IMPORTANCE DE LA CÉRAMIQUE A RELIEFS ASIATIQUE
Les vases dont il a été question dans les deux chapitres précédents représentent l’industrie céramique d’Asie Mineure pour le iie et le ier siècle avant J.-C. La durée en a donc été relativement courte.
A partir du ier siècle avant notre ère, la céramique traditionnelle à couverte glacée n’est plus représentée que par quelques spécimens du style à « emblème », en particulier par les médaillons à portraits dont nous avons parlé au Chapitre XYI (p. 237), ainsi que par ces grandes patères à glaçure rouge, dépourvues de relief, n’ayant d’autre décor que le sceau du potier, et auxquelles on devrait réserver, pour ne pas créer de confusion, et rester fidèle à l’étymologie, l’appellation de «terra sigillata ». A cette date, la poterie vernissée cède la place à la poterie émaillée, ainsi que nous le verrons au chapitre suivant.
La poterie émaillée ne dura elle-même, en Asie Mineure, qu’un temps assez court. Aux premiers siècles de notre ère, si l’on met à part certaines œuvres d’un style fruste et quasi barbare, — vases ventrus décorés à la barbotine b vases de formes diverses 1 2, — on peut dire que la céramique asiatique n’existe plus. Le fait qu’une cruche à anses cordées de fabrication alexandrine 3 provient d’Asie Mineure, le