Ibid., n
5. Athen. Mitt., XI, 1886, p. 87 ; Pottier, op. I., p. 500, n° 16 ; — Mon. Grecs, 1885-1888, p. 55, n° 15.
PÉRIODES PRÉARCHAÏQUE ET ARCHAÏQUE
« argivo-corinthiennes » 1, mais qui remonte, ainsi que l’a indiqué M. Pottier, à une vieille origine orientale 2.
M. Graindor croit, à cause de la qualité de l’argile des spécimens publiés par lui, qu’il a existé à Ténos, des ateliers de vases à reliefs ; ce qui répondrait assez à ce que nous savons sur la diffusion des ateliers, à cette époque.
De toute façon, qu'il s’agisse d’importations ou d’imitatations locales, les trouvailles de Ténos, d’Erétrie et de Délos montrent l’expansion dans les Cyclades, par l’intermédiaire de l’Eubée (ou du sanctuaire d’Apollon Délien) de la céramique à reliefs de Béotie.
MELOS. — De la fabrique mélienne il ne reste comme spécimens que deux fragments décorés avec le meme moule et provenant peut-être du même vase 3. Ils appartenaient au rebord d’une grande jarre ; la lèvre était ornée d’une torsade double et le col, de motifs estampés au rouleau représentant, un centaure galopant aux prises avec un adversaire, qui est peut-être Héraklès, et un autre centaure galopant, portant un arbre sur l’épaule. — M. Baur, en comparant la forme des centaures sur ces fragments et sur des intaiPes d’origine certainement mélienne, admet qu’il s’agit de vases fabriqués à Mélos.
Ces débris si mutilés offrent cet intérêt que les centaures y sont du type continental, — torse humain sur corps de cheval, — alors que les centaures de Rhodes (voir p. 61) sont conformes au type oriental, caractérisé par les jambes antérieures humaines.
Nos fragments ne sont pas les uniques spécimens d’une céramique à reliefs mélienne. On a découvert en effet à