Thera II, p. 79 et suiv., lig
3. On comparera par ex. avec une coupe d’argent à longues anses (publiée dans Salzmann, Camiros ) dont 1’ « emblema » est fait de palmettes rayonnantes.
4. A comparer par ex. pour les entrelacs, avec Arch. Anz.., 1891, p. 125, 4° ; Olympia, IV. die Bronzen, pl. 42, 733... ; pour les palmettes, Arch. Anz., 1891, p. 124, 1°, Olympia, Ibid., pl. 42, 746, 749.
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architecturale du vie siècle permettent de faire remonter au milieu de ce siècle la. céramique à reliefs de ïhéra.
ARGOS. - — La technique à reliefs, à Argos, remonte à une époque très ancienne, probablement mycénienne, ou prémycénienne, ainsi que le montre la découverte, dans les couches les plus profondes, de fragments préhelléniques (p. 13).
Ce n’est, que beaucoup plus tard, vers la première moitié du vne siècle, que le procédé du relief fut de nouveau appliqué à la décoration des vases1, ainsi d’ailleurs qu’à celle des tablettes votives du type répandu alors dans toute l’Argolide.
Aucun de ces vases ne nous est parvenu intact. Quelquesuns de leurs fragments proviennent d’ustensiles coniques, destinés à servir -soit de supports pour des jarres ou des vases du type <( deinos », soit de pieds d’amphores analogues aux amphores maliennes. Ges supports sont bordés, au haut et au bas, d’un bourrelet rayé. Les motifs ont été imprimés, soit au poinçon, soit au cylindre ; leurs contours découpés rappellent les jarres rhodo-cariennes. Ils représentent la lutte d’Héraklès, armé d’un arc, luttant contre des centaures, à jambes antérieures humaines, qui brandissent des troncs d’arbres.
D’autres fragments appartenaient à un vase cylindrique en forme de pyxis, avec bourrelets au haut et au bas. Les reliefs ont été, comme les précédents, imprimés avec des poinçoins ou des cylindres ; l’aspect en est aussi primitif et l’exécution aussi sommaire. On y voit des cavaliers au galop suivis par des chiens, un homme barbu, probablement Héraklès, aux prises avec un lion qu’il va frapper de son épée, un homme agenouillé dans l’attitude archaïque de ia course .
1. Waldstein-Hoppin, Argive Heraeurn , II, pl. XLIX et LXIII.
PÉRIODES PRÉARCHAÏQUE ET ARCHAÏQUE
Tous ces vases ont probablement été fabriqués à Argos, et sans doute dans le cours du vne siècle.
CORINTHE ? — Un fragment de grande jarre 1, trouvé également à Argos, atteste un style plus avancé et un art plus libre. Il porte une frise de lions et de palmes, entre deux rangs de perles. L’éditeur de ce fragment y relève avec raison les caractères du style des vases peints corinthiens. On peut donc supposer que cette jarre est une importation de Corinthe.
Il semble en effet que la céramique à reliefs ait été connue de Corinthe. Une tablette votive qui en provient2 représente, en relief plat sans peinture, un jeune homme assis sur un cheval tranquille, dans le goût de la peinture corinthienne.
ATHENES. — A l’époque du Dipylon, les potiers d’Athènes pratiquèrent incidemment la technique du relief ; on connaît un vase de l’Acropole3 dont le rebord est souligné d’une couronne de tenons en haut-relief, et de nombreux vases peints qui portent sur les anses, sur l’épaule ou sur l’embouchure, un serpent modelé d’une manière plus ou moins réaliste.
Dans la seconde moitié du vie siècle, quelques fabriques athéniennes, sans doute à l’imitation des plaques votives en bronze et en argile, adoptèrent pour certains vases la décoration plastique. Il ne reste plus, de cette production, que quelques fragments découverts dans les fouilles de l’Acropole.
Le type qui paraît le plus ancien est représenté par de grands plats 4, dont le rebord porte des tresses et des postes