Pottier, Mon. Grecs , 1885-1888, p. 55, n
3. D’après Baur, Ibid., p. 9, le naseau du cheval, sur un sarcophage tanagréen du Musée d’Athènes, est le même que sur une amphore mélienne, et le cheval se tient dans la même position (Conze, Melische Tongefdsse, pi. I) ; la croupe du centaure, sur le même sarcophage, rappelle nos fragments de jarres méliennes ; la chevelure du sphinx, du même sarcophage, se retrouve sur des intailles méliennes. J’ajouterai que le sphinx est tout à fait dans le type mélien (Cf. ’E©Y]p,. àpy.. 1894, pl. 12).
84 PÉRIODES PRÉARCHAÏQUE ET ARCHAÏQUE
tresses doubles, godrons, sirènes, sphinx, cavaliers, centauromachie. Mais l'influence de la Grèce continentale (Corinthe ? Athènes ?) s’y manifeste aussi par l'introduction du centaure à corps chevalin.
THËRA. — Les plus anciens spécimens de la céramique à reliefs découverts à Théra semblent être d’après la description sommaire qu’en a donnée Dragendorff 1, soit des produits, soit des imitations de l’art rhodo-carien. Il s’agit de deux fragments de grandes jarres dont l’un rappellerait, par son décor, la jarre à incisions de Ialysos (p. 56) et dont l’autre porte un reste d’attelage estampé et à contours découpés, que l’on peut sans doute rapprocher des jarres rhodo-cariennes.
C’est à une date plus récente qu’on doit rapporter la céramique à reliefs de fabrication locale. Elle est représentée par quelques débris qui attestent un art très particulier.
Ce sont des morceaux provenant de grandes jarres, et de larges plats. Les sujets animés et végétaux, comme c’est le cas pour la céramique peinte locale, sont entièrement absents du décor ; les motifs linéaires se ramènent à des postes, à des tresses triples et à des palmettes et fleurs-delotus 2.
Il n’est pas douteux que les potiers de Théra n’ont fait que copier ce décor sur des œuvres métalliques, telles que les « emblemata » de certains vases 3, et telles, surtout, que les bandes dites « argivo-corinthiennes » 4.
Les analogies que l’on relève pour le dessin des palmettes et des fleurs-de-lotus entre nos fragments et la décoration