‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 34 sur 312 · Perrot-Chipiez, VI, p. 131, fig · texte numérisé non relu

Perrot-Chipiez, VI, p. 131, fig

RHODES, BÉOTIE, ETC... 61

des pattes trop courtes, la même désarticulation des membres.

De même que les taureaux passants, les Centaures appartiennent, au répertoire de la céramique peinte rhodienne, où ils apparaissent sur tel vase 1 qui forme transition entre les séries géométrique et oriental isante. Comme on le voit par les deux types nso 18 a et b, les Centaures sont représentés ici avec les jambes antérieures humaines, suivant la mode orientale, et, brandissant un arbre contre un adversaire, — Héraklès ou Lapithe, — qui attaque avec une bipenne. Les deux motifs reproduits ici, diffèrent, comme nous l’avons indiqué plus haut, par le caractère de l’exécution ; l’un paraît comme l’ébauche maladroite de l’autre. Cette différence tient, semble-t-il, moins à une différence d’époques que de modèles ; du motif n° 18 a, le plus grossier, on rapprochera certaines bandes en or d’Athènes et de Corinthe 2 ; l’autre, où l’on voit un poignard de forme mycénienne, présente des analogies très grandes avec des oeuvres métalliques de style mycénien-orientalisant : le centaure n° 18 b ressemble à un guerrier d’une plaque en bronze de l’Acropole 3 et sa croupe féline rappelle le lion et les cerfs d’un diadème en or du Dipylon 4, d’une plaque en or d’Eleusis5, ainsi que les chevaux de certaines fibules 6.

Enfin le char (n° 17) appartient au type orientalisant, caractérisé par l'usage de la roue à huit rayons7, et c’est sans doute par l’intermédiaire de l’art hittite 8 que le motif est entré dans le répertoire décoratif de nos amphores.

1. Bull. Corr. Hell, XXXVI. 1912, p. 503, fig. 10 : ce vase est vraiment de < transition » puisqu’il réunit côte à côte les deux types de centaures, l’un h jambes antérieures humaines, l’autre quadrupède.

2. Perrot-Chipiez, VII, p. 247, fig. 115 ; Arch. Zeit., 1884, pl. 8, 1 et pl. 9, 1.

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