‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 44 sur 312 · Par ex., Ibid, n · texte numérisé non relu

Par ex., Ibid, n

4. ' M. Holleaux dans les fouilles du Ptoïon a découvert de nombreux spécimens de ces plaques (Bull. Corr. Hell., XVI 1892, pl. X, XI, XIV, XV). Cf. aussi d’autres plaques provenant de Béotie. (De Ridder. Ibid., n° 91 ; Annali, 1880, pl. H, J).

5. Les plaques argivo-corint.hiennes ont peut-être suscité des imitations en terre cuite : les sarcophages à reliefs publiés par M. Pottier (Monts. Grecs, 1888, p. ESo et suiv.) portent en effet certains motifs empruntés au même répertoire que la décoration des plaques : doubles tresses, postes, sphinx, lions, cavaliers. Or, c’est en Béotie, à Tanagra, que ces sarcophages ont été découverts ; et comme ils sont plus anciens que les amphores à reliefs béotiennes, on peut s’étonner que le décor des amphores n’ait pas subi l’influence de celui des sarcophages, ou que, du moins, il n’ait pas subi, comme lui, l’influence des plaques en bronze.

PÉRIODES PRÉARCHAÏQUE ET ARCHAÏQUE

potiers béotiens, s’ils se sont inspirés de la technique du métal, n’ont puisé qu’ incidemment dans le répertoire décoratif des oeuvres métalliques, qu’ils n’ont fait d’emprunts, et combien rares’ qu'aux bijoux de l’époque géométrique, et qu’ils ont cherché leurs inspirations principales dans la peinture des vases contemporains.

Les fabriques de Rhodes et de Béotie sont les seules dont nous ayons conservé, et en assez grand nombre, des spécimens complets ; elles méritaient donc une place à part dans cette étude. Des autres fabriques, il ne nous reste plus que de rares fragments ; mais ils nous permettent toutefois d’apercevoir les diversités d’origines, de tendances et de goûts qui se manifestaient alors dans la céramique à reliefs, plus encore que dans la céramique peinte. Dans les Cyclades, à Argos, se mêlent les influences venues des deux bords de la mer Egée ; à Corinthe, en Attique, en Laconie, au contraire, on remarque, plus encore qu’en Béotie, une certaine résistance à l’engouement oriental.

TENOS, DELOS. — La céramique à reliefs des Cyclades septentrionales n’est représentée que par six fragments, quatre provenant de Ténos, un d’Erétrie en Eubée, et un de Délos.

Parmi ces fragments, qui tous appartenaient à des grandes jarres, trois se rattachent aux pitboi béotiens ; sur tous les trois le relief est obtenu, de même qu’en Béotie, par le modelé dans un cadre tracé à la pointe : sur le premier 1 on voit un personnage masculin imberbe et à longue chevelure, qui rappelle trait pour trait le Persée d’une amphore béotienne (fig. 16, c) ; sur le second2, qui provient de Délos, il ne reste plus que les jambes d’un homme marchant,

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