‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 69 sur 312 · Pottier, Catal. Vas. Louvre, p. 709 et · texte numérisé non relu

Pottier, Catal. Vas. Louvre, p. 709 et

LES VASES A RELIEFS POLYCHROMES

paraissent avoir constitué la panse même du vase ; les potiers du vase à l’Artémis et du vase a la chouette ont obtenu le relief avec un pinceau chargé de barbotine et de stuc. La variété de tous ces procédés répond à la rareté des vases de ce genre : une fois disparu l’usage des poinçons en creux qui assuraient une production rapide et abondante, la décoration en relief devenait d’une exécution délicate et ne pouvait être employée que dans des cas exceptionnels.

Les vases énumérés ci-dessus ne sont pas les seuls exemples de l’emploi du relief à Athènes pendant l’époque classique. Des vases à figures noires1', qui appartiennent à la fin du vie siècle, portent parfois, à l’imitation des vases métalliques, de petits masques en haut-relief, du type des figurines, appliqués au haut des anses ou sous le bec. Au début du ve siècle, Nicosthénès 2 et ses collaborateurs 3 furent les derniers à pratiquer cet usage, qui disparut complètement après la formation définitive du style à figures rouges.

Le nouveau style réduisit l’emploi du relief à des proportions infiniment plus modestes. Certains maîtres de la période la plus ancienne, Pamphaios, Brygos, Sotadès, Hégésiboulos, ont confectionné des coupes à fond blanc 4 portant des figures dont les contours sont en vernis délayé et qui sont rehaussées d’une polychromie très discrète. Or, dans le jeu très modeste de tons que le peintre avait à sa disposition, il s’en trouvait un, pourtant, dont l’emploi entraînait presque nécessairement celui du relief, surtout de la part de potiers qui avaient tendance à indiquer Ile volume des objets ; ce ton était celui de l’or. La dorure ne pouvait avoir tout son éclat qu’appliquée sur une surface saillante. Il en résultait que les objets si divers que le potier recouvrait

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