‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 248 sur 312 · CI. Athénée, XI, 471 c et d · texte numérisé non relu

CI. Athénée, XI, 471 c et d

ATELIERS D ASIE MINEURE

de contenir un vase entier, avec toute sa panse, — découpant la bande en tranches et se constituant de la sorte tout un jeu de matrices. Il aurait du moins pu ensuite juxtaposer d’une manière raisonnable les acteurs d’une même scène ; il n’en a eu cure.

Ainsi, chaque motif en quelque sorte, et chaque motif figuré surtout, est le débris d’un vase en métal précieux dans le décor duquel il jouait un rôle ; les scènes qui se développent sur les vases de Boscoreale, de Hildesheim ou de Bernay, nous donnent une idée de ce que pouvaient être les modèles de nos potiers ; mais ils ne comblent malheureusement pas la lacune dont des fragments trop mutilés ou trop rares nous laissent comprendre l’étendue.

Il va sans dire que, pas plus que les potiers, les ciseleurs de vases précieux n’ont inventé aucun des motifs dont ils usent. Comme leurs prédécesseurs, dont les œuvres ont servi de modèle pour les bols à glaçure ou à vernis mat, ils cherchent leurs sujets dans le répertoire courant ou dans l’imitation des œuvres d’art en vogue ; mais, depuis l’époque des bols, la mode a changé et le goût de la clientèle s’est porté vers d’autres sujets et d’autres œuvres. Nous pouvons, grâce à nos vases, savoir dans quelle mesure a. persisté la décoration antérieure, et de quel côté s’oriente la décoration nouvelle.

Les motifs végétaux qui formaient si fréquemment les « calices » des bols ont presque disparu : je ne trouve à citer que les palmes n° 2. Les branches de lierre et les guirlandes se sont maintenues pour des raisons particulières. Si le lierre jouit encore d’une faveur spéciale, c’est qu’il est considéré comme un attribut du thiase dionysiaque. Les toreutes se sont en cela conformés à une tradition d’origine très ancienne 1, dont les premiers exemples ont été fournis par des fabriques ioniennes 2 et qui, disparue à peu près dans

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