximation, des rations types qui sont déjà sanctionnées par une pratique sérieuse, et de choisir celies qui peuvent le mieux convenir dans leur cas particulier, puis de les modifier suivant les cir-
constances. C'est la méthode à conseiller de préférence ici.
Voici quelques exemples de ces rations types :
1er exemple.—.lrec beaucoup d'ensilage.
Ensilage ...... rod nent RACE NO RU LE D SOLIDE Foin..... UT EE 10 T'ourteaux moulus.......,.., CELL
2ème cremple.—.lrec une moindre quantité d'ensilage et sans foin.
Bléd'Indeensilé,.,,,,. .,:.210:1bs Tiges de blé-d'Inde hachées. 12 à 14 “ | moulus ensemble (14 en vo! Mélange, moitié en volume de de blé-d’'Inde et 2; en avoine)
son et l’autre moitié d’un mé- | avec quelques pois dessus. ..10 1bs
lange de blé-d’Inde et d'avoine
3ème exemple.—Rations avec racines.
Racines fourragères (betteraves)4o 1bs Son de blé..... le 0. Foin de fe hier aOrEannedenéd'Inde.. 0, a"
4ème exemple.—Rations sans aliments agueux.
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Son de froment.....,........ 61bs Avoine,,.,,.,.. a du On
sème exemple.—Sans ensilage ni racines.
D CN NE Te ne Ride 40 Ïbs | Avoine...., RE Cr ie 4 1bs Tiges de blé-d'Inde coupées... ro “ | Blé-d’Inde (grains)... ...... 4 SO ee ER 6ème exemple.
Ensilage de Blé-d’Inde... ..40 Ibs ! Orge... Re da annee LA-ltS É OI US CBI en 724 ‘ | Movlée de pois, .....,,,.. 14 BALISE AVOITE ee 0 l'O de Die. à Hd AVOINE 6000 Ba ren crt Vi NU ENIONIéer de COOL... 4 1 te
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On trouve de nombreux exemples de rations combinées dans les diffé. rents journaux et traités d'agriculture, et pour pe peine de chercher, chaque cultivateur trouver une ration qui convienne à ses 1 il dispose, Ces rations, comme à l’état naturel, et non en poids
u qu'il veuille se donner la
n'aura pas beaucoup de peine à aches, étant donnés les aliments dont on le voit, sont indiquées en poids d'aliments de matière sèche de ces aliments,
Le poids total de chacune de ces rations est ce poids vif. Pour déterminer le poids de chacun des les vaches, il faut déterminer le poids du trou
poids indiqués dans la ration par le nombre troupeau.
lculé pour 1000 1bs de aliments à préparer pour peau et multiplier chacun des de fois 1000 livres que pèse le
Supposons qu’un troupeau de 10 vaches soit nourri avec la ration indiquée vaches étant de >000 1bs il faudra pe Ibs de racines : 7
» Pésant 700 livres chacune, au 3ème exemple, Le poids total des ser Où Mesurer chaque jour 7 X 40 = 280 X 3 = 21 Ibs de foin de trèfle ; 6 x > blé et 3 x 7 = 21 Ibs de farine de blé-d'Inde. vache tout ce qu'elle peut Manger de ce mél laisser ; moitié de sa Part, environ, le matin, et l’autre moitié le soir, Si Je Premier jour on S'aperçoit qu'on n’en n’a Pas préparé tout À fait assez, Où un PEU trop, le jour suivant on en Préparera un pet plus où un peu moins, de façon à ce que chaque vache en ait son Compte sans en laisser,
— 42 1bs de son de On donne ensuite à chaque ange à chaque repas sans en
Mais, comme nous l'avons vu, la Composition des différents fourrages varie beaucoup avec les terrains où ils ont poussé, la manière dont ils ont été récoltés, le degré de maturité auquel ils ont été f calculées en se servant de tables donnant Ja Composition moyenne des différents aliments qui Y entrent, peuvent parfaitement ne pas donner les résultats qu’on était en droit d'attendre si la CCmposition des fourrages dont on se sert s’écarte de la Composition moyenne indiquée dans ces tables. Si, par exemple, on se sert de foin de trèfle mal fait, dont une bonne partie des feuilles sont restées sur le champ pendant Ja récolte, ou qui a subi l’actior du soleil pendant la fenaison, ou qui a été coupé trop vieux, dans un terrain trop pauvre, dans ce Cas, il faut savoir modi et la chose est facile en se reportant mine les rations Précédentes, on reconnaîtra bien vite qu’elles 1° d’une certaine quantité d'aliments normaux comme le foin :
aqueux, comme les racines, l'ensilage ; ae
auchés, Les rations types
1 de la pluie et
OÙ qui a poussé fier les rations :
à ce qui a été dit plus haut. Si on exa..
se composent 2° d'aliments d'aliments semi-concentrés ou con-
centrés, comine les grains, les moulées, les tourteaux ; 4° d'aliments fibreux, comine les pailles, et que ces différentes rations ont été obtenues en substituant simplement aux aliments d'une catégorie d'autres aliments de la même catégorie, à peu près dans la même proportion, Dans un des paragraphes précédents nous avons classé les différents aliments au point de vue de leur composition et nous renvoyons le lecteur ici à cette classification qui lui fera connaître quels sont les aliments que l'on peut, sans trop modifier les rations, ou pour les modifier dans un sens ou dans l’autre, substituer les uns aux autres,
Les foins, par exemple, peuvent se substituer entre eux ; les racines, l'ensilage, l'herbe, les choux, les pommes de terre sont de la même catégorie.
