‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 63 sur 312 · VASES D 'ARGILE. VASES DE MÉTAL · texte numérisé non relu

VASES D 'ARGILE. VASES DE MÉTAL

phores contemporaines à figures noires. Ainsi, c’est à l’art tout entier, à la céramique, à la peinture, à l’architecture même, et non pas uniquement à la toreutique ou à l’orfèvrerie, que les modeleurs de nos vases ont emprunté leur répertoire décoratif.

Que doit-on penser enfin des vases métalliques à décor repoussé, dont nos vases de terre attesteraient l’existence ? Il est à peine besoin de rappeler qu’il n’existe, parmi les vases de métal conservés, aucun exemplaire qu’on puisse rapprocher, même de loin, des pithoi à reliefs que nous avons décrits dans les chapitres précédents. Et, remarquons-le, ce ne sont pas des exemplaires isolés qui auraient disparu, mais toute une classe de vases. Nous savons assez de choses en effet sur la toreutique grecque antérieure à l’âge classique pour y reconnaître quelques classes bien définies, à savoir :

1° A l’époque mycénienne, de petites coupes à longues anses ou de petits flacons en or, dont la surface est entièrement recouverte d’ornements géométriques ciselés ou repoussés (godrons, cannelures, enroulements, rosettes, palme tte s) 1 ; or, ni ces ornements ni ces formes n’ont rien de commun avec les jarres, les plats et les supports tels que nous les connaissons par la céramique à reliefs de la même époque.

2° A l’époque archaïque, des canthares ou des coupes en argent qui portent des patinettes, des fleurs de lotus ou des godrons en or appliqués soit autour du fond, soit en vpi.a à l’ intérieur du vase2.

3° Des vases de bronze, dont les plus anciens exemplaires remontent à l’époque du « minoen moyen » 3 et qui ont persisté sans changements notables jusqu’au vi° siècle et même beaucoup plus tard.

J. Par ex. Schliemann, Mycènes, fig. 340 et suiv

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