III. — Un cas du second degré existant au pouce
L’une des phalangettes est restée soudée à la phalangine, l’autre est articulée (fig. 25).
Les doigts doublés peuvent avoir leurs deux moitiés également développées, mais souvent, l’un des deux éléments egt .d’un volume très sensiblement réduit. Son squelette est ou atrophié, ou incomplet, parfois même manque complètement. Le P r Pirès de Lima a attiré l’attention sur une disposition assez fréquente qu’il a appelée polydadylie transitoire et qui
Fig, 25. — Doublement de la phalangette du pouce (Qbs. Dubreuil-Chambardel). .
se présente aux 1 er et 5 e rayons digitaux (fig. 26). Il s’agit d’un pouce ou d’un auriculaire, ordinairement peu développé, de forme sphérique ou ovalaire, et qui est rattaché au doigt régulier par un pédicule fort mince, uniquement fibreux, sans squelette, et ne contenant que des vaisseaux rudimentaires.
Ce pédicule peut se sectionner spontanément, quelques jours après la naissance, par suite d’une insuffisante nutrition, et le doigt est détaché. Quelquefois il suffît d’un simple coup de ciseau pour faire tomber ces doigts accessoires. Nous en avons plusieurs. observations personnelles qui confirment les conclusions de l’anatomiste de Porto. Nous en avons vu un exemple chez un enfant dont le père avait une