TRAITEMENT PALLIATIF
Ce traitement comprend des moyens hygiéniques, des moyens orthopédiques, des moyens chirurgicaux proprement dits.
Moyens hygiéniques.— Certaines règles d'hygiène sont particulièrement recommandables aux variqueux. Les malades atteints de varices devront éviter toute fatigue exagérée, redouter surtoutlaposition deboutlongtemps prolongée, les marches longues, les exercices, tels que la chasse, la danse, etc. Ils devront supprimer les ■vêtements qui les serrent soit au tronc, soit en un point des membres. La marche leur est assurément moins nuisible que la staLion prolongée ; les jarretières, les ceintures devront être absolument proscrites.
De plus, on peut conseiller les ablutions froides ou chaudes (celles-ci à 40 degrés au moins), et l'on doit réclamer des patients une propreté minutieuse et les engager à éviter toute cause d'irritation de la peau. Les ablutions froides devront être en même temps astringentes, de façon à tonifier la peau, et, si des
lavages chauds sont recommandables, il faut proscrire les bains chauds et prolongés, qui sont toujours amollissants pour les tissus.
Malheureusement, ces conseils, qui sont connus et mis en pratique de toute antiquité et qu'on peut, à la rigueur, faire suivre aux gens aisés et d'une certaine condition sociale, sont pour la plupart impraticables pour les ouvriers, parmi lesquels on rencontre le plus de variqueux. De plus, s'ils suffisent, dans certains cas, pour atténuer les inconvénients des varices et empêcher leur développement, dans d'autres cas, au contraire, celles-ci n'en progressent pas moins et réclament alors l'usage des moyens orthopédiques, sur lesquels nous allons maintenant insister, car ce sont là ceux que mettent en usage la plupart des chirurgiens.