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IV. — Scènes réalistes

27° (Fig. 56). — Athènes. Musée Nat. Inv. 11.797 (Yersakis, ’E<p. àoy., 1914, p. 50-57 et pl. 1 ; Kourouniotis, ’E<p. ocpy., 1917, p. 151-157).

Scènes dans un moulin.

(De gauche à droite) Un esclave, à gauche duquel se lit l’inscr. jjtaXwGpoZ, est occupé à moudre le grain, à l’aide d’un appareil dont M. Kourouniotis a expliqué avec une exactitude parfaite tous les détails (Z. Z., fig. 2 et 3) et qui se compose des éléments suivants : une table portant un plateau ; sur le plateau, un broyeur creux, dans la cavité supérieure duquel on versait le grain, et qui, fixé d’un côté à un pivot, était actionné au moyen d’un long manche. La besogne de l’esclave consiste à imprimer, par ce manche, un va et vient au broyeur frottant sur le plateau. — Le patron meunier ([AuXwvap^Yjç) entre à pas comptés, se

dirigeant vers la droite ; il est enveloppé d’un ample manteau, dont un pan relevé lui couvre le crâne. — Un esclave, vêtu d’un pagne et coiffé d’un pilos, est interrompu dans sa besogne, la même que celle du premier esclave ; courbant l’échine, levant le bras gauche, il cherche à éviter les coups d’un gardien ; celuici tient dans une main des cordes, et, dans l’autre, élève un objet long et arrondi, trop gros pour être une matraque, et où je reconnaîtrais plutôt un paquet de cordes. — A droite du gardien, l’inscr. xtvaiSot. — Vient ensuite un groupe fort confus où M. Kourouniotis a eu le mérite de voir clair : à droite un mulet attelé à un moulin, dont on aperçoit, en arrière, la meule et son axe. Le mulet est ithyphallique. En avant de lui, à droite, un personnage (dont la tête a disparu dans une cassure), ithyphallique aussi, accroupi à terre tend la main vers la bête, en un geste que nôtre figure 56 fait comprendre. Derrière l’homme accroupi, se dresse un poteau, auquel il semble qu’on veuille lier un esclave récalcitrant : celui-ci, soulevé par un gardien, les jambes traînant à terre, (et, probablement, ithyphallique) raidit un bras contre le poteau ; mais un deuxième gardien, le -upoipoç, paraît vouloir lui faire lâcher prise. — Derrière le mulet, un esclave (nu ? le pagne remonté aux aisselles P),' occupé à une besogne indéterminée, se défend contre les coups que lui administre un gardien (l’espèce de 'longue barbe que porte celui-ci n’est probablement qu’une défectuosité de l’empreinte). — Enfin, un dernier esclave est en train de bluter la farine au moyen d’un tamis dont il verse le contenu dans une sorte de vasque.

Quel est le sens de cette scène ? MM. Versakis et Kourouniotis ont supposé qu’elle était tirée de quelque représentation bouffonne. Le mot de yivatàoi avait en effet fini par désigner une catégorie assez basse d’acteurs ambulants (Cf. Dict. Antiq., s. v. Cinaedus) qui auraient été analogues aux « phlyaques » de Grande- Grèce et dont le répertoire aurait été composé, à ce qu’on croit, d’imitations bouffonnes de la vie réelle. G’est chose possible. Mais je m’en tiendrais pour ma part à une hypothèse plus simple. Ce que nous savons des vivatoct se borne à peu de chose ; mais il paraît en tout cas probable qu’ils ne semblent guère s’être constitués qu’au moment où les « Graeculi » pénétraient à Rome. Sur notre vase, le mot paraît bien avoir son vrai sens, le sens étymologique. Le titre de la scène est « Les Meuniers ». Et dans cette scène, les personnages principaux sont désignés par leurs noms : cela est évident pour le ij.uLo)vâpyr(ç : le xq-uopiç

est, sans aucun doute, le gardien qu’on voit près du poteau, celui qui est chargé de faire exécuter les châtiments ; quant à ’/ivatSct, on reconnaîtra qu’il peut désigner les deux esclaves ithyphalliques et qu’il s’applique à l’un d’eux, dans sa signification pré-

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cise. Je crois donc qu’ici, comme sur le bol suivant, se trouve représentée une scène d’atelier ; sur le bol suivant, elle l’est dans le genre sérieux ; ici, nous avons à faire à la caricature ordurière d'un de ces çYj-psEa, les ergastules grecs, où travaillaient les esclaves punis.

