‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 102 sur 312 · Mon. Line., XIV, p. 919, fig · texte numérisé non relu

Mon. Line., XIV, p. 919, fig

4. Cf. Furtwàngler, Bronzefunde aus Olympia, p. 50 et suiv. ; Dumont- Chaplain, Céram. Grèce propre, I, p. 142.

o. Perrot-Chipiez, III, p. 107.

180 LA CÉRAMIQUE A RELIEFS AU IVe SIÈCLE

entre la deuxième moitié du ixe et la première moitié du vi® suivant d’autres1; de toutes manières, on voit qu’il a pu y avoir contact entre les dernières œuvres de la toreutique phénicienne et les premières œuvres de la céramique grecque à décor imprimé ; on remarquera d’ailleurs que la fixité relative de la technique du métal a pu permettre aux vases à décor imprimé de recueillir en héritage de très anciennes formules. Mais les emprunts de la céramique grecque n’ont pas eu lieu sans discernement ; les potiers grecs ont délibéremment laissé de côté un certain nombre de motifs trop exclusivement orientaux, et n’ont recueilli que ceux dont l’art grec avait déjà achevé l’assimilation ; et c’est pourquoi, s’il est exact que le principe général de la poterie noire à empreintes soit l’imitation des ouvrages en métal, il ne faut pas aller jusqu’à prétendre que chacun de ces vases est une reproduction plus ou moins exacte d’un vase d’argent ou de bronze. Les potiers grecs ont eu plus de fantaisie ; ils se sont dégagés, dès le début, de toute copie servile ; et, au cours des siècles suivants, ils se sont peu à, peu émancipés de tout assujettissement aux modèles primitifs : certains vases, tels que les petits flacons ou les lécythes piriformes, n’ont rien, la décoration mise à part, qui évoque une origine métallique, et sans doute ces formes ont- elles été créées par les potiers. Dès le ive siècle, il n’existait plus aucun contact entre les coupes phéniciennes de bronze, sans doute disparues de l’usage, et les coupes ou les flacons à motifs estampés. Les procédés, désormais stéréotypés, se transmettaient traditionnellement et persistaient grâce à l’usage immuable des mêmes poinçons. Dans les ateliers de Priène, de Pergame ou de Délos, où l’on fabriquait encore vers le me siècle, des patères à décor estampé, tout souvenir avait disparu de ces coupes en bronze dont les Phéniciens, dès le ixe siècle, étaient allés chercher l’inspiration dans l’art de l’Assyrie et de Babvlone.

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