‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 68 sur 312 · EN ATTIQUE ENTRE 500 ET · texte numérisé non relu

EN ATTIQUE ENTRE 500 ET

est blanc, tacheté de ronge et de noir ; les ailes sont blanc crème avec des taches et des détails brun rouge ; le globe des yeu-x est blanc crème ; les prunelles sont brunes, ainsi que les plumes autour des yeux L

3°. — Coupe du Musée de Boston (Walters-Birch, Ancrent Pottery, p. 445 et pl. XL, 1). L’extérieur est orné de cercles saillants, rouges, blancs et noirs. A l’intérieur une cigale se détache en haut-relief -sur un fond blanc. Le vase est signé du potier Sotadès.

4° — Fragment d’une oenochoé, trouvé à Eleusis (’EfpYjp.. xpy., 1885, pl. 9, 10). La partie -supérieure est seule conservée. Sur le haut de l’épaule, restes de deux coquilles en haut-relief, recouvertes d’un engobe blanc et rayées, à la pointe et au bord, de traits noirs. Le col, le goulot et deux petites anses verticales qui s’y rattachent sont à vernis noir, sauf une bande, au rebord et à la lèvre, qui a gardé la couleur de l’argile (attique). Sur le rebord court une «cimaise dorique)). Sur la lèvre, on lit la signature : dhvxtaç STïolsasv.

5° — (D’après Bottier, Mon. Grecs, I, p. 58, n° 30) : « Trois fragments d’un même vase à reliefs, trouvés sur l’Acropole d’Athènes. Belle couverte noire lustrée et palmettes rouges du style du ve siècle. Sur la panse étaient appliqués des chevaux modelés à part, badigeonnés de blanc et peints par-dessus en rouge ».

Tous ces vases appartiennent à la première moitié du Ve siècle ; ils proviennent tous de T Attique. Or, entre eux, il n’existe rien de commun ; ils diffèrent non moins par les sujets et le mode du décor que par les détails techniques. Le seul procédé qui n’ait pas été utilisé est celui du poinçon, que nous avons vu si constamment en usage à l’époque archaïque. Sotadès, dont l’atelier confectionnait des vases plastiques 1 2, a modelé complètement une cigale ; les coquillages de l’ oenochoé de Phintias sont en si haut relief qu’ils

1. Les vases ornés d’une chouette étaient fréquents sur l’Acropole. On rapprochera, entre autres, de notre coupe un vase de même provenance, orné d’une chouette qui, ainsi que les deux branches de lauriers à droite et à gauche, est indiquée en barbotine légère sur le fond noir. (Gaz. Arch., XIII, 1888, pl. 29, 9).

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