28° (Fig. 55 et pl. X a). — Bol. Louvre, Inv. CA 351. Proven. inconnue.

Atelier de fondeurs.

(De gauche à doite) Un ouvrier, vêtu de l’exomis (et, semble-t-il, coiffé d’un pilos) est assis sur escabeau ; devant lui est posé à terre un socle bas qui porte une enclume et un vase (?) ; il maintient sur l’enclume, au moyen de tenailles, une pièce qui paraît être une patte d’animal, probablement la patte du sanglier d’Erymanthe, dont il va être question plus loin ; et le bras droit levé, il frappe sur l’objet à coup de marteau (ou de cisaille) pour le modeler (ou l’ébarber). Au mur sont suspendues une paire de tenailles et des cisailles (ou des marteaux). — Un chauffeur, entièrement nu, actionne le soufflet d’un grand four (sur lequel on aperçoit les restes d’une inscription). Devant la gueule du four est posée une pince. - lin personnage, vu de face, et assis, portant un outil dans une main et des tenailles dans l’autre, contemple le groupe de statues placées à sa gauche, de l’air d’un homme qui jette à son travail le dernier coup d’œil. C’est le personnage important, sans aucun doute, le patron ou l’ouvrier chargé d’ajuster les pièces. — Le groupe qu’il examine est formé d’un Héraklès barbu et nu, à la musculature puissante et d’une Athéna, casquée, vêtue d’une tunique à ceinture et à bouffants, tenant un bouclier rond. Le héros tend les mains pour recevoir de la déesse la massue qu’elle lui présente. — Enfin, une troisième statue représente Héraklès qui, un genou au sol, s’arcboute pour soulever le sanglier ligotté qu’il porte sur l’épaule. Au-dessus, on lit l’inscription : ’Epu|j.dtv9i[cç -/.crepcçl.

Une inscription, dont une partie est illisible, donne l’indication

de la scène ici représentée : '1’. E (ou X) X (ou X) Y -cj

'Hp<r/„Âscuç[ :..]ç to [poKoCkcv ?] iv, SiSüiui oè tjimi

’Aôr(v5 | siç ’Apy.xofxv Tuopsuojxsvan à"', xov ’Epup.âv9tov xxixpov' è'cuv oè à9Xcç I

A la ligne 1, les traces de lettres ne permettent de restituer, après 'Hpay.Léouç, ni ’é pyx ni a9Xcuç. — La lecture à partir de ofowcu est certaine ; on peut s’étonner qu’aucun complément direct n’accompagne le verbe.

B. — BOLS A MOTIFS DISCONTINUS. — Les sujets des vases de cette catégorie sont empruntés aux même sources que des précédents ; toutefois, aucun ne représente de scènes réalistes. Ce n’est plus 'dans le répertoire décoratif que réside ici l’intérêt, mais dans le fait qu’ils forment la transition entre les bols de la série précédente et les bols- à motifs disparates dont il sera question aux Ghap. NX et XXI U y a donc lieu de les classer non d’après les sujets, mais dans un ordre qui montre le passage entre la série A et les séries postérieures : en tête de notre énumération, viendront ceux où chaque figure répond exactement à ce que nous apprend la légende (n08 29, 30) ; — puis ceux où, bien qu6 certaines figures n’y soient plus qu 'approximativement adaptées à leur rôle, le sujet dans son ensemble forme néanmoins un tout (nos 31-34) ; — enfin ceux dont l’ornementation est faite de débris incohérents empruntés au décor inspiré de l’épopée ou de la tragédie (nos 35-37).

