Inédit
RHODES, BÉOTIE, ETC
ainsi qu’une pseudo-inscription ; sur le troisième 1 est représenté un bœuf marchant à droite.
On pourrait rapporter à T imitation de la céramique orientalisante 2 un reste de sphinx à aile recourbée 3, si l’œil arrondi et. la forme de l'aile ne faisaient plutôt songer aux amphores béotienes (Pensée, danseuses, chevaux ailés).
Un arrière-train de cheval (ou de centaure) 4 est peut-être du même style que les figures précédentes.
D’un caractère très différent 5 est un motif qui représente un homme nu, étendu à terre, couvert de blessures et dévoré par un oiseau (fig. 17).
Fig. 17. — Fragment trouvé a Ténos Athènes, Musée National, n° 2495 (d’après un croquis)
Dans ce fragment singulier, se rencontrent des tendances opposées ; le personnage est si évidemment apparenté aux figures des vases géométriques du Dipylon, qu’il ressortit sans aucun doute à la même école que ces vases et remonte à la même époque ; d’autre part, c’est le plus ancien exemple d’un sujet qui a été traité par les bronziers des plaques
1. Pottier, Bull. Corr. Hell., 1888, p. 509 ; ’Ecpyjp.. àpy., 1892, p. 217.
2. Exemples dans les peintures de vases corinthiens, béotiens, méliens, ainsi que sur les plaques « argivo-corinthiennes ».