Pottier, Bull. Corr. Hell., 18S8, p. 493, n
2. Derrière la tète du premier cheval on aperçoit une autre tête ; ce qui
PÉRIODES PRÉARCHAÏQUE ET ARCHAÏQUE
plantée devant lui. Le guerrier, coiffé d’un casque à cimier et panaché, armé d’un bouclier rond et de deux lances, est sur le point, de monter sur le char où son pied est déjà posé. Dans le champ, au-dessus des chevaux, se trouve un scorpion. Sur l’autre fragment 1 on distingue des figures presque disparues : un homme nu qui paraît tenir une arme ; devant et derrière, des jambes de chevaux. Le relief est plat et poli comme sur le fragment précédent. Sous la bande, il reste les lettres suivantes... àv]s0[e*e... en caractères archaïques (seconde moitié du vie siècle).
Ces motifs sont fréquents non seulement sur les tablettes votives en terre cuite de la même époque 2 dont, quelquesunes proviennent de l’Attique, mais encore sur des plaques de bronze contemporaines 3.
Il est probable que ces tessons sont les spécimens d’un art local, bien que l’argile, qui est d’un rouge vif et très dure, lie rappelle que par sa finesse l’argile attique. Ce qui le fait supposer, ce n’est pas seulement le style, nerveux et sobre, analogue à celui des peintures à figures noires ; c’est aussi le motif très caractéristique du scorpion ; ce motif, déjà connu de la céramique corinthienne, est très fréquent dans la céramique attique ; et l’on peut noter que, des 97 plaques de bronze décrites par De Ridder, les trois seules où il apparaisse ont été découvertes sur l’Acropole 4.
Nous aurions donc là des produits d’une céramique à reliefs attique contemporaine des beaux vases à figures noires, suscitée par la mode très passagère des tablettes
porterait à trois le nombre de chevaux visibles ; en réalité, c’est un attelage à deux et non à quatre chevaux. L’erreur est, due au déplacement du poinçon.