29° (Fig. 58). — Bol. Louvre, Inv. MNC 660 (Potier, Mon. Grecs, II, 1885-1886, p. 48 sqq, pi. VIII ; Robert, Hom. B^ch., p. 76-81). Proven. Tanagra.

Sous le rebord, double rangée de grains d’avoine. Autour du fond, un rang de tresses et un rang d’oves. Les inscriptions qui désignent les personnages sont en barbotine.

Enfance d’Œdipe, telle qu’elle a été racontée par une fable d’Hygin (fab. 66).

(De gauche à droite) Periboia (chiton long et himation, un voile sur la tête) vient de découvrir le jeune Œdipe nu ; elle le tient dans ses bras ; die a le pied droit posé sur le rocher du rivage, où elle a recueilli l’enfant dans une corbeille que l’on voit posée sur le sol ; Hermès, qui l’a apporté dans cette corbeille (Euripide, Ion, 37) est représenté nu, les épaules couvertes d’une chlamyde, avec ses attributs ordinaires, pétase et caducée ; il est désigné en outre par une inscription. Se retournant vers la reine, il semble lui faire des recommandations. Une divinité marine (chiton et himation sur les jambes) assise sur un dauphin, contemple la scène.

Periboia a remis Œdipe à son mari, Polybe (Restes d’inscr. IIoa;j](3[c]ç), mi de Corinthe, que l’on voit ici, imberbe, en

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chiton et himation, assis sur un pliant et tenant Œdipe dans ses bras.

La source commune à notre coupe et à la fable d’Hvgin serait, d’après M. Pottier, l’OiMïouç d’Euripide.

30° ; — Bol. Athènes, Mus. Nat. (Kyparissis, ’Eç.àp-/., 1914, p. 210-222 et pl. 6). Proven. Céphalonie.

Les bordures supérieure et inférieure sont formées de tresses du type ordinaire. L’exécution des motifs est des plus grossières. Chaque personnage est désigné par une inscription.

Combat de Ménélas et d’Alexandros. Alexandros vient de tomber sur les genoux ; il tient encore au bras gauche son bouclier rond, et de la main droite relevée cherche à faire lâcher prise à son adversaire qui, debout derrière lui, l’a saisi par les cheveux ( Iliade , III, v. 369 et suiv.). Aphrodite, à droite, se précipite au secours de son favori ; elle ressemble déjà à une vieille femme ; d’après Homère, elle ne se mélamorphose ainsi que plus tard, en ramenant Paris à la couche d’Hélène (v. 386) : sa chevelure est réunie en un chignon allongé ; une longue tunique, partant' de dessous sa gorge, laisse à nu ces bras et cette poitrine qui la feront reconnaître d’Hélène (v. 396). A gauche, viennent à la rescousse, par grandes enjambées, deux guerriers d’un aspect grotesque : l’un cuirassé, mais sans casque, est désigné comme Agamemnon ; l’autre, qui le suit, et qui est vêtu d’une tunique courte, est coiffé d’un pilos, comme Ulysse.

A droite d’Aphrodite, Pandaros et Athéna. Pandaros, vêtu de l’exomis et coiffé de la tiare, tient son arc d’une main ; tandis que, de l’autre, il prend une flèche dans son carquois pendu à son dos. Athéna est à droite (casque, bouclier, lance) et le contemple. C’est sans doute le reste d’une scène représentant Pandaros sur le point de décocher le trait qui doit blesser Ménélas ( Iliade , IV, v. 105-126). Ménélas est absent, mais il a suffi au potier de l’avoir représenté une première fois dans le combat contre Paris,

Meurtre de Polyxène par Néoptolème. Au fond, on aperçoit le tumulus surmonté d’une haute stèle à fronton. Le guerrier (portant un ample manteau, et vêtu d’une tunique) plonge son glaive dans le sein de la jeune fille, qu’il a saisie par la tète et rapprochée de lui. A gauche, Achille, représenté comme un guerrier nu, portant une épée suspendue à un baudrier, et une lance, est assis sur un tertre. C’est évidemment un motif pris ailleurs : ce guerrier ne convient qu’à peu près pour représenter l’ombre d'Achille.

