L’argile paraît être attique
2. Cf. une péliké à rehauts blancs, provenant de Crimée (S. Reinacli, Ant. Bosph. Cimm., pl. 58, 2).
LES VASES A RELIEFS POLYCHROMES
femme (chiton et himation) saisi! la main gauche du premier et retient le bras du second. En arrière de la femme, s’élève un cep. A droite, autre groupe de deux combattants ; l’un, blessé, est accroupi à terre et pare le coup de son: vainqueur en cachant son visage de son bras gauche ; l’autre (chlamyde sur l’épaule gauche et le devant du corps, casque à ailes) s’apprête à le frapper de la lance. Autre cep.
Ornementation accessoire du type ordinaire. Traces de rose et de rouge cerise.
14° — British Muséum, G 22 (Panofka, Collection Blacas , pl. III). Proven. Nola (mais probablement de fabrication at tique).
Scène dionysiaque. Au centre, groupe de Dionysos et d’Ariane. Le dieu est imberbe et entièrement nu ; la tête rejetée en arrière sous l’effet de l’ivresse, il s’avance soutenu par Ariane qui le retient par la taille et dont il enlace le cou ; dans la main droite, il tient une oenochoé. Ariane, nue jusqu’à mi-corps, s’avance à grandes enjambées, un thyrse à la main L A gauche une Ménade dansante, enveloppée dans un grand himation, frappe sur un tympanon ; à droite une autre Ménade dansante ouvre la marche ; sa tête est rejetée en arrière, ses cheveux sont dénoués ; de la main gauche elle ramène un pan de son péplos ; dans la main droite elle tient un thyrse.
Ornements accessoires : patinettes et godrons peints du type habituel. Polychromie : chairs roses et cheveux dorés ; himation d’Ariane vert à points dorés et chiton jaune; himation d’une Ménade bleu ; péplos de l’autre, rose. Oenochoé, collier d’Ariane, bracelet et collier d’une Ménade dorés ; tympanon rouge ; thyrse blanc parsemé de vert.
15° (PL V). — Louvre, Inv. CA 2190 (Pottier, Rev. Et. Gr., 1919, p. 406 sqq, fig. 1 et 2 et pl. I ; Acquisitions Musée Louvre clep. 191 i, pl. 77). Proven. Kertch.
Haut. 0,375.
Divinités éleusiniennes. Au centre, Déméter assise sui' un siège carré, la main droite ramenant un voile vers l’épaule, le bras gauche replié et appuyé, semble-t-il, sur un accoudoir, la main gauche retenant les plis de la tunique, un sceptre reposant librement contre sa poitrine (chiton violacé, himation bleu clair, voile blanc, bracelets, colliers et sceptre dorés). — Debout à gauche, Dionysos imberbe, coiffé en crobyle et couronné de pampres, tient dans sa main gauche un thyrse et appuie la droite sur la
1. Cf. en particulier une des célèbres plaques Campana (S. Reinach, Reliefs, II, p. 264, 3).
hanche ; le haut du corps est nu ; les jambes et le bras gauche sont enveloppés d’une nébride frangée que retiennent deux bandes croisées sur la poitrine. — A gauche de Dionysos, Athéna assise sur un tertre, le coude gauche appuyé sur un bouclier de profil (fond rouge, bordure et rosace dorée) tient dans la main droite élevée une lance ; elle est vêtue d’un péplos à apoptygma blanc et noir (couleur décomposée), et porte un collier et, au poignet gauche, un bracelet ; la lance, l’égide, le collier, le bracelet sont en barboline primitivement dorée. — A droite de Déméter, et faisant pendant à Dionysos, se tient debout Koré, vêtue d’une longue tunique fine que recouvre, dans la partie inférieure, un himation ; elle tient des deux mains, en avant du corps, la hampe d’une longue torche (tunique rougeâtre, himation noir bordé de blanc, collier et bracelets en barbotine dorée). — Enfin, à droite, deux personnages : dans le haut du champ, le jeune Triptolème est assis sur un char ailé attelé de serpents ; il a le torse nu, les jambes recouvertes d’une draperie blanche ; il tient dans sa main gauche une gerbe d’épis dorés. L’autre personnage est un homme imberbe dont il ne reste que le buste, nu, et le bas des jambes ; il s’adosse à un monticule (traces de blanc et de noir) ; la main droite est relevée à hauteur de l’épaule ; la main gauche tient un faisceau de branches (le bacchos). Derrière le tertre s’élève un arbrisseau, laurier ou myrte. Ce personnage est soit Eubouleus, ou, comme le pense M. Pottier, Apollon.
Entre les personnages, dans le champ, se trouvent des accessoires, pampres de chaque côté de Dionysos, thymiatérion en arrière de Koré. Sous l’anse est dessiné un grand motif à palmettes, rinceaux et volutes, en barbotine dorée. Les godrons et guirlandes du col et de l’épaule sont également en barbotine dorée.
M. Pottier rapproche ce vase de l’hydrie de Xénophantos (p. 129) à l’atelier duquel il n’hésite pas à l’attribuer. Mais on peut aussi penser, en raison des ressemblances qu’offre le sujet avec celui de la célèbre hydrie de Cumes, qui est certainement un produit attique (voir p. 198), que ce beau lécythe est une œuvre atlique aussi, transportée en Crimée par quelque myste 1.
16° — Musée de Casse! ( Arch . Anz., 1898, p. 192, fig. 14 et 15). Proven. attique.
Suite de personnages détachés, sans lien entre eux. Eros adolescent ailé, la chevelure sur les épaules ; sa main droite élève un objet indistinct (traces de rouge sur la chevelure et le corps, de blanc 'sur les ailes). A gauche, femme de profil en chiton blanc et manteau bleu, élevant les mains.
1. Je remercie M. Pottier d’avoir bien voulu m’autoriser à reproduire et décrire ce beau vase, récemment acquis par le Musée du Louvre.
LES VASES A RELIEFS POLYCHROMES
A droite et à gauche, deux fois la même figure : une jeune femme dansant dans un manteau bleu flottant dont les plis se plaquent sur son corps 1.
Palmettes et godrons rouges et rosettes en relief.
17° — Britiish Muséum 2. Prov. attique ?
Femmes enveloppées dans de larges vêtements, dansant, la tête rejetée en arrière.
Rosettes en relief.
18° — ( Atchot ..., 1904. p. 105, fig. 195). Proven. Crimée.
Lécythe aryballisque aplati sur sa face antérieure. Sur cette face un masque de femme en relief dans un disque colorié. Sur le contour de la face et de chaque côté de l’embouchure, des rosettes dorées se détachent, comme de petits tenons.