EN ATTIQUE ENTRE 500 ET
d’une pellicule d’or, vases1, bijoux, bracelets, colliers2, volutes de meubles3, fleurons, boutons de lyre, etc..., étaient aussi indiqués en relief, et non sans un certain souci de réalisme i.
Pendant tout le ve siècle, quelques peintres, dont certains sont les mêmes que ceux des vases précédents, usèrent d’un procédé identique sur les vases à figures rouges. L’un des plus anciens exemples en est la grande coupe de Brygos au Louvre 5, où certains détails, boutons de casques et de cuirasses, clous de trépied, sont figurés au moyen d’une épaisse goutte de stuc ou de barbotine dorée. De même, sur une coupe à figures rouges de l’Acropole, on voit deux personnages assis tenant en mains une oenochoé 6 et une patère côtelée, représentées en un relief assez saillant.
Sur une petite pyxis du British Muséum 7 où sont figurées des scènes de gynécée, les clous de la porte, l’anneau et le heurtoir sont en relief doré. Sur un lécythe aryballisque d’Athènes8 les cheveux et la barbe d’un vieillard sont indiqués par une couche de stuc blanc. Dans les vases du style de Midias 9 reviennent fréquemment les colliers, les bracelets, les baies de lauriers en relief doré. Enfin, l’on sait quel parti les potiers ont tiré du vernis noir ordinaire appliqué en couche épaisse, pour l’indication de menus détails tels que des boucles de chevelure 10, des grains de raisin1'1, etc...
Vers la fin du siècle, la tendance nouvelle vers un style plus riant allait favoriser ce qui jusqu’ici n’avait été en