Par ex. Catal. Vas. Brit. Mus. IV, fig
2. Ils n’apparaissent qu’à ia fin du ve siècle ; cf. vases peints, Catal. Vas. Brit. Mus. IV, F 6 ; S. Reinacli, Répert. Vases I, 492 ; vase de Xenophantos, etc... Cf. aussi un calathos en or de Crimée, C.-R... 1865, pl. I.
sises et occupées à leur toilette, du lécythe n° B 2 ; la femme que l’on voit sur le lécythe n° B 1, contemplant pensivement, le poing sous le menton, les gestes des jeunes époux, etc..., ne sont pas moins proches des bas-reliefs funéraires que les peintures des lécythes blancs.
Ces emprunts sont dus sans doute au fait que nos lécythes faisaient partie du mobilier de la tombe. Mais i! en est d’autres qui ne s’expliquent que par une mode d’un caractère plus général : les combats d’ Amazones et de Grecs sont plus proches de certains bas-reliefs 1 que des peintures de vases ; dans une scène de l’Ilioupersis (n° B 12), le geste du guerrier pesant du genou sur son adversaire rappelle des œuvres de sculpture 2 ; sur le lécythe des divinités éleusirdennes, l’Athéna assise est peut-être une copie libre et modernisée d’une Athéna archaïque de l’Acropole 3 ; et l’on notera enfin qu’une imitation de la célèbre Niké de la Balustrade se retrouve dans une scène de gynécée (lécythe n° B 3) où on ne l’attendait guère.
Mais cette influence ne fut évidemment pas la seule : nous avons relevé à propos des lécythes où est figurée 1’ « Ilioupersis », des ressemblances très nettes avec les « chroniques » illustrées, dites « Tables Iliaques ». Or ces tables iliaques ne sont pas autre chose que la transposition eu relief d’œuvres célèbres de ,1a peinture, plus ou moins contaminées et mélangées. Bien avant que « Théoros » 4 eut peint en une suite de tableaux, inspirés du cycle épique, les malheurs de Troie, Polygnote en avait décoré les murs de ia Lesché delphique. La prise de Troie, les massacres de Priam et de sa famille, que lies fabricants de vases à figures rouges avaient déjà copiés sur des œuvres peintes5 demeurèrent, comme les Ama-
1. Par ex. comparer avec certains groupes de la frise de Phigalie le geste du Grec sur le lécythe n° 86.
2. A comparer avec les guerriers posant le pied sur des vaincus ; par ex. sur la frise du temple dhYthéna Niké (S. Reinach, Répert. Rel. I, p. 15-18).