‹ Les Veber's, les Veber's, les Veber'sChapitre 10 sur 32 · UNE ARTISTE · texte numérisé non relu

UNE ARTISTE

Nous sommes heureux d'annoncer le succès d'une jeune femme de grand avenir, Mlle Marion des Prés. D ordinaire, avant d'arriver au théâtre, nos artistes doivent faire un stage dans la galanterie. La biographie de Mlle des Prés prouvera qu'à force de talent et de volonté on peut dédaigner ce fâcheux moyen de parvenir.

Mlle Marion des Prés naquit au village de Feuillet, de parents pauvres mais avares. Son enfance, humble comme celle de Rachel, se passa parmi les oies, que la petite Marion menait promener au

bord de la rivière.

Rien ne faisait prévoir chez l'enfant l'artiste que nous connaissons; cependant elle manifestait déjà une forte compréhension de la vie. Un trait de gaminerie puérile suffit à le démontrer : lorsqu'un enfant de son âge désirait l'embrasser, Marion exigeait un cautionnement préalable d'un sou. Cette précocité de raison s'affirma; au milieu de son troupeau, la fillette rêvait longuement des belles dames entrevues sur la route, celles qui ont des robes de drap fin, celles qui rient très haut et sont ornées de verroteries coûteuses.

• Un gros homme qui passait remarqua l'enfant, la trouva gentille et voulut l'emmener. Les parents de Marion, indemnisés, la laissèrent partir, les larmes aux yeux; elle entra chez son maître en qualité de bonne à tout faire. Mais là elle dut obéir aux impérieuses exigences de sa vocation. L'homme qu'elle servait était un amateur éclairé; ayant remarqué les dispositions de sa servante, il voulut bien lui donner quelques leçons, élémentaires à coup sûr, mais suffisantes. Marion en profita utilement. Au bout de quelques semaines, elle acquit une certaine habileté; encore un peu vulgaire et gauche, manquant de tenue et de distinction, elle corrigea ces défauts à force de patience.

Bientôt, comme toute artiste digne de ce nom, elle prit en haine l'enseignement trop classique qui lui était donné et qui, désormais, ne pouvait que retarder l'éclosion de son tempérament. Elle souhaita voler de ses propres ailes, chercher des roules inconnues. Donc, elle quitta son maître et s'établit dans une chambretle où elle travailla seule. Les premiers essais ne furent pas heureux : les gens qu'elle mettait à môme de vérifier ses progrès sortaient de chez elle sans lui accorder le moindre encouragement. Elle tomba entre les mains d'un homme habile qui sut l'exploiter et la diriger.

Un amateur âgé, satisfait de la bonne volonté qu'elle avait montrée, lui laissa l'évident témoignage de son contentement. Marion nous a souvent dit combien elle fut heureuse et fière ce malin-là.

Dès lors, elle ne songea plus qu'à perfectionner sa manière, quitta son conseiller,

lequel était d'ailleurs brutal et intéressé. Des protecteurs plus soucieux de son avenir l'accaparèrent. Sur leurs conseils et désireuse de se produire en public, elle entra au théâtre. On lui confia, dans une féerie, le rôle de la Fée du Silence. Elle n'avait rien à dire, mais quel éloquent silence !

Vêtue d'une tunique transparente, coiffée d'un diadème, elle s'avançait; elle n'avait qu'à lever sa baguette, et aussitôt les chaumières se muaient en palais, et les spectateurs se changeaient en compagnons d'Ulysse. Ses premiers diamants datent de cette époque, un mince ruisselet de brillants : les petits ruisseaux font les grandes rivières.

