S. Rein-ac.h, Reliefs, III, p
2. Fr. Thiersch, Silh. Gef. Antiquarium München (Abhandl. Akad. H 'iss. Münch., I, CI., V, C II, 1848).
Fig. 61. — Tasse en argent de l'antiquaiuum de Munich (d’après Fr. Thiersch, Abhandl, Ahad. 1F iss. MiXnch ., 1. Cl. Y, 1818)
— A gauche, devant une tente ouverte, à la porte de laquelle pend un bouclier, des captives, affaissées et douloureuses, attendent leur arrêt ; vers l’une d’elles, qui se détourne avec effroi, s’approche un guerrier barbu, vêtu d’une courte chlamyde, et qui tient à la main droite un glaive. Il doit s’agir d’Ulysse venant annoncer à Polyxène son arrêt de mort (Euripide, Hécube, v. 216 sqq). Dans le fond, apparaît une figure très effacée de guerrier, qui représente peut-être l’ombre d’Achille, en l’honneur de qui le sang va couler.
Si nous avons insisté sur la description de cette coupe, c'est qu’elle peut en quelque sorte venir en tête de toute une série de vases métalliques, sur les meilleurs desquels on retrouve les mêmes qualités, noblesse et gravité de l’expression, sobriété dans le réalisme, dédain pour le détail inutile, goût marqué pour les scènes dramatiques. A elle seule, elle suffirait à nous donner l’idée de ce qu’ont pu être les modèles des bols de terre cuite.
Mais les textes nous permettent de compléter ces renseignements. Athénée 1 2 3 cite, parmi les toreutes célèbres, Mys,
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Mys est ce toreute qui, d’après les dessins du même Parrhasios, cisela le bouclier d’Athéna, Parthénos 4. On voit donc que l’usage d’emprunter au cycle troyen le décor des vases de métal remonte à la meilleure époque classique.