Couve, Bull. Corr. Ilell., XXII, 1898, p
LA CÉRAMIQUE DE PERGAME
l’art attique de la seconde moitié du ve siècle, s’est maintenue dans la poterie du Cabirion et s’est prolongée par l’intermédiaire des céramiques du Versant Ouest de l’Acropole 1, d’Hadra2 et de l’Italie Méridionale 3 jusqu’à l’époque des bals à vernis mat (voir p. 381) et de nos vases4. La guirlande en feston est un vieux motif grec 5, rajeuni et remis à la mode par l’adjonction des Eros 6.
Pour ce qui est des motifs figurés, le répertoire des bols était, de même, plus varié que celui de nos vases. Des scènes de combat qui revenaient si souvent sur les premiers, il ne subsiste sur les seconds que des débris. Parmi les sujets de la mythologie sérieuse qui alimentaient le répertoire des bols, on ne trouve plus à signaler que le groupe de Poséidon et d’Amymone. Les animaux ont entièrement disparu. Des monstres, il ne demeure que le griffon 7 . En revanche, les sujets bachiques, érotiques et grotesques occupent une place presque exclusive.
Il serait vain de chercher des modèles déterminés à des motifs tels que les personnages grotesques, les groupes obscènes, les Eros8, la Ménade appuyée sur un Satyre. Mais il n’en est pas toujours ainsi ; nous avons constaté en effet, entre certains types de la sculpture néo-attique et quelques personnages, une ressemblance qui s'étend jusqu’aux détails (voir, par exemple, les Ménades nos 10 a, c, d, le Satyre n° H a ; noter surtout qu’une des Ménades,