Elle ne négligeait pas, néanmoins, les études plus approfondies, le travail à tôle reposée, qui est le meilleur, au dire des connaisseurs. Beaucoup de personnes s'intéressaient à elle et venaient la voir, à des heures fixes. Le hasard voulut que ces dilettanti fussent des gens fortunés; ils aidèrent efficacement leur protégée; le véritable talent trouve toujours des Mécènes disposés àl'encourager. Marionne manqua jamais de Mécènes sérieux ; elle achetait des diamants sur ses économies. Entre-temps, elle se découvrit noble. A la suite de la Révolution, ses parchemins avaient été, sans doute, égarés ou détruits ; elle y suppléa et s'intitula Marion des Prés, en souvenir de l'époque où elle gardait les oies dans les prairies frais fauchées. Son blason fut mi-parti d'un oisel (quel ?) au besant d'or sur champ d'azur et d'un bonnet de sable éployé par-dessus un mouhn de gueules. Sa devise : « Je vaulx mon besant d'or. »

La noblesse de robe l'accueillit : elle tutoya des femmes titrées comme l'argenterie et qui avaient eu sur leur oreiller des tôles couronnées (ça doit être bien

gênant!). Un souverain étranger désira la connaître, la gratifia d'une pension sur sa liste civile. Marion posséda son hôtel, délicieux (beaucoup de gens avaient du goût pour elle).

Elle eut aussi des chevaux dangereux, des voitures à seize ressorts, des cochers roidos et un polit chien très cher. Elle achetait toujours des diamants sur ses économies.

Mme des Prés avait quitté la scène ; elle jugea que le moment était venu d'y effectuer une rentrée sensationnelle.

Elle s'aboucha donc avec le directeur d'un théâtre de genre. Elle lui soumit ses idées, le mit à même de vérifier ses apti-

tudes; le directeur, ayant besoin de se rendre un compte exact des qualités de ses pensionnaires, fit durer l'entrevue.

Au bout de plusieurs entrevues analogues, il se déclara enchanté gement. A son tour, le régisseur lui imposa un sévère examen, puis ce fut le chef d'orchestre, qui entama les répétitions; le chef des chœurs, le chef de danse et tous les chefs d'emploi tinrent aussi à examiner, hiérarchiquement, les qualités et aptitudes de la nouvelle venue. On la fit répéter tant et tant que le médecin lui ordonna le repos, dans l'intérêt de son art. Les débuts furent décidés; Marion paraîtrait à la fin du spectacle, après l'éléphant mélomane, avant le cul-de-jatte cycliste, dans une courte revue.

l'enga-

Tout marcha à merveille; Marion répéta consciencieusement son rôle, dans ses moindres détails. Elle devait jouer une Rue de Paris. Des affiches de six mètres furent collées sur tous les monuments, pour annoncer les débuts de Mlle des Prés. La veille de la première, Marion donna chez elle une petite répétition générale, sans costume.

Elle obtint un succès inouï; les moins indulgents s'accordèrent pour lui prédire un succès sans précédent. Néanmoins, comme M. Mounet-Sully la veille des grandes batailles, elle éprouvait un trac formidable. Afin de lui faciliter ses débuts, on avait décidé qu'une comparse, placée dans la coulisse, chanterait à sa place; elle n'aurait qu'à faire les gestes.

Le soir de la première, à sa réplique, Marion entre, costumée en Rue de la Paix. Ce fut un enthousiasme soudain, unanime et tel que la comparse chargée de la partie de chant en oublia de chanter. Marion avait sur elle plus de 1,600,000 francs de diamants!

Un éblouissement! un scintillement! c'était splendide avoir. Marion n'était vêtue que de pierreries des pieds à la tête : corsage de diamants brodé de saphirs, jupe de diamants alternant avec des perles énormes; des bracelets comme des chaînes de forçat, des gants de bagues, et, autour du cou, pas une rivière, mais un fleuve, un Mississipi de diamants. Sous ces bijoux, on entrevoyait un peu de la peau qui les avait mérités.

Toute la salle applaudissait, hurlait; par-ci, par-là, quelques sifflets, des cris, des « cachez ça! » La cabale ne nuit pas au talent : elle le proclame.