Le blé, l'orge, l'avoine, le blé-d'Inde et leurs moulées, le son de blé peuvent se substituer les uns aux autres,
Les divers tourteaux oléagineux et les germes de malt sont analogues. Entr: les céréales et les tourteaux, nous avons les pois et les fèves. Les pailles ont des prop'iétés semblables,
Quand les animaux sont au pâturage, il faut compléter leur nourriture par des grains et des tourteaux, parce que l'herbe n'est pas toujours assez riche en albuminoïdes. :
Quand un foin est très riche en fibres, on peut supprimer la paille; au contraire, quand on n’emploie que peu de foin et beaucoup de graines, on peut en augmenter la quantité pour maintenir la quantité voulue de fibres dans la ration. Il ne s’agit ici que de la paille qui entre directemeut dans la ration et non de celle qu'il faut toujours mettre à la disposition des vaches après les repas comme on le verra plus loin.
Quand on emploiera une grande quantité de racines contenant beaucoup d'hydrates de carbone, on pourra diminuer la quantité de grains qui en con. tiennent eux aussi beaucoup, et rattraper la quantité d'albuminoïdes qu’au. raient apporté les grains supprimés, en employant une plus grande quantité de tourteaux oléagineux ; puis pour introduire dans la ration des fibres nécessaires que ne peuvent apporter les racines, il faudra augmenter la quantité de paille.
Quand on emploie un foin riche en albuminoïdes, comme le bon foin de
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oncentrés, comme les grains,
Si, au lieu de racines, on emploie de l'ensilage de blé-d’Inde, qui contient beaucoup plus de fibres qu'elles, il faut diminuer où même supprimer la paille,
Si, dans une ration adoptée, on s'aperçoit que le foin est pauvre et fibreux, où atgimentera la quantité de grains ou de tourteaux et on diminuera celle de paille,
Pour augmenter la quantité d'eau dans une ration, il faut augmenter la proportion des aliments aqueux. En un mot, il faut toujours s'arranger pour que, dans la ration, les rapports des albuminoïdes des fibres entre eux et par suite, la rel tants, cette dernière devant être déjà dit.
, des graisses, des sucres et ation nutritive, soient à peu près consdans le voisinage de } comme nous l'avons
C'est dans l'adaptation d'une ration type aux besoins du moment que se reconnait le bon cultivateur, car il lui faut pour cela beaucoup de coup-d'œil, une connaissance sérieuse de la qualité des aliments et fourrages divers qu'il emploie, ainsi que des besoins de ses animaux.
Bien qu'elles ne soient pas très digestibles, les fibres jouent dans les rations un certain rôle qu'on ne peut méconnaître et ces dernières doivent toujours en contenir une certaine quantité. D’après certains expérimentateurs, leur objet serait de diviser dans l'intestin les matières nutritives, et d’en faciliter ainsi l'attaque par les sucs digestifs. Elles auraient aussi pour but de produire une certaine distension des intestins favorable à la digestion.
Quant à l’eau contenue dans les fourrages, et en particulier dans les ali. ments aqueux, elle joue un rôle important dans la production du lait, et cette eau, qui excite fortement la sécrétion du lait et facilite la digestion des aliments, ne peut pas être comparée, quant à ses effets, avec l'eau que les animaux boivent. Il y a là un fait que n’a pas encore suffisamment expliqué la science, mais auquel les praticiens ne se laissent cependant pas méprendre.
= 36 — ALIMENTATION, VELAGE ET TRAÎTE DES VACHES LAITIERES
Alimentation d’été.—Lorsqu’on a un bon troupeat de vaches laitières et de bons reproducteurs, il faut les bien nourrir pour en utiliser et développer toutes les qualités, le nombre des vaches devant, comme nous l'avons déjà expliqué, être proportionné à la quantité moyenne des récoltes de la ferme, de manière à avoir le plus de lait possible avec ces récoltes.
Pendant l'été, les vaches doivent être nourries ati pâturage. Mais, dans
la province de Québec, à cause des gels et des dégels de l'hiver qui nuisent fortement aux prairies, lorsqu'elles ne sont pas suffisamment protégées par une couche de neige, et aussi à cause dès sécheresses fréquentes dans le courant de l'été, le rendement moyen de ces prairies est relativement faible et il arrive fréquemment que les vaches cn souffrent. Il serait fort à désirer que les cultivateurs aient plus largement recours aux fourrages verts et d’une manière
bonne
systématique.