Enfin, à droite, un guerrier, nu, vu de dos, coiffé du pilos,

portant un bouclier, monte sur un socle bas en s’appuyant sur sa lance. Il est désigné comme Diomède (AIOMHAH sic). Il n’y a pas lieu, comme le fait M. Kyparissis, de chercher à rattacher cette figure aux « Exploits de Diomède ». C’est purement et simplement un motif de remplissage.

31° (Fig. 57). — Bol. Louvre, Inv. CA 263. Proven. Thèbes (peut-être le Cabirion).

Le bord supérieur est formé de listels. Au bord inférieur, une corolle de petites feuilles. Trois inscriptions.

Le décor est distribué en deux zones. Dans la zone inférieure, des poissons et des dauphins évoquent la mer.

(De gauche à droite) La nef d’Ulysse entre Charybde et Scylla ( Odyssée , XII, v. 201-259). Ulysse est debout sur la proue de sa nef, la lance au poing, le bouclier en avant (v. 228-230) et tient en respect le monstre (désigné par une inscr.) qui l’attaque à coups de rames.

L’épisode des Sirènes (Od., XII, 142-200). Les Sirènes (inscr. Seipÿjvaç sic ) sont représentées sous l’aspect de. femmes nues ; mais ces motifs sont évidemment empruntés à d’autres scènes : le groupe de gauche n’était sans doute primitivement qu’un couple bachique ; une autre joue de la lyre ; une autre marche à grandes enjambées, le manteau flottant au vent. A gauche, la nef ; au-dessus, une inscription, désignant Ulysse, se rapportait sans doute à la partie effacée de l’image, où le héros était figuré attaché au mât.

32° — Bol. Berlin, Antiquarium., Inv. 3161° (Robert, Hom. Bech., p. 81-85). Proven. Tanagra.

Les inscriptions qui désignent les personnages sont en caractères rétrogrades ; elles ont été gravées directement dans le moule (à noter la forme Tipscmxç).

Episodes tirés des Sept contre Thèbes d’Eschyle. (De gauche à droite) Deux guerriers nus et sans casque sont aux prises. L’un, l’épée haute, cherche d’une main à arracher le bouclier de son adversaire qui tire son épée du fourreau. Il s’agit, d’après les inscriptions, d’Etéocle et de Polynice. Groupe de deux autres combattants : l’un à pied, imberbe, nu, armé d’une lance et d’une pelta, coiffé d’un pétase, est désigné par une inscription comme Créon ; l’autre, Adraste, est à cheval, conformément à la tradition. A droite, un personnage âgé et barbu, qui représente Tirésiàs, est assis sur un trône. Puis, un autre couple de guerriers nus et sans casques, avec bouclier et épée ; l’un d’eux, affalé, reçoit les coups de son adversaire, désigné par l’inscription comme Tydeus. A droite enfin, une femme âgée, en chiton et

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himation, assise sur un trône qui, la tête dans la main droite, ■donne les signes de l’affliction ; c’est sans doute Jocaste.

Tous ces personnages sont de tailles différentes ; le modeleur s’est donc contenté de prendre au hasard dans un jeu de pompons des figures ne correspondant qu’approximativement au sujet (par ex. le vieux Créon est représenté en jeune guerrier ; Tirésias et Jocaste sont assis sur des sièges pour contempler les divers combats).

33° — Bol h Université de Halle (Robert, Hernies XXXVI, 1901, p. 159, 160).

Le sujet est donné par l’inscription «hcpxtosç. Il s’agit donc des « Phorkides » ou « Grées ». Mais on ne comprend pas le sens de la représentation.

Les trois Phorkides sont chacune désignées par une inscription : IIs[j.©pp3wv,’Evuw ( les deux Grées historiques, cf. Hésiode, Théogon., v. 276) et LUpcrw. Elles sont représentées non pas, selon la tradition, comme d’horribles vieilles, mais comme de jeunes femmes. Pephrédô et Perso sont immobiles ; Enyô se dirige vers une porte. Une figure d’enfant, indistincte, semble lui montrer le chemin. Une figure, que Robert croit avoir été Persée, a disparu dans une cassure. Vient ensuite Héra. (Inscr. "H(p)[a].

