‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 47 sur 312 · De Ridder, De ectypis..., p. 12, n · texte numérisé non relu

De Ridder, De ectypis..., p. 12, n

2. M. Pottier (Bull. Coït. Hell., XII, 1888, p. 500) en rapproche certains reliefs assyriens, surtout une stèle de Chaldée publiée par M. Heuzey (Gaz. Arch., 1884, pl. 24 ; de Sarzec et Heuzey, Découvertes en Chaldée, pl. 3).

3. Athen. Mitt., XXI, 1896, pl. V, I, p. 216 ; Baur, Centaurs in Ancient Art, p. 8 et suiv., nos 13, 14, pl. XII, 14.

RHODES, BÉOTIE, ETC

Mélos un morceau de sarcophage orné de motifs estampés 1 ; et c’est sans doute aussi à un atelier mélien qu’il faut rapporter d’autres spécimens de cette mode curieuse, découverts à Tanagra eu Béotie2 3. La communauté d’origine des sarcophages à reliefs de Mélos et de Tanagra est en effet prouvée par l’unité de style et par l’identité des motifs ; or, Baur a montré, par divers rapprochements®, qu’il en fallait chercher la provenance non pas en Béotie, mais à Mélos. On pourrait, il est vrai, supposer que les Béotiens ont importé de Mélos non point les sarcophages eux-mêmes, mais les poinçons à estamper. Ceci toutefois me paraît douteux : autant que j’ai pu le constater au Musée National d’Athènes, l’argile des sarcophages de Tanagra est différente de l’argile béotienne.

Quoi qu’il en soit, on ne saurait douter de l’unité du groupe de sarcophages béotien-mélien. Et ce groupe paraît être du même style que les jarres maliennes décrites plus haut : la présence, sur les jarres et sur les sarcophages, des centaures du style classique, type encore peu fréquent à cette date (limites du vne-vie siècles) n’est certainement pas due à une coïncidence. Ainsi, grâce à ces sarcophages, on peut situer la fabrique mélienne dans l’ ensemble de la céramique à reliefs archaïque.

A l’Orient est due la technique des poinçons, que nous avons vue en usage à Rhodes (p. 56) et qui, à Mélos, comme à Rhodes, produit des reliefs plats et découpés pour ainsi dire à remporte-pièce. C’est d’Orient également, peut-être par l’intermédiaire de plaques du type « argivo-corinthien », qu’est venue la plus grande partie du décor :

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