Les fourrages verts et les herbes de prairies ne sont pas toujours suffisamn. ment riches en albuminoïdes, surtout À la fin de la saison d'été, il est donc fort À recommander de relever leur relation nutritive en les complétant par e grains, ou de tourteaux, où de moulée. ‘Trois livres
une certaine quantité d 1r, par exemble, peuvent suffire pour les vaches en
de gru par vache et par jot pâture.
Les fourrages verts doivent toujours être cottpés plusieurs heures avant d'être servis aux animaux. On les laisse se faner un peu avant de les donner. On évite ainsi la météorisation, maladie qui, si on n'y prend garde, cause souvent la mort des vaches et diminue toujours leur rendement en lait. On les donne soit dans des racks portatifs at pâturage, soit étendus sur le sol. Dans ce dernier cas. par le piétinement des animaux, le gaspillage est plus grand.
Lorsqu'une vache souffre de la météorisation on peut, entre autres remèdes, essayer l’huile de charbon. On tient levée la tête de l'animal et on lui fait avaler un demiard à une chopine de cette huile, Si on applique ce traitement dès le début de la maladie la météorisation ‘disparait presque toujours.
Il faut compter par vache pesant 1000 ïbs, environ 100 Îhs d'herbes ou Trois arpents de fourrages verts pour cinq vaches
de fourrages verts par jour.
Des essais très sérieux faits
our la saison d'été est un estimé très modéré. P
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laitières lévelopons déjà rime, de
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tres reinè- | et on lui ue ce trai- : toujours.
‘herbes ou ing vaches eux faits
aux Etats-Unis, ont prouvé qu’en nourrissant les vaches à l'étable exclusivement de fourrages verts, on pouvait tirer d’un acre de terre, de deux à cinq fois plus de lait que de la même terre en pâture. Dans cette Province, les fourrages verts donnent les meilleurs résultats À ceux qui les emploient.
Le pâturage bien entendu a un effet salutaire sur la santé des vaches, parce que celles-ci y sont exposées au grand air et qu'elles peuvent y prendre de l’exercice, puis parce que l'herbe dont elles s'y nourrissent est la nourriture la plus naturelle et la plus saine qu'on puisse leur donner. Le pâturage diminue beaucoup leurs dispositions à la tuberculose. On sait, en effet, que les vaches en stabulation permanente, et en même temps fortement nourries, échappent difficilement à cette terrible maladie qui épargne celles qui jouissent de pâturages durant la saison d'été.
Au pâturage, les vaches doivent avoir à leur disposition de la bonne eau : l'eau contaminée nuit à la qualité et à la conservation du lait aussi bien que de celle du beurre où du fromage fabriqué avec ce lait, Des défauts graves dans l’arome et la saveur du beurre et du fromage n’ont sou-
vent pas d'autre cause que la mauvaise qualité de l’eau mise à la disposition des vaches.
Pendant les chaleurs des mois de juillet et d'août, les vaches devraient toujours avoir un abri. L'ardeur des rayons du soleil à cette époque nuit beaucoup, non seulement à la production, mais encore à la qualité du lait.
Les mouches sont encore une autre cause de la diminution et de la mauvaise qualité du lait. On recommande, contre la mouche des cornes, en
particulier, l'émulsion de pétrole que l’on peut appliquer sur les vaches tous les trois où quatre jours.
Contre la chaleur et les mouches, certains praticiens recommandent de rentrer les vaches à l’étable pendant les chaleurs du jour et de leur y servir un repas de fourrages verts avec des grains et de ne les laisser sortir que quand la chaleur du jour a diminué et pendant la nuit ; cette recommandation est bonne maïs à condition que les étables soient bien ventilées et bien propres:
Il faut écarter des pâturages et des étables tout ce qui peut empester l'air que les vaches respirent, car ces mauvaises odeurs peuvent nuire à la qualité du lait produit par elles.
Enfin, il faut avoir soin de diviser les pâturages et de mettre les vaches successivement dans les diverses parties ainsi formées pour permettre À
l'herbe d'y repousser ; sans cela les vaches finissent par n'avoir plus à leur disposition que de la mauvaise herbe, ce qui nuit encore À la quantité du lait. Cette méthode de ne pas diviser les pâturages a, du reste, tin effet désastreuux sur le rendement et la durée de ceux-ci ; car, continuellement tondue par les animaux, l'herbe n’a pas le temps de reprendre de la force ; les ravons du soleil, très vifs à cette époque, concourent à l'affaiblir et, en cet état, les gelées de l’hiver ont vite fini de la tuer. Chaque fois qu’on retire les vaches. d’une des parties du pâturage, il faut y passer une légère herse à dents courtes et fines et y étendre les bouses de vaches afin que l'herbe puisse repousser uniformément partout, pour empêcher le développement des mouches dans ces bouses, et pour répartir également cette fumure sur toute la surface de la prairie. Le hersage a en outre l'avantage d’aérer la surface du sol et d’exciter la végétation de l'herbe puis de détruire les mousses. Il est bon aussi de passer la faucheuse pour cotipet toutes les mauvaises herbes que les vaches ont laissé, et les empêcher de mâûrir et de se resseimer, sans cela, la prairie finirait par en être envahie.