C. Robert suppose que la source cle cette illustration est la pièce d’Eschyle intitulée les Phorkides.

34° (Fig. 59). — Bol. Berlin, Antiquarium, Inv. 3161 k (Robert, Hom. Bech., p. 69-73). Proven. Tanagra.

Bande supérieure : volutes horizontales. Bande inférieure : deux rangs de palmes imbriquées.

Les personnages, sauf un, sont de petites dimensions.

La scène principale est empruntée aux récits de la prise de Troie. Le Cheval, avec des bandelettes et des lemnisques aux oreilles, est arrêté. De son flanc ouvert, sort un guerrier. A gauche, une femme vue de dos, le torse nu, sans doute Cassandre, ■enlace la statue d’Athéna Promachos ; près d’elle un guerrier s’élance, l’épée nue (Un groupe identique figure sur une « table iliaque», Iahn, Griech. Bilderchron., pi. I), A gauche du groupe, un temple à colonnades, le temple d’Athéna, près duquel on voit un guerrier courant, une torche à la main ; ce serait, pense

1. Nous- ne connaissons aucune reproduction de ce bol. Si je l’ai rangé •dans la seconde classe, c’est pour la raison que l'éditeur signale la discordance entre les inscriptions’ et l’aspect donné aux Grées. On peut donc supposer que le modeleur, ici aussi, a utilisé des poinçons qui n’étaient pas faits pour ce rôle.

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C. Robert, Sinon, qui, d’après le sommaire de Yllxou persis conservé par Proclos, serait allé indiquer aux Achéens le moment propice à leur entrée et éclairer leur route. — A droite du cheval, trois guerriers accourant, puis un quatrième sonnant de la trompette. Enfin, un personnage nu, d’un poinçon deux fois plus grand que les autres, qui lève le poing droit à hauteur du fjont ; il tenait sans doute un bâton, disparu. Ce personnage qui sert simplement de remplissage, est identique au Laerte du bol n° 24, et provient sans doute très probablement du même poinçon.

Il n’y a aucune unité dans l’action ; les récits successifs sont ici mêlés : Sinon avertissant les Achéens, meurtre de Cassandre, apparition des Achéens hors du cheval.

35° — Bol. ( Journ . Héll. Stud., XXII, 1902, p. 3, fig. 2). Proven. Thèbes.

Bandes supérieures : de haut en bas, rosettes et palmettes, volutes horizontales et gouttes allongées, rosettes, oves et dards. — Autour du fond, deux rangées de palmes imbriquées.

Motifs divers. — Du calice de folioles imbriquées surgissent des ajoncs et des fleurs stylisées tenant parfois toute la hauteur du vase. Dans le champ libre, à la partie inférieure, des canards, des lièvres courants, des chiens courants, de petits vases, un masque de satyre à longue barbe et larges cornes de chèvres. A la partie supérieure, une suite de divinités et de personnages divers sans grands rapports entre eux. (De gauche à droite) Parmi les ajoncs, qui sont sans doute ceux de l’Achéron, deux femmes, l’une debout, l’autre accroupie, tenant chacune un vase à la main ; peut-être les Danaïdes. Puis un personnage qui joue de la double flûte ; le contour hérissé de sa chevelure le désigne pour un Satyre. Puis une sorte d’autel à fronton sur lequel on lit : s'jorsëù>(v) 1 ; c’est la stèle qui marque l’entrée de l’Iiadès, séjour des « bienheureux ». Vers la stèle se dirige un homme nu, une longue chlamyde sur l’épaule, tenant un objet indistinct à la main droite et levant la main gauche ; il est suivi d’un attelage à quatre chevaux dont le char porte un personnage féminin qui se débat entre les bras du cocher. C’est le char enlevant Coré ; et le personnage en avant est sans doute Hermès. En arrière une femme suit à grands pas : c’est Déméter. Puis viennent successivement Athéna, la lance en avant, Hécate avec ses deux torches, . Artémis tirant de l’arc.

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