Ibid., I, pl. 11, 343 a et c
RHODES, BÉOTIE, ETC
en relief. Les quelques débris qui nous en restent ont cet intérêt de rappeler, pour la forme du vase et le décor, la céramique à reliefs de Théra. Il existe, sans aucun doute, une parenté entre les deux céramiques ;. mais de quelle nature est cette parenté ? Les vases de l’Acropole proviennent-ils de Théra P ou bien proviennent-ils d’une fabrique locale qui aurait la même origine que celle de Théra ? ou bien, ce qui est plus probable, l’une d’elles a-t-elle imité l'autre ? Et dans ce cas, ne serait-ce pas Théra, où le goût pour les motifs proprement linéaires était de tradition, qui aurait fourni les modèles ? Autant de questions qui restent, pour le moment, en suspens jusqu’à des découvertes ultérieures.
Deux fragments de pithoi sont, d’une époque plus récente. L’un d’eux 11 qui provient de la moitié inférieure d’un grand vase à pied évasé et mouluré (fig. 18) porte une bande
Fig. 18. — Décor d’un Vase Attique Athènes, Musée de l’Acropole, (d’après Bull. Corr. Hell., 1888, p. 493)
décorée de reliefs plats, faiblement modelés et imprimés au cylindre, et qui représentent, une suite d’attelages identiques1 2. Sur le char est debout un cocher en longue tunique, tenant les rênes de la main droite, coiffé d’un pétase (à moins qu’il ne s’agisse simplement de sa chevelure), et portant sur l’épaule gauche un bouclier échancré ; sa lance est