SCÈNE M
Les Mêmes, LE MARQUIS. “
(Il enire la télé basse, les yeux en terre, et va sans dire un mot se Isisseï tomber dans un fauleuii.)
LE MARQUIS, après un soupir.
C’est incompréhensible !
Rèatrix, Héléna, la marquise.
*’ Le marquis, la marquise, Beatrix.
6 LES VAINQUEURS DE LOUI
LA MARQUISE
Quoi doue?
LE MARQUIS
Qui l’aurait cru?
BEATRIX
Expliquez-vous, mon oncle...
LA MARQUISE
Ce visage, ce ton... vous m’inquiétez!
LE MARQUIS
Vous ne pouvez pas être plus inquiète que moi-même...
BEATRIX
Les rapports effrayants que vient de nous faire Héléna seraient donc vrais?..'.
' LE MARQUIS
Je ne sais de quels rapports vous voulez parler; mais s’ils sont effrayants, ils doivent être vrais.
LA MARQUISE
Mais le comte de Beaulieu...
LE MARQUIS
Battu !
LA MARQUISE
Et sa brave armée ?
LE MARQUIS
Culbutée!
BEATRIX
Mais Lodi?
LE MARQUIS
Pris!
LA MARQUISE
Et les Français oseraient...
LE MARQUIS
Ils oseront faire après demain leur entrée triomphale à Milan... (D’un air piteux.) J’ai demandé pour vous des billets d’estrade... Vous serez très-bien placées...
BEATRIX, avec reproche.
Mon oncle !
LA MARQUISE, elle s'assied sur le canapé.
Etes-vous fou?
Ma foi! je n’en vaux guère mieux... je suis anéanti...
BEATRIX
Vous n’imaginez pas, mon oncle, que nous puissions décemment assister aux pompes de ce prétendu triomphe.
LE MARQUIS
Ce serait peut-être prudent... D’abord, ce sera très-curieux... et puis ça n’engage à rien... (Seievaut.) On détourne ainsi les soupçons... Qui sait? Si cela durait? Il faut se ménager des ressources et des avantages dans le présent... et le moyen de tirer parti de la position plus tard.