Athénée, V, 199 E sqq
canthare de porcelaine, un petit vase en verre représentant un Ero's qui chevauche un canard \ un flacon d’argent orné dans la moitié supérieure de godrons et de tresses, et dans la moitié inférieure d’un calice de lotus1 2.
De même entre Athènes et l’Egypte, le trafic finit à la longue par se faire en sens inverse ; d’abord assujettie à la céramique et à la toreutique d’Athènes, l’industrie alexandrine devint à son tour prépondérante, et c’est sans aucun doute à son action qu’a été due l’introduction, dans le décor des bols à glaçure originaires d’Athènes, des motifs égyptiens que nous avons signalés plus haut.
De quelle manière les œuvres originales en métal ontelles provoqué l’éclosion des divers ateliers de céramique où il fut de mode d’en donner des imitations et des copies ? Et dans quelle mesure cette céramique nouvelle constitue-t-elle un domaine indépendant de la toreutique ? Ce sont là des questions qu’on est autorisé à se poser si l’on se rappelle combien de libertés ont pu se permettre, grâce à l’usage des poinçons et aux facilités de surmoulage, les fabricants de bols à reliefs. Nous sommes donc en présence de deux domaines distincts, où s’exercèrent des activités bientôt devenues divergentes. Après avoir montré quelle fut l’action de la toreutique alexandrine et quand commença cette action, il nous reste à savoir dans quelles régions et sous quelles influences se constitua la céramique d’imitation, et si Alexandrie a eu dans la formation et dans l’expansion de cette céramique la même importance que dans la vaisselle métallique correspondante.
Nous avons vu (p. 357) ce qu’il fallait penser des échanges commerciaux dont auraient fait l’objet moules et poinçons. Comme il me paraît utile d’insister sur cette question, dont l’importance est grande quand on veut déterminer la