Avec des pâturages ainsi entretentis, O1 peut compter qu'il en faut de 1 14 à 3 arpents pour la nourriture d’une vache pendant l'été, suivant leur richesse.
Passage de la nourriture d'hiver à celle de l'été et réciproquement. —Lorsque les vaches passent de la nourriture d'hiver à celle de l'été, il faut prendre bien des précautions. On donne une ration de foin aux vaches à l'étable avant de les envoyer au pâturage où on ne les laisse d'abord qu'un temps relativement court. Puis, de jour en jour, on augmente progressivement le nombre d'heures de pâture en diminuant la quantité de foin jusqu’au moment où on les laisse complètement à l’herbe. Lorsqu’elles passent de la nourriture d'été à celle d'hiver il faut procéder progressivement de la manière inverse.
Lorsqu'on change trop subitement le régime alimentaire d'une vache, elle en souffre et la quantité ainsi que la qualité de son lait s'en ressent. Cette règle s'applique non seulement aux passages de l'alimentation d'hiver à celle d'été, et de celle d'été à celle d'hiver, mais encore chaque fois que l'on modifie les rations : dans tous CES Cas, ils faut toujours opérer ces changements petit à petit comme il vient d’être dit.
Alimentation d'hiver.—L'alimentation d'hiver est fondée sur les rations combinées que l’on calcule comme cela a été expliqué précédemment, La ration type à choisir dépend des fourrages dont on dispose; une fois cette
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ration adoptée, on la modifie, comme nous l'avons dit, suivant la richesse en fibres, en hydrates de carbone, en albuminoïdes et en graisses des différents aliments qui entrent dans sa composition et de façon à augmenter le pins possible le rendement en lait des vaches.
La base de ces rations est presque toujours le bon foin que l’on complète par un mélange d'aliments aqueux (racines, ensilage,) d'aliments plus ou moins concentrés, (grains, moulée, tourteaux,) et d'aliments fibreux, (pailles.)
On fait consommer à chaque vache le plus grand poids possible de cette ration, afin de tirer de chacune d'elles la plus grande quantité possible de lait. Les vaches étant des machines à transformer les fourrages en lait, plus elles en transformeront dans le courant de l’année, mieux cela vaudra.
I] ne fut cependant pas croire que la même ration peut convenir en tout temps également à toutes les vaches d’un troupeau. Il faut la modifier autant que possible, suivant le tempérament de chacun des animaux, suivant leur état de santé, la quantité du lait qu'ils donnent, et surtout à l’époque du vêlage, aussi bien avant qu'après. C'est justement là la difficulté que rencontre le cultivateur, qui doit connaître ses vaches parfaitement, savoir les exigences de chacune d’elles, suivre leur état de santé et approprier les rations à chacune d'elles, suivant ses besoins et sans trop augmenter les frais de manipulation des fourrages et autres aliments. Ici, il va peu de règles générales à donner. Un cultivateur qui aime son métier, aime ses vaches, sait toujours trouver les mille petits moyens, les mille précautions à prendre pour tirer le meilleur parti de ses récoltes en les transformant en lait, tout en maïntenant chacune de ses vaches dans le meilleur état de santé. On peut trouver des cultivateurs qui, avec un genre de nourriture particulier et dans certaines circonstances particulières, vont obtenir des résultats merveilleux, alors que le voisin, avec les mêmes aliments, la même ration générale et dans les mêmes circonstances n'obtiendra rien de profitable. Le premier aime et connait son métier, l’autre n'y a aucun goût, agit sans réflexion et n’est pas observateur. Au point de vue de l’organisation générale de l’entreprise, il faut considérer les vaches comme des machines à transformation ; mais dans les détails de la pratique, il n’en est plus de même, car ce sont des machines délicates comme tous les êtres vivants ; la question d'instinct, de nerf, de sensibilité, de tempérament, et une foule d’autres circonstances peu connues encore scientifiquement, interviennent ; il faut largement tenir compte de cela.
