‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 41 sur 312 · Bull. Corr. Hell. 1898, p · texte numérisé non relu

Bull. Corr. Hell. 1898, p

2. Exemplaires : Saglio-Pottier, Dict. des Antiq. s. v. Caelatura, fig. 933

(Athènes) ; Athen. Mitt., XVIII, 1893, p. 109, fig. 7 (Dipylon) ; àpy.,

1885, pl. 9, nos 1 et 2 (Eleusis), etc...

3. Trouvailles à Camiros (Cf. Arch. Iahrb., VI, 1891, p. 269).

RHODES, BÉOTIE, ETC

toute la Grèce continentale ; à Corinthe, à Athènes, à Dodone, à Olympie, à Delphes et en Béotie. Ce sont les plaques dites, sans doute à tort, « argivo-corinthiennes 1 » .

Si l’on compare la décoration des vases à reliefs béotiens à celle des diverses œuvres ci-dessus énumérées, on y relève quelques motifs analogues, tels que les têtes-de-clous, les lions en attitude héraldique, les cerfs, les bœufs, les coqs ; mais ces sujets sont du domaine courant de l’art orientalisant tout entier, et leur usage simultané par les toreutes et les potiers n’implique nullement que ceux-ci aient imité ceux-là. Une imitation ne serait prouvée que par des ressemblances étroites de technique, de rendu ou de style. Or ces ressemblances, si l’on y regarde de plus près, se ramènent à peu de choses : la persistance des têtes-de-clous, le procédé du dessin en pointillé pour certains motifs (fi g. 14, g) sont évidemment dus à l’influence du travail métallique. On peut aussi admettre que les volutes de forme si particulière (fig. 14, g ) ne sont qu’une imitation de celles qui se voyaient sur des bijoux, tels que les plaques d’or d’Eleusis 2.

Ces quelques analogies et ressemblances mises à part, on peut dire que tout est différent entre les pithoi béotiens et les ouvrages métalliques, — qu’il s’agisse des bijoux attiques ou des lames ((argivo-corinthiennes», — tant pour le répertoire décoratif, que pour le style, la composition, et les détails du rendu et du dessin.

Les rosaces, les enroulements du type mycénien, les lions dévorant cerfs et bouquetins qui décorent les bijoux funéraires de l’Attique, font défaut sur les jarres béotiennes ; l’on n’y retrouve pas davantage les motifs familiers aux plaques ((argivo-corinthiennes», tels que les postes, les oAœs, les astragales, les méandres, les palmettes et (leursde-lotus, les torsades triples, les oiseaux, les chiens, les lièvres, les sphinx, les oiseaux à têtes humaines, les grif-

1. Ces plaques ont fait l’objet d’une étude de De Ridder, De ectypis aeneis.

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