Les témoignages d'admiration se mirent à pleuvoir sur la scène. Au premier abord, ils semblaient assez différents; mais on sait qu'aux courses de taureaux le

public, entraîné par l'enthousiasme, lance dans l'arène tout ce qu'il trouve à sa portée.

Pour compléter la ressemblance avec les courses de taureaux, le public lança pôlcmèle à Marion, des carottes, des navets, des bouquets, des écrins, des lettres

' n ro d'amour, des pommes, un lapin mo; ;. vîT^^N O ^^^^^—^^^^y-'-^/y^l V des œufs (pas frais, il est vrai, mnl .

il ne faut considérer que la bonintention), de vieux souliers, C'^ petits bancs, etc., etc. On cria L ; Marion recommença son entrée ; le Tout-Paris venait de la sacrer grande artiste.

Les représentations suivantes furent, on le sait, pareilles à la première ; le public fournit assidûment de primeurs son artiste favorite. Marion n'achète plus un seul légume ; quant au gibier, elle en envoie à tous ses amis. Marion, toutefois, n'a pas l'intention de rester longtemps ^ au théâtre. Elle n'ignore pas qu'une artiste doit se retirer tandis qu'elle est encore en plein succès.

Elle vendra ses diamants, achètera un château historique, où elle mènera la viC des châtelaines d'antan, sévère, réfléchie. Revenue de tout, elle finira paisible: ■ ^it

sa vie, et, pour occuper ses dernières années, elle écrira ses Mémoires, co j

Frédérick Lemaître.

Ubyeruille

s/-mEî^

Est-ce bien VoyervUlel Je pense que l'orlhographe du nom n'est pas correcte et qu'il y manque un U, car oncques ne fut une plage où il se soit trouvé tant de jolies choses à voir.

Le monde des baigneurs est assez choisi. Peu de Brésiliens, pas trop de gens douteux. Une bonne moyenne de famille honnCles, avec des jeunes filles honnêtes, des femmes honnêtes, des maris honnêtes, et des éphèbes dont la sottise est un sûr garant de leur honnêteté.

Nous arrivâmes juste pour « l'heure du bain » . 11 y avait sur la plage un monde fou (non point une foule d'aliénés). Déjà, quelques maigres Anglaises se hûtaient de sortir de l'eau : elles comprenaient qu'elles encombraient la place réservée à de meilleurs sujets. Soudain, les yeux s'écarquillèrent, les jumelles furent braquées, un « Hâââ! » parcourut l'assistance : la petite fête commençait.

D'abord, une dame parut, enveloppée d'un peignoir; à dix mètres du bord, elle abandonna sa housse et marcha lentement vers l'eau. Costume de bain décolleté, presque collant, bas noirs, coquet bonnet Liberty et sandales vernies. Les hanches très accusées, le pantalon tendu sur le haut des jambes. Elle tùta l'eau du bout du pied, poussa de menus cris de poule en gésine, et entra; premièrement, elle effeclua « petite trempette », sortant et rentrant alternativement dans la vague le torse et ses dépendances; l'eau, mouillant l'étoffe, fit plaquer le costume, et l'effet fut obtenu. Une seconde dame qui attendait ce moment-là sortit de sa cabine, recommenra les mêmes manœuvres : costume analogue, mêmes bas de soie noire, même décoUetage; à son tour, elle fit tremper la partie or - inférieure de son individu. Une troisième

^ dame, une quatrième et une cinquième , parurent alors, et le défilé continua. En vérité, la belle fêle des yeux et l'exquise leçon de chosel