Observations générales sur l'alimentation des vackes.—Voici cependant quelques règles bien connues des praticiens :
Bien examiner chaque jour les déjections des vaches ; si elles deviennent trop claires, diminuer la proportion des aliments aqueux et augmenter un peu celles des grains, moulée ou tourteaux ; Si elles deviennent dures, augmenter un peu la proportion des aliments aqueux et diminuer celle des grains, moulées, tourteaux. Le ion, dans ce cas, est une bonne chose ; c’est un rafraîchissant, et on peut en augmenter la dose,
Si les vaches ont une propension à l’engraissement diminuer la quantité des hydrates de carbone en diminuant celle des farineux comme les grains, mais ne pas toujours diminuer en même temps celle des tourteaux. Une vache ne doit pas être trop grasse. Tous les aliments qui se transforment en graisse sont perdus pour la production du lait. Les farineux ont une tendance
à se transformer en graisse si les vaches ont des prédispositions à l’engraisselent, É
Lorsqu'une vache dépérit, il faut augmenter sa ration, et si l'animal mange déja À sa faim, augmenter un peu dans la ration la proportion des tourteaux, oléagineux, des grains, des moulées. Le poil des vaches doit être luisant et la peau souple, si elles sont en bonne santé ; leur nez est alors humide et couvert de gouttes de sueur, l'appétit fort et régulier, les yeux sont brillants, les cornes légèrement chaudes, la respiration facile, le pouls régulier, Ja iumination constante et commençant aussitôt après le repas, enfin la production du lait est abondante. Ce sont là les principaux caractères de bonne santé,
Tarir les vaches six semaines à un mois avant le vêlage, en supprimant petit à petit les grains dans la ration pour les remplacer par une qnantité équivalente de foin et de paille, puis éloigner progressivement les traites. Cependant ne pas persister à vouloir tarir selles qui, malgré tout, continuent à donner du lait,
Le système de tarir les vaches en les trayant chaque jour de moins en moins à fond n’est pas recommandé par tous les bons praticiens.
Les vaches ne doivent pas recevoir d'aliments riches, mais plutôt des fourrages grossiers. Après le vêlage, on augmentera petit à petit la richesse de leur alimentation jusqu’à ce qu’elle soit ramenée à la composition normale de celle des autres vaches en lait.
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bouchonner, chaque jour, vaches ; maïs ne les étriller (carder) à fond de deux fois par mois. Cette pratique de excellente pour leur santé rasse, du ri
Brosser ou
avec un bouchon de paille, les que de temps en temps, et pas plus bouchonner et d'étriller les vaches est
et favorise les sécr este, d’une foule de mauvais lait pendant la traite et en altérer la qu cutif, Cette opération empêche souvent atteintes les v
étions de la peau qu’elle débargermes qui peuvent tomber dans le alité par leur développement conséaussi les maladies de la peau dont sont aches malpropres,
Les vaches doivent recevoir une bonne litiè
sorber toutes les déjections liquides de l'étable, retardant ainsi leur fermentation, et, par suite, la production des mauvaises odeurs.
empêche du reste les vaches de se salir et les maintient au Saire à leur santé. Le fumier devrait être enlev de l'étable, et les dallots à purin nettoyés de semer dans ces dallots et derriè qui absorbe les mauvaises odeurs
fumier, Lorsqu'on se sert de pail hacher.
re bien propre, capable d'ab-
Une bonne litière sec, chose nécesé chaque jour, matin et soir, avec soin, Une bonne chose serait re les vaches une matière comme la tourbe qui peuvent se dégager des urines et du le, comme litière, il est préférable de la
L'air pur est tue chose aussi
pâturages et nous traiterons spécia étables.
nécessaire dans les étables que dans les lement cette question au paragraphe des
La qualité de l'eau joue aussi un rôle très im la qualité du ]
vraient donne
portant au point de vue de ait et des produits qui en dérivent. Les cultivateurs ne de.
r À leurs vaches que de l’eau de première classe. Mettre une pierre de sel à la disposition des vaches, en prendre à volonté. Le sel est un stimulant pour 1 dire qu’il est nécessaire à la santé de ces animaux. offrir sous forme de pierre de sel, qu’e::
l’ajouter aux aliments.
afin qu’elles puissent a digestion ; on peut Il vaut mieux le leur péuvent lécher à leur gré, que de
Il est, en général, comme les betteraves, 1 Praticiens recommande
préférable de couper en tranches assez fines les racines, es choux de Siam, les carottes, les navets.
nt de donner le foin sans le hacher.
puis être donnée mélangée aux racin Mmoulées, grains et tourteaux.
une bonne chose est de le cette eau le imél
Certains La paille doit de es hachées et aux
Lorsqu'on emploie des tourteaux non broyés, s faire dissoudre dans de l’eau,
puis d’arroser avec ange de paille hachée, de racines coupées
et d’une partie du
foin que l'on hachera. Ce mélange pourra être fermenté pendant douze
heures avant d'être servi ; il acquerra par la fermentation un petit goût alcoolique qui le rendra plus appétissant aux vaches.
De bons praticiens recommandent de servir d'abord une partie du foin à l'état naturel et non haché, pour empêcher les vaches d’absorber trop avidement le mélange de paille hachée, de racines coupées et de foin haché dont on leur sert la moitié aussitôt qu’elles ont consommé leur foin. Lorsque cette première partie du mélange est mangée, si les vaches n’ont pas d’eau continuellement à leur disposition dans l'étable même, il faut les faire boire puis leur donner la seconde partie du mélange dont il vient d’être parlé et,
pour terminer le repas, leur jeter dans la crèche de la bonne paille non hachée
dont le surplus non consommé pourra servir à la litière. Pour les autres genres de rations, il faudra toujours s'arranger pour que les vaches n’en absorbent pas trop avidement les parties les plus succulentes, en les faisant commencer leur repas par du bon foin, en général, et en mélangeant les grains, moulées où tourteaux soit avec de la paille, soit avec un aliment grossier.
