Nos
9. Nos 3.630, 3.636, 3.066, 3.673, 3.699, 3.774, 3.812, etc...
inférieure enfermée dans les mêmes pétales que les fonds de seaux à libation 1 ou que les calices de lotus 2 (voir cidessus p. 502). Si nous exceptons encore des motifs égyptiens plus qu’à demi-hellénisés, tel qu’Harpocrate, une prêtresse d’Isis, des griffons et des antilopes, si nous faisons abstraction des rayures verticales ou ondulées qui peuvent être nées spontanément et séparément dans l’un et l’autre art 3, nous constatons que la plupart des motifs sont grecs 4, perles et pirouettes, rangs de perles, bosselages, flots, grandes volutes à feuilles, volutes de pampres, folioles, juxtaposées ou en groupes superposés, où l’on peut voir une stylisation de la bande de lierre grecque, suite de lions, masques appliqués aux anses.
Pour ces vases, qui se répartissent sur toute la période ptolémaïque et sur la plus ancienne période romaine, il est impossible d’établir un classement chronologique. Dans l’ensemble, ils doivent être considérés comme de très peu postérieurs aux bols à vernis mat. Il faut se garder, à notre avis, d’admettre que ces vases ont exercé quelque influence sur la constitution de la céramique hellénistique. Ils sont bien plutôt le produit de l’esprit nouveau qui dirige l’art grec originaire d’Egypte ; spécimens isolés de tentatives diverses, ils n’ont joué aucun rôle dans la constitution de cet art ; et même les bols en faïence émaillée à calice de lotus 5, qui se rapprochent le plus des bols vernis et glacés, ne sont, rien de plus qu’une forme particulière, et plus proprement égyptienne, de la céramique nouvelle.
Canthares imités du métal. — Le meilleur spécimen (fig. 109) s’en trouve au Musée de Berlin 6. Il provient de