‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 64 sur 312 · Evans, Prehistoric Tombs of Knossos · texte numérisé non relu

Evans, Prehistoric Tombs of Knossos

112 PÉRIODES PRÉARCHAÏQUE ET ARCHAÏQUE

Ce sont des coupes 1, des hydries 2, des cratères, des amphores 3 dont le décor consiste tantôt en quelques motifs disposés sur le bord de F orifice, aux attaches des anses ou autour du pied (c’est le type le plus ancien), tantôt en godrons courant sur toute la hauteur du vase ou interrompus à mi-hauteur de la panse, par une bande ciselée (ce type ne remonte pas au delà du vif siècle). Avec les vases de cette sorte, on relève pour la première fois une analogie avec la céramique à reliefs ; cette analogie porte uniquement sur la forme : certaines amphores de bronze rappellent par leur structure les plus anciens pithoi de Rhodes.

Faut-il supposer une quatrième classe totalement disparue, mais qui serait représentée encore par des succédanés en argile et qu’on devrait se figurer sur le modèle des pithoi de Rhodes ou de Béotie ? Une quatrième classe qui aurait eu ceci de particulier qu’une partie de son répertoire décoratif aurait été composé de motifs animés, de zones d’animaux ou d’êtres humains, etc..., alors qu’aucun vase métallique conservé n’offre rien de pareil ? Voilà qui est bien improbable. Si des vases de cette sorte avaient existé, si rares qu’ils eussent été, du moment qu’ils auraient provoqué des imitations en argile, n’auraient- ils pas mieux encore servi de modèles aux tor eûtes ? N’ auraient-ils pas exercé sur la fabrication usuelle des vases métalliques assez d’ influence pour en enrichir et renouveler le décor ? et par suite ne retouverions-nous pas, réduits au moins à quelque fragment, une hydrie, un canthare, un cratère portant d’autres motifs que les enroulements, les torsades, les godrons, les perles P En somme, si l’on veut que les pithoi rhodiens ou béotiens soient des reproductions, même lointaines, de quelques prototypes en métal plus ou moins précieux, il faut

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