Tous les bons praticiens ne recommandent pas la cuisson des aliments, en particulier celle du foin, de la paille et des racines, à cause de la iuaind'œuvre et des frais que nécessite cette opération, frais qui ne sont pas toujours suffisament compensés par les avantages obtenus dans l'alimentation. La fermentation est plus recommandée pour l'amélioration des aliments.
Le foin ou la paille hachés, humectés d'eau, fermentent difficilement s'ils ne sont pas accompagnés d’autres aliments comme les racines, les mou. lées, parce que les hydrates de carbone, et en particulier le sucre, sont nécessaires pour que la. fermentation se produise. Un mélange bien fait de foin et de paille hachés et humectés d’eau, sucrée ou non, et de betteraves coupées, fermente très facilement en douze heures; par la fermentation, le foin et la paille subissent dans leur composition des modifications qui les rendent plus digestibles.
En hiver, par les temps froids, les bouettes chaudes ont un très bon effet.
La propreté des crèches et de tous les instruments nécessaires à la préparation des aliments est une chose importante; car tous les aliments gâtés qui peuvent rester, par exemple dans le fond des crèches, sont absolument nuisibles à la santé des vaches.
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Ne jamais donner aux vaches de foin moisi, d'ensilage trop sûr, de racines plus ou moins gâtées, de moulées où de tourteaux fermentés ou de grains avariés ; tous ces aliments sont nuisibles à la santé des vaches ainsi qu'à la qualité du lait. Pour les vaches pleines, ils peuvent amener l'avortement et quelque fois plusieurs avortements de suite dans la même étable.
L'hiver, on commencera par es choux, les navets, l'ensilage, les choux de Siam, qui perdent de leur qualité en vieillissant ; on réservera les betteraves pour la fin de la saison, car ces dernières, au contraire, s'améliorent à la cave.
Les repas doivent se donner à des heures régulières, deux fois par jour, matin et soir. Certains praticiens recommandent de donner le repas avant la traite, pour que les vaches soient plus tranquilles pendant cette opération et donnent mieux leur lait ; c’est la méthode généralement suivie; d'autres préconisent la méthode de donner le repas immédiatement après la traite pour qu’elles ne soient pas dérangées dans leur digestion. Mais un fait admis généralement, c’est que lorsqu'on emploie de l'ensilage, il faut traire les vaches avant de le leur servir. L'’ensilage, en effet, répand souvent dans l’étable une odeur qui pénètre facilement dans le lait. Nous reviendrons sur ce sujet à propos de la traite.
Effets d’une bonne alimentation sur les qualités laitières des vaches.—Lorsqu’on s’est procuré un bon troupeau de vaches laitières, il ne faut pas croire qu’il suffise, pour améliorer encore ce troupeau, d'avoir un bon taureau et de pratiquer la sélection. Un troupeau nourri et soigné d'une façon quelconque, ne peut pas s'améliorer, quelles que soient les qualités des reproducteurs et l’habileté avec laquelle la sélection est faite. I1 faut que Îles animaux élevés reçoivent continuellement une nourriture substantielle, aient suffisamment d'exercice, respirent un air pur, pour que tous leurs organes, ainsi que les qualités dont ils ont hérité de leurs parents, puissent se développer convenablement. Il y a là une gymnastique nécessaire et ce fait est admis par les meilleurs praticiens. C’est une des choses les plus importantes pour l'amélioration des troupeaux.
Vêlage.—Une vache porte neuf mois et une semaine environ. Sur 700 vaches dont la période de gestation a été observée par Lord Spencer, 600 vêlèrent entre le 279e et le 291e jour. La moyenne fut d'environ 284 jours. Les veaux mâles viennent un peu plus tard que les veaux femelles.
Lorsque la mise bas approche, les organes génitaux se dilatent et les
mamelles se gonflent ; ces dernières atteignent leur gonflement normal un jour ou deux avant le vélage. Lorsqu'on s'aperçoit de ces choses, il faut conduire la vache dans une stalle spéciale, fermée, propre, bien aérée et pourvue d’une bonne litière, et lui donner du bon foin et de l'eau. La vache ne doit pas être attachée, pour éviter les accidents. Il faut la surveiller. Lorsque le veau se présente bien, les pattes de devant les premières, aucune assistance n'est nécessaire généralement, S'il est nécessaire d'aider, il faut le faire avec précaution. Si le veau se présente mal, il vaut mieux recourir à l’aide du vétérinaire,
Une fois la mise bas terminée, on laisse quelque temps le veau avec sa mère. Il faut s'assurer que l'expulsion du placenta se fait bien. Il ne faut pas laisser la vache le manger. Lorsque l'expulsion du placenta tarde, il faut y suspendre une pierre au moyen d'une corde fine. Cette pierre exercera sur lui une légère traction qui aidera à son expulsion. Le placenta peut quelquefois rester plusieurs jours sans venir ; dans ce cas, il y a À craindre un empoisonnement du sang, et il faut avoir recours à des injections dans les organes génitaux, au moyen d’une seringue, d'acide carbolique dilué dans de l’eau (1 d'acide pour 50 d’eau), une fois ou deux par jour ; il faut aussi tirer légèment de temps à autre sur le placenta pour le décoller petit à petit, ayant soin de ne pas déchirer les organes de la vache en faisant cette opération trop rudement.
