Je pense en particulier au célèbre Satyre de Pergame
LA CÉRAMIQUE DE PER GAME
encore le tailleur de gemmes, sont sollicités, par la résistance même de leur matière, à s’arrêter longuement aux minuties. Il me paraît donc évident que les creux d’où sont sortis plusieurs des motifs qui ornent nos vases ont été surmoulés sur des vases précieux ; ce qui, en soi, n’est pas invraisemblable, puisqu’il existe des exemples attestés d’un tel procédé b
Mais alors est-il permis de se dire que, grâce à nos vases, pour peu que notre imagination leur rende l’éclat de l’argent ou de l’électrum, nous pouvons évoquer toute l’admirable vaisselle dont de trop rares spécimens nous font regretter la perte ? Avons-nous le droit’ de commenter le joli skyphos que reproduit notre pl. XYI a, avec les agréables vers de Théocrite (Idyl. I, v. 29-31) décrivant un
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Je ne crois pas qu’il faille aller jusque là. Voici pour quelles raisons. Il est vrai que la forme de la plupart de ces vases est d’origine métallique ; il est vrai qu’il en est de même de leur décor. Et pourtant la copie n’est certainement pas conforme au modèle. On ne conçoit pas qu’un toreute ait ainsi semé des motifs disparates à la surface d’un vase. Pourquoi l’eût-il fait ? Quel que fût le procédé, ciselure, repoussé, placage, il avait chaque fois, pour chaque motif, à recommencer le même travail lent, qui s’accommodait toujours avec la variété, qui y entraînait souvent. On s’imagine très bien, au contraire, un potier appliquant une bande d’argile sur l’œuvre d’un toreute, tout au long d’une scène à plusieurs personnages, et ensuite, — dans l’impossibilité où il se trouve d’en faire un moule complet, capable
1. Walt&rs-Birch, Ane. Pottery, I, p. 134, n° 3, p. 210 et p 500, pl XLVITI ; S. Reinaeh, Esquisses archéologiques, p. 233, etc...