‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 31 sur 312 · Exemplaires connus · texte numérisé non relu

Exemplaires connus

De Rhodes (sans indication plus précise) : deux amphores intactes, Coll. Warocqué, I, p. 47, nos 81 (= Salzmann, Nécrop. de Camiros, pl. 25) et 82; un fragment, Milehhofer, An fange der Kunst, fig. 48.

De Camiros (Rhodes) : fragments, Pottier, Catal. Louvre, A 396, pl. 13 ; Salzmann, Ibid. pl. 26 et 27 ; Ann. Brit Sch., XII, 1905-6, p. 70-79.

De Ialysos (Rhodes) : deux amphores intactes, Furtwângler-Lôschcke, Myken. Vasen, fig. 1 ; et British Muséum, A 585 (= Pottier, Bull. Corr. Hell., XII, 1888, p. 509, n° 6 et Ann. Br. Sch., XII, p. 78, n° 3).

D’Assarlik (Carie) : deux fragments, .Journ. Ilell. Stud., VIII, 1887, p. 71, fig. 10 et p. 79, fig. 26.

De Datcha, l’ancienne Dadia (Carie) : fragments, Athen. Mitt., XXI, 1896, pl. 6 (fragment du même vase au Musée National d’Athènes, n° 5.604) et pp. 230 et 232.

De Boudroun, l’ancienne Halicarnasse (Carie) : amphore du Louvre, n° CA

De provenance inconnue : deux fragments à l’Ecole anglaise d’Athènes, Ann. Br. Sch., XII, p. 71 sqq.

PÉRIODES PRÉ ARCHAÏQUE ET ARCHAÏQUE

noenne ; elle offre des analogies évidentes avec les pitlioi de la Crète archaïque (voir pi. I, c).

Sur l’argile de nature assez grossière, de couleur grise ou rougeâtre, et sans couverte, ont été estampés, à l'aide de poinçons plats ou de rouleaux, ou, plus rarement, à main levée, des décors en relief très faible, mais d’un contour net.

L’ornementation couvre le col et la moitié supérieure de la panse sur une face seulement. La nudité du revers et de la partie inférieure s’explique par le fait que les amphores faisaient office de riyj.x-x funéraires et que, comme telles, plantées en terre sur les tombes, elles ne s’offraient aux regards que partiellement.

Sur le col le décor est disposé dans un rectangle divisé en registres ou en bandes croisées et entouré d’une bande étroite ; sur la panse il est étagé en zones.

Tels sont les caractères généraux de cette céramique. Mais du point de vue de la forme, de la technique et du répertoire décoratif, on peut y distinguer deux groupes, représentant deux périodes successives.

Le groupe d’aspect le plus rudimentaire, et qui semble être le plus ancien, est représenté par une amphore de Ialysos 1 que caractérisent les proportions ramassées du col et l’évidement des anses. Le seul exemplaire bien conservé porte en outre sur la tranche des anses, des serpents en relief, motif qui ne se rencontre sur aucun des autres vases connus de même type, mais qui, comme on le sait, n’est point rare à l’époque archaïque ; on en connaît des exemple dans les céramiques du Dipylon, proto-attiqne 2 et géométrique-rhodienne 3.

1. Furtw.-Lôsch., Myk. Vas., fig. 1. Au même groupe se rattachent des fragments trouvés en Carie ( Journ . Helï. Stud., VIII, p. 71, fig. 10).

2. Par ex. Arch. Anz., VII, 1892, p. 100 ; Collignon-Couve, Catal. Vas. Mus. Nat. Athènes, pl. XI, 196, 210 ; pl. XIX, 4G7 ; Pottier, Catal. Pas. Louvre A 396, pi. XIII.

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