Après le vêlage, on a généralement l'habitude de donner à la vache une ou deux bouettes chaudes de son, on y ajoutera avec avantage des racines cuites. Le bon foin, l’eau tiède, les racines bouillies et le son sont les meilleurs aliments à employer pendant quelques jours après la mise bas. Il ne faut jamais exposer les vaches fraîches vêlées au vent froid et à la pluie tant qu'elles n’ont pas recouvré leurs forces.
Le nouveau lait, connu sous le nom de colostrum, n’est pas utilisable avant quafre ou cinq jours. Il est très riche en albuminoïdes et convient parfaitement au jeune veau, et ce qu’il y a de mieux à faire c’est de le lui donner.
Les vaches en bon état, pas trop maigres, pas trop grasses au moment de la mise bas, n'ont généralement à redouter aucun accident de vêlage : aussi faut-il prendre toutes les précautions voulues pour qu’elles soient en excellente santé à ce moment-H. Les vaches trop grasses sont assez sujettes aux accidents de la mise bas. Les présentations défectueuse du veau vien-
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nent souvent de ce que les vaches ont été malurenées ou brutalisées par ceux qui en ont la charge où par les chiens.
Après la mise bus les vaches sont quelque fois atteintes de la fièvre de lait. Bien des remèdes ont été enseignés et employés avec plus où moins de succès pour combattre cette maladie. En voici un nouveau qui, jusqu'ici, a donné les meilleurs résultats.
Faire bouillir 1 ; chopine d'eau, puis la laisser se refroidir jusqu'à 100° F, Y faire dissoudre alors 40 à 60 grains d’iodure de potassium et agiter le liquide pour que la dissolution soit complète. Injecter un quart de cette solution dans chaque trayon au moyen d’une seringue en caoutchouc ordinaire munie d’une canule de forme convenable pour le trayon, après avoir placé la vache dans une position confortable, lui avoir lavé le pis et les trayons avec de l'eau chaude contenant un peu d'acide carbolique et les avoir essuvés convenablement avec un linge mou et bien sec. La seringue à injection et les trayons doivent être d'une propreté absolue si on ne veut pas voir le pis s'enflammer. Deux ou trois heures après l'injection, le pis-est généralement devenu dur et plein ; on en retire alors un peu de lait, mais non pas tout. Après l'injection du pis, on conseilie de donner à la vache une chopine d'huile de castor dans deux pintes de bière chaude pourvu que l'animal ne soit pas dans un état insensible, (En cas de prostration complète il ne faut rien lui faire avaler et recourir au vétérinaire.) Il est bon d'offrir, à de fréquents intervalles, à la vache un peu d’eau froide à boire, et quand elle se remet sur pied, de lui donner quelques aliments. On lui laisse son veau cinq ou six jours, sinon, on lui retire un peu de lait du pis trois ou quatre fois toutes les 24 heures. I ne faut la traire complètement que cinq ou six jours plus tard,
Epoque des vêlages,—C'est encore une coutume générale dans la province de faire vêler toutes les vaches au printemps. Beaucoup s'objectent à prendre des mesures pour répartir les vêlages dans tont le cours de l'année, et principalement l'automne, parce que, disent-ils, il est impossible de faire du bon beurre avec du lait d'hiver. C’est à une erreur :
S'il y a continuellement dans le troupeau des vaches fraîches vêlées : Si les étables sont bien aérées et bien propres pour que les vaches n'y respirent que de l'air pur et sans mauvaise odeur j
Si les vaches reçoivent une nourriture saine et abondante et ont À leur disposition de la bonne eau pure :
Si on leur donne, ainsi qu'au lait, tous les soins voulus, le lait d'hiver donnera certainement d'excellent beurre ; les nouveaux procédés de fabrication le permettent maintenant et il n’y a pas de doute que ce beurre puisse trouver un aussi bon débouché que le beurre d'été, sur les marchés étrangers.
I] y a avantage à faire vêler les vaches en automne, parce que :
1° Si les vaches sont soignées convenablement, elles peuvent produire pendant l'hiver en abondance un excellent lait ;
2° Parce que le lait se vendrait plus cher en hiver qu'en été, selon les probabilités, au moins dans les premières années ;
3° Parce que la conservation et le transport des produits périssables comme le beurre, le lait écrémé, est plus facile en hiver qu’en été. Le feu est moins coûteux que la glace.
