‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 217 sur 312 · Par ex. Robert, cp. I., p. 30, E · texte numérisé non relu

Par ex. Robert, cp. I., p. 30, E

Pour ce qui est des bols à glaçure que nous avons considérés comme attiques (p. 359) et îles bols d’origines diverses qui leur sont analogues, le rôle d’une industrie alexandrine y devient plus net. Les bords du bol s’exhaussent, atteignant parfois le tiers de la hauteur totale, particularité que rien n’empêche d’attribuer à une imitation lointaine des calices égyptiens ; le décor des corolles peut aussi être inspiré de ces calices ; dans le répertoire s’introduisent de vieux motifs égyptiens, les diverses feuilles lotiformes, les boucs affrontés, les poules-d’eau. Il est évident que tant de détails concordants doivent être attribués à ces premières relations entre la Vieille-Grèce et l’Egypte des Ptolémées, dont nous verrons plus loin des exemples. Mais, pour les raisons exposées ailleurs (p. 359), je crois qu’il s’agit là de produits céramiques sortis d’ateliers de Vieille- Grèce, et surtout de Béotie ou d’Athènes.

Enfin, avec les bols à vernis mat, se manifeste l’influence définitive et décisive de l’art d’Alexandrie. Les bols « déliens», de formes si singulières, disons, de formes si peu métalliques, ont leur modèle dans un type de la vieille faïence égyptienne, dont on connaît des spécimens remontant à la xvme dynastie L Ce type est rare ; il n’en reste que peu d’exemplaires. Il a dû plaire par cette rareté même ; et il permettait d’introduire une variante dans une catégorie de vases qui en comportait naturellement si peu.

Nous avons trop insisté par ailleurs (p. 375) sur tout ce que le décor de ces bols récents a d’essentiellement égyptien, pour faire autre chose ici que de le signaler en manière de conclusion, et pour montrer à quoi ont abouti des produits proprement grecs à leur origine.

En résumé, on peut se représenter ainsi l’évolution topographique et chronologique des bols.

Antérieurement à la fin du ive siècle, sans doute après 350,

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