VT
Dans ce tableau, v reste compris entre 0,86 et 0,99; le roulis
maximum des navires de mer ne subit donc pas, par le fait de v, de
réduction plus forte que le rapport ^^0,86 ou 0,93 ; c'est un effet insignifiant.
Pour certains bâtiments exceptionnels de la classe des garde-côtes et des batteries flottantes, on trouve des coefiicients de réduction bien plus importants. Avec les vagues au rapport 0,05 considérées, v descend à 0,63 sur nos batteries flottantes type Protectrice^ il était de 0,70 sur le Rochambeau, il tombe à 0,52 sur VOnondaga,
Les batteries circulaires russes doivent présenter des valeurs de v tout, à fait extraordinaires dont il serait intéressant de connaître la valeur précise. Supposons, à défaut de données certaines, que la houle synchrone de ces bâtiments ait 50 mètres de longueur, ce qui suppose T^ égal à 4% valeur intermédiaire entre la durée du roulis et celle du tangage sur un navire de même déplacement ; Ij^ peut être estimé à 28 mètres, pour YAmiral-Popoff de 36",9 de diamètre, et à 23 mètres, pour le Novgorod de 30"*,25 de diamètre ; z est approximativement de 1",80 pour les deux bâtiments, les tirants d'eau étant de 3", 90 et de 4 mètres ; p — a est, à très-peu près, 23",50 mvVAmirat'Popoffet 15 mètres sur le Novgorod, D'après ces chiffres, nous trouvons v égal à 0,52 sur YAmiral'Popoff et à 0,58 sur le Novgorod ; la réduction subie par Tinclinaison des vagues arrive donc ici à près de moitié. On sait déjà que ces navires ont des mouvements peu étendus ; ils ont été signalés comme n'ayant donné que des roulis de 6*» à 7** pendant un coup de vent d'équinoxe. Parmi les éléments qui déterminent v, le plusintéressant à examiner est la distance Ç qui atteint 0",52 sur ÏAmiral-Popoff; te déplacement considérable du centre de poussée vers le fond de la vague semblerait devoir produire un effet considérable, et cependant, en raison de la grande valeur de p — a, le coeflBcient p" reste égal à 0,86 ; c'est surtout à la valeur relativement très-faible de f*, 0,71, que le produit v doit de descendre à 0,52.
La longueur moyenne des houles de l'Océan n'est pas assez exactement connue pour permettre d'apprécier exactement l'aetion du coeflBcient V sur l'agitation des navires. On peut seulement se faire une idée de cette action, en calculant la valeur de v sur àé.s houles dé 25 mètres et de 50 mètres de demi-longueur ; ces houles sont Sans ddute ati nombre de celles qui se rencontrent fréquemment dans les mers d'Europe. On obtient ainsi les deux tableaux suivants :
Première honle. L
NOMS DBS BATIMBNTS.
Suffren ....
SolfeHno (1870) Couronne . . .
Flandre ....
AtaUmte. . . .
Magicienne. . .
OtUvadoê. . « .
Château-Renaud Hirondelle. . .
Renard . , ^ .
Lamothe-Piquet Corse . , . . .
Crocodile. . . .
Deuxième houle. L = 50«.
noua DX8 BATI1CBNT8.
Suffrèn ....
5o{/erino (1870).
Couronne . . .
Flandre ....
Atalante. . . .
Magicienne, . . Càlvadoe. . . .
Château-Benaud Hirondelle. . .
penard ....
Lamothe-Piquet.
Corée
CroeodUe. . . .
Le coefficient v joue, d'après ces tableaux, un rôle très-important daûs le roulis moyen des grands navires. Il peut, sur des bâtiments aussi grands et doués d'une aussi faible stabilité que le Suffren placés sur une houle de 25 mètres, dépasser le point le plus favorable, la valeur zéro, et renverser le sens de l'inclinaifion © au lieu d'annuler celte inclinaison.
Au moment où, entte ses valeurs positives et ses valeurs négatives, le coefficient f*" est nul, le roulis est nul comme en mer plate, quel que soit d ailleurs le rapport de T à Tn.
La stabilité n'influe sur la valeur de v, dans le roulis moyen, que par son effet sur ç, mais cette influence devient considérable quand les
circonstances se rapprochent des précédentes. Sur certaines mers, une diminution de stabilité amène directement une diminution notable d'amplitude de roulis. ■
Pour les bâtiments extrêmement larges, le coefiScient v, qui est relativement faible au point de vue de l'ecclisité, n'est jamais très-petit d'une manière absolue, à cause de la grande valeur de p — a ; il n'est jamais ni nul, ni négatif. Ainsi sur le Rochûmbeâu^ la valeur de v, avec les houles de 25 mètres et de 50 mètres, ne descendait pas aussi basque g[ur le Suffren et le Solferino; sur la Protectrice et VOnondaga, elle n'est pas aussi faible que sur YAtalante et le Calvados. La valeur de v des popoffkas, évaluée tout à Theure préciséqient pour une houle de 50' mètres, ne s'écarte pas de celle des bâtiments ordinaires de 17 mètres de largeur/
Toutes les données relatives à v découlant de la théorie des vagues,
il serait possible de compléter les résultats précédents. On pourrait
considérer \m grand nombre d'inclinaisons de vagues, de manière à
établir la loi des variations de f*, p', f*", en fonction de l'inclinaison des
h vagues, et ^ pouvoir interpoler entre deux valeurs différentes de t-, aussi
Im Z ■ ■ ,.
bien qu'entre deux valeurs de -p et de t-- On pourrait étendre les limites
■ ' Là ii .
de -p entre lesquelles on a fait le calcul de Ç ; ies'popoffkas, en effet,
sortent de ces limités. On pourrait aussi calculer l'influence que z exerce sur y, par suite de la variation de Ç en fonction de l'inclinaison, influence que nous avons négligée. On pourrait enfin calculer l'effet de la courbure de la surface de la flottaison sur la position du centre de poussée. Peut-être trouverait-on encore quelques autres circonstances exerçant une légère influence sur la valeur de v, mais leur importance serait sans doute très-secondaire. 11 sera temps, du reste, d'entreprendre ces calculs lorsque l'étude des autres éléments dont le roulis dépend sera aussi avancée que celle dé v l'est aujourd'hui.
On peut désirer connaître les valeurs de C, de z 4^p — a et de Tn, qui ont servi à calculer les valeurs de v des diflférents navires choisis comme exemples; ces données sont contenues dans le tableau suivant :