J'entrevis aussitôt le grand intérêt delà plage : tous les baigneurs venaient pour comparer les avantages de ces dames. Les entretiens surpris au passage me confirmèrent dans celle opinion. « Mme Bétourney a maigri depuis l'an dernier. Il fallait

voir ra i a nier. — Je n'étais pas là. — Tant d'hui; c'était vrai sion est prover On dit commune bain.... » « Mme • Le bain de Mme

pis, mon cher; ça valait mieux qu'aujourment un beau bain. » A Voyerville l'expresbiale, et il serait superflu de l'expliquer, ment : « Mme Hunetelle a un beau M... a un plus beau bain que Mme Y.... ï Z... était au-dessous de tout. » VA les

comparaisons s'établissent : « Tiens, la belle Mme Squale s'empâte de la base.... » « Mme Sénécal a gagné trois centimètres; les contours s'atténuent. Mme Ferare la bat pour ies hanches, et je crois qu'elle peut lui rendre la poitrine. » Et c'est une joie lorsque arrive une nouvelle; on se la signale, on la guette : » Va-t-elle se baigner?... Oui.... Attention!!! Ilum! Penh! pas trop mal...; mais, décidément, c'est celui de Mme Camus qui tient la corde : on ne l'a pas encore détrôné. » Détrôné est le mot juste.

Cette Bourse des Contours me paraît merveilleuse. Le contour de Mme PiefTort fait prime, très demandé; le contour de Mlle Lapaulme est ferme ; le contour de miss Smolen finit en clôture avec quelques points de déficit; celui de la Belle Espagnole, après avoir un peu fléchi, se relève. Par exemple, on ne fait plus rien sur le contour de la Levantine.

El celte Bourse a ses Pieds-Humides, comme l'autre. Ainsi la plastique de Mme Chosctte, qui atteignit des cours insensés, n'a plus cours que parmi les collégiens et les nègres; à peine si on la négocie en coulisse.

Faut voir comme on discute! Les uns apportent des preuves pour; les autres, des preuves contre; on contrôle les témoignages. Aussi bien, voici l'heure où ces

clames sortent du bain; là, il n'y a pas moyen de tricher : les costumes, ruisselants d'eau, collent sur les moindres fossettes. Et, tandis que les belles dames, pelotonnées dans leurs peignoirs, courent aux cabines, la cote du jour s'établir.

Heureux vieux messieurs! Heureux cphèbcs! S'ils n'avaient pas cette distraction, à quoi passeraient-ils leurs journées, devant la mer, monotone inexorablement?

Aussi ce n'est pas fini si vile ; dans la journée, il y a d'autres moyens de rire et s'amuser en société et de continuer I cxamen des formes; il y a : 1» la bicyclette; ces dames en sont passionnées. Ainsi, voilà des femmes correctes à l'excès et qui n'oseraient pas, par un temps de boue, relever leurs jupes plus haut que la naissance du mollet; on leur apporte une bicyclette, et, vite, elles montrent le genou, la jambe

complète et la plus complète insouciance de toute pudeur. D'excellentes mères de famille, devant leurs moutards stupéfaits, exhibent leurs vénérables mollets.

A Voyerville, dès deux heures, on se porte sur la route et l'on regarde défiler les... contours.

Voici le... contour de Mme Pieffort, contour dodu, solide, qui bouge à peine sur la selle; le contour de miss Smolen, rigide comme le devoir; le contour de la Levantine — quelle pitié! — qui se trémousse follement et semble prêt à dégringoler soit à droite, soit à gauche. Et celui de Mme Chosette, donc! Il recouvre complètement la selle et déborde par-dessus : on le ramasserait à la pelle.

Quand toutes ces dames sont allées se cacher derrière l'horizon, les baigneurs rentrent, un peu désœuvrés : il y a quatre mortelles heures à occuper.

2" Après le dîner, bal au Casino. Et, de nouveau, les yeux s'allument; de nouveau, on dévisage les centres de gravité. On va voir comment ils se comportent dans l'action, comment ils virent. Le Syndicat des Regardeurs a transmis ses intérêts à quelques valseurs-jurés en qui ils ont pleine confiance; ces quelques experts vont

lions, ils prendront des notes mentales : « Le poids de Mme Hunetelle n'est i pas équilibré; défaut de poitrine; elle cède à la pression. Le dos de Mme Fenaison fde tout droit, l'imprudent! — comme un cheval échappé; celui de miss Smolen est sage, avisé, se garde des chocs, mais suit son chemin; celui de Mme Camus est aisé, gracieux, mais il cède trop à la fantaisie, demande à être maintenu. » Durant ces enquêtes, des supercheries se découvrent : on est à peu près sûr que le caoutchouc intervient dans le bain de la Belle Espagnole. On l'a disqualifiée. Par contre, dans la comparaison des tailles, celle de Mme Harry Cower détient le

record pour la souplesse, la fermeté, la grâce, l'aisance et le rythme; celle de I Mlle Lapaulme est trop raide, refuse j de plier. Lorsque les valseurs-jurés ont terminé leurs opérations, ils viennent en rendre compte au syndicat, qui les enregistre; demain, à l'heure du bain, elles seront d'un grand secours.

La troisième épreuve est exclusivement réservée aux jeunes filles. Les exer- i^lttl cices du corps et particulièrement le ten-

nis mettent en valeur les formes d'icelles. I9| Elles s'y adonnent avec rage; c'est ,j l'épreuve de la résistance. Les dames ne ■ l'affrontent pas. On nomme tennis un jeu ' I

anglais qui se joue en cage; des person- jl nages habillés comme des clowns et parlant un jargon de cirque se lancent des balles dans la figure.

Et c'est encore la fête des yeux. Dans leurs cages, les vierges entières se dé-

hanchenl , coiironl, saulcnl. Le vent applique les rol)es sur les analomies : on peut se rendre compte.

Toutefois, CCS diverlissemcnls innocents ne suffisent pas aux baigneurs de Voyerville; ils attendent avec impatience la Grande Semaine. Trouville est à deux pas; quand les courses sont proches, le Toul-Voyerville-les-Baius ('migre en masse; las de regarder des femmes hoimOlcs dévalues, il vient contempler des filles folles habillées

follement. Dans l'enceinte du pesage grouille une étrange foire de chapeaux : d'énormes calèches à toulTcs de plumes, des canotiers avec des rubans immenses en ailes de moulin à vent, des éleignoirs versicolores, des coiffures de Peaux-Rouges sur le sentier de la guerre; quelques-uns ont des ailes de mouettes, plantées droit; d'autres balancent d'imposants panaches, et l'on évoque les coitîurcs du xv!!!"" siècle, caricaturales et charmantes.

On entrevoit des figures connues; nous avons pris les instantanés de l'Intrépide Vide-Bouleillcs, d'Emilienne, de l'Inévitable Prince, et du Petit-Sucrier, et de M. de Kergorlay, qui avait un bien beau tube de feutre blanc, hérissé comme le caractère d'un président de société d'encouragement. Malgré nos efforts, M. de Kergorlay n'a pas voulu nous montrer le polit oiseau (ju'il élève dans ce chapeau (sans doute la

fréquentation exclusive des écuries finira par gâter sa jadis proverbiale urbanité).

Profusion de noblesse de robe : la descendante des de Presles et l'héritière des de Montigny, et les filles qui ont pour père les preux de la Cité d'Aoste. Cette noblesselà pratique encore le droit de jambage et pressure le manant; elles sont d'allures dis-

Trouville : ils regagnent leur station de choix la légende des curieux qui vont guetter par verraient-ils plus qu'ils n'en voient à ciel ouvert? Et, puisque le fruit défendu est, à cette heure, le fruit permis, il est préférable de ne pas regarder dans la coulisse les apprêts d'un spectacle qui ne laisse rien à désirer. Nous avions le Coucher d" Yvette, le Lever de Renée ; nous avons aujourd'hui une attraction qui les dépasse, plus affriolante et plus excitante, le Bain de madame A'..., et gratis encore!

crêtes, tranquilles; leur réserve contraste avec la hardiesse des femmes honnêtes; elles évitent les exhibitions de chairs. Cette sévérité de tenue est vraiment très réconfortante.

Malheureusement, les baigneurs de Voyerville ne restent pas longtemps à , reprennent leur poste sur la grève. Finie, les trous des cabines. A quoi bon? En

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