4° Parce que le cultivateur a plus de temps à donner à ses vaches pen-
dant l'hiver ;
5° Parce que les vaches qui ont vêlé l'automne donneront tout l'hiver une production soutenue de lait, n'ayant pas à souffrir, comme en juillet et en août, de la chaleur et des mouches, et parce que, lorsque leur rendement tendra À diminuer au printemps, ce rendement se relèvera lorsqu'on es mettra à l'herbe ;
6° Parce que les veaux qui naissent l’automne font aussi facilement de beaux veaux que ceux du printemps. Il est donc important que les cultivateurs prennent ces raisons de pins en plus en considération.
Production du lait et traite des vaches.—Le lait est produit par les mamelles qui ne sont que des glandes analogues aux glandes qui se trouvent sous la langue et produisent la salive. Le sang est amené du cœur aux mamelles par des artères situés à l'intérieur du corps de la vache et qu'on ne voit pas. Dans les mamelles, ces artères se subdivisent en une foule de petits vaisseaux très ténus, des vaisseaux capillaires, comme l’on dit. Ces vaisseaux capillaires se réunissent ensuite entre eux et une partie du sang retourne au cœur par deux grosses veines bien connues sous le nom de veines à lait, que l’on voit sous le ventre lune à droite et l’autre à gauche de Îa vache. Elles rentrent dans l'abdomen par deux orifices connus sous le nom de Josses lactées. Immédiatement en rapport avec les vaisseaux capillaires, du pis se trouve un autre réseau de canaux très ténus enchevêtrés avec les
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précédents, et terminés par de très petites poches, Ces canaux se réunissent les uns aux autres en augmentant progressivement de grosseur et viennent ‘déboucher dans les trayons. Le tout est empaqueté dans un tissu adipeux spécial et forme le pis. C'est en fiitrant pour ainsi dire des veines capillaires dans les petites poches terminales des canaux qui conduisent aux trayons qu'une partie du sang se transforme en lait d’une manière qui n'est pas encore bien connue. Il y a quatre trayons qui correspondent chacun à un paquet de canaux capillaires et ces paquets sont réunis deux à deux de chaque côté du pis. Tout ce système est très élastique et la capacité en lait d'un pis vide peut ;e monter à environ 1014 à 1114 chopines.
Pour traire une vache, on saisit le trayon à la base et contre le pis avec le pouce et l'index repliés ; on tire vers le bas en serrant avec ces deux doigts d'abord, puis contre la paume de la main successivement avec le médium, l'annulaire et en dernier lieu avec le petit doigt, de manière à pousser le lait de la base du trayon vers son extrémité. Cette opération doit se faire avec le plus de douceur possible.
On saisira avec l’une iles mains l’un des trayons d’arrière puis, avec l’autre main, l'un des trayons d'avant du côté opposé, mais jamais à la fois les deux trayons d’un même côté. Voici quelques règles généralement admises pour la traite des vaches.
1° La traite doit se faire avec toute la douceur possible et de façon à être une opération agréable à la vache. Une vache ne donnera jamais tout son lait à une personne qu'elle n'aime pas ou qui la trait rudement.
2° La traite des vaches doit être faite aussi rapidement que possible, car on obtient plus de lait par une traite faite rapidement que par une traite faite lentement, parce qu’une partie du lait est secrétée pendant la traite elle-même et que la rapidité de cette opération excite cette secrétion.
3° Les vaches doivent toujours être traites à fond, parce que le dernier lait est le plus riche et que la traite faite à fond active la secrétion du lait et améliore les qualités laitières de la vache. Dans les grandes fermes, aux Etats. Unis, la traite dure environ une heure et on donne à chaque homme ou à chaque femme de dix à douze vaches à traire pendant ce temps.
4° Se laver les mains avant la traite, laver les trayons avec de l’eau bien pure, les essuyer avec un linge très propre et surtout ne pas mouiller ses mains avec le premier lait tiré, avoir toujours des vêtements propres et non couverts
de poussière, La propreté la plus scrupuleuse doit être observée pour ne pas contaminer le lait.
5 Les premières gouttes de lait doivent être tirées par terre ; il ne faut pas les mélanger au reste du lait parce qu'elles sont toujours plus où moins contaminées de mauvais germes qui peuvent ensuite se développer dans
le lait et en diminuer la qualité,
6° La traite doit se faire dans un endroit bien aéré et à l'abri des iauvaises odeurs que le lait absorbe facilement, et des mauvais gerines qui peuvent le contaminer, Lorsqu'on donne de l'ensilage, en particulier, la traite doit se faire avant sa distribution. Elle doit se faire aussi avant la distribution du foin qui répand dans l'atmosphère une foule de poussières nuisibles, On doit au moins attendre que ces poussières se soient déposées.
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7° La traite doit se faire deux fois Par jour, autant que possible, à douze heures d'intervalle, Le matin et le soir sont les meilleurs ioments, ce sont ceux pendant lesqueis les vaches sont le plus calme,
8° Les vaisseaux dans lesquels se fait la traite doivent avoir été soigneusement lavés avec de l'eau pure, ébouillantés et séchés dans un air pur, à l'abri de la poussière et des mauvaises odeurs,
Le tableau suivant indique la richesse du lait à différentes périodes de la traite, d'après une expérience faite à la ferme expérimentale du Wisconsin :