LE VICOMTE TIENT PAROLE
Le vicomte Paul essuya froidement son coutelas au mouchoir (le soie que la fille du forçat lihér(^, lui avait donné une heure auparavant.
Pas un muscle de sa figure n'avait bouge. A ses pieds, décapité, rhcrmaphrodite râlait...
L'assassin n'eut pas un regard de pitié pour sa victime ; cet homme d'acier, au cœur desséché par les plus viles débauches, avait désappris la compa.ssion!
Il murmura : « Bien opéré, sur ma parole! pas une goutte de sang.... Rumeau sera content. »
Puis il se baissa et, fouillant dans les vêtements du mort, il se saisit du fatal parchemin qui a déjà coûté tant de larmes, et qui en coûtera encore pas mal dans la suite.
Il achevait de rcmoltre en place les meubles et le lit lorsqu'on frappa à la porte.
1. Nous donnons aujourd'hui le di'bul d'un roman romancs(iuc qui ne com])rcndra pas moins de 270 feuilletons. Pour la commodité du récit, nous avons supprimé les quatorze premiers chapitres, qui ne nous satisfaisaient pas et qui, d'ailleurs, n'apprendraient rien au lecteur. Au risque d'être moins clairs, nous avons préféré entrer de plairi-pied dans le vif du sujet. ■
Le vicomte, dissimulant son trouble et le cadavre sous une table, dit : « Entrez! » La porte s'ouvrit; un inconnu borgne pénétra dans la chambre. A sa vue, le vicomte Paul, pourtant maître de lui-môme, ne put s'empôcher de rougir intérieurement.
Car, on l'a deviné, l'inconnu n'était autre que....
Au fait, puisqu'on l'a deviné, il est inutile d'insister. Allons plutôt retrouver